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AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2401143

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2401143

jeudi 19 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2401143
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de Mme B formée contre une contrainte émise par la CAF des Landes pour le recouvrement d’un indu d’allocation logement de 832 euros. La requérante contestait le bien-fondé de l’indu, sa bonne foi et sa situation financière, mais ces moyens ont été jugés inopérants car sans incidence sur le principe, la quotité ou l’exigibilité de la créance. Malgré une invitation à régulariser sa requête, Mme B n’a pas fourni d’argumentation utile. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 7° du code de justice administrative, a donc déclaré la requête irrecevable.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 24 juin 2024, Mme A B forme opposition à la contrainte émise à son encontre le 13 juin 2024 par le directeur de la caisse d'allocations familiales des Landes en vue du recouvrement d'un indu d'allocation de logement sociale d'un montant de 832 euros au titre de la période du 1er avril au 31 décembre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () ; 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ; (). ".

2. Aux termes de l'article R. 772-6 du même code : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. / S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ".

3. Pour demander la décharge de l'obligation de payer résultant d'une contrainte, le requérant ne peut utilement se prévaloir que de moyens susceptibles d'avoir une incidence sur le principe, la quotité et sur l'exigibilité de la créance de la caisse d'allocations familiales.

4. Par la présente requête, Mme B forme opposition à la contrainte émise à son encontre le 13 juin 2024 par le directeur de la caisse d'allocations familiales des Landes en vue du recouvrement d'un indu d'allocation de logement sociale d'un montant de 832 euros au titre de la période du 1er avril au 31 décembre 2022. A l'appui de sa requête, elle soutient que la dénomination de l'allocation en cause serait erronée dès lors qu'elle bénéficiait de l'aide personnelle au logement et non pas de l'allocation de logement sociale, que le changement de situation professionnelle à l'origine de l'indu n'est pas établi dès lors qu'elle n'a retiré aucun revenu de son activité d'auto-entrepreneure avant le mois de janvier 2024, qu'elle n'est pas parvenue à faire corriger ces informations auprès de la caisse d'allocations familiales de Dax et que, malgré sa volonté de le faire, elle rencontre des difficultés pour rembourser cet indu, notamment en raison d'autres indus mis à sa charge au titre du revenu de solidarité active et de la prime exceptionnelle de fin d'année. Toutefois, ces moyens, relatifs au bien-fondé de l'indu mis à sa charge, à sa bonne foi et à la précarité de sa situation financière, sont sans incidence sur le principe, la quotité et sur l'exigibilité de la créance et, par suite, inopérants à l'encontre de la décision de contrainte qu'elle conteste. Par un courrier recommandé du 1er juillet 2024, dont elle a accusé réception le 6 juillet suivant, Mme B a été invitée par le greffe du tribunal à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours à l'aide d'un formulaire pré-rempli. Ce formulaire l'informait notamment de la nécessité, sous peine d'irrecevabilité, de soumettre au juge une argumentation destinée à établir que la décision contestée avait méconnu ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. En dépit de cette demande, Mme B n'a pas complété la motivation de sa requête. Dès lors, la requête de Mme B, qui ne contient que des moyens inopérants et n'a pas été régularisée, est irrecevable et doit, par suite, être rejetée en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et à la caisse d'allocations familiales des Landes.

Fait à Pau, le 19 septembre 2024.

Le président du tribunal,

J.C. PAUZIÈS

La République mande et ordonne à la préfète des Landes en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

La greffière,

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