mercredi 19 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2400997 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 17 avril 2024, M. B A conteste les décisions du 7 février 2024 par lesquelles le directeur de la caisse d'allocations familiales du Gers ne lui a accordé qu'une remise partielle de deux indus d'aide personnelle au logement, laissant à sa charge la somme totale de 907 euros, et demande une remise totale de ses dettes.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () ; 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ; (). ".
2. Aux termes de l'article R. 772-6 du même code : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. / S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ".
3. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision refusant ou ne faisant que partiellement droit à une demande de remise gracieuse d'un indu de prestation sociale, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu'à sa qualité de juge de plein contentieux de l'aide sociale, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d'examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est justifiée et de se prononcer lui-même sur la demande en recherchant si, au regard des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre partie à la date de sa propre décision, la situation de précarité du débiteur et sa bonne foi justifient que lui soit accordée une remise ou une réduction supplémentaire.
4. M. A conteste les décisions du 7 février 2024 par lesquelles le directeur de la caisse d'allocations familiales du Gers ne lui a accordé qu'une remise partielle de deux indus d'aide personnelle au logement, laissant à sa charge la somme totale de 907 euros. Au soutien de sa requête, il fait valoir qu'il a toujours déclaré ses ressources, qu'il ne perçoit qu'une pension d'invalidité de 494,47 euros, complétée par une allocation aux adultes handicapés d'un montant de 476,90 euros, et que son épouse, retraitée, doit poursuivre une activité afin de leur permettre de subvenir à leurs besoins, dans la mesure où leurs charges mensuelles s'élèvent à 1 204 euros. S'il peut être regardé comme invoquant ainsi sa bonne foi et son état de précarité financière, il ne produit toutefois aucun élément permettant d'apprécier si la situation de précarité qu'il invoque fait obstacle au remboursement de sa dette. Par un courrier recommandé du 30 avril 2024, dont il a accusé réception le 14 mai suivant, l'intéressé a été invité par le greffe du tribunal à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours à l'aide d'un formulaire pré-rempli. Si M. A a retourné ce formulaire, accompagné de pièces complémentaires relatives à ses échanges avec la caisse d'allocations familiales, enregistrés le 23 mai 2024 au greffe du tribunal, il ne fournit toutefois pas davantage d'éléments permettant d'apprécier, à la date de la présente ordonnance, si sa situation justifie qu'une remise de dette supplémentaire lui soit accordée. Il s'ensuit que la requête de M. A, qui n'est pas assortie des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé, est manifestement irrecevable et doit être rejetée par application des dispositions du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Fait à Pau, le 19 juin 2024.
La présidente du tribunal,
V. QUEMENER
La République mande et ordonne au préfet du Gers en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
No 24009973
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03/08/2026
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