lundi 15 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2401195 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 3 mai 2024, Mme C D conteste la décision du 11 avril 2024 par laquelle le directeur de la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Atlantiques n'a fait que partiellement droit à sa demande de remise gracieuse d'un indu d'aide personnelle au logement, laissant à sa charge la somme de 263,25 euros.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () ; 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ; 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours () les requêtes ne comportant que () des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. (). ".
2. En matière de contentieux sociaux, aux termes de l'article R. 772-6 du code de justice administrative : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation () qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. / S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ".
3. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision refusant ou ne faisant que partiellement droit à une demande de remise gracieuse d'un indu de prestation sociale, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu'à sa qualité de juge de plein contentieux de l'aide sociale, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d'examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est justifiée et de se prononcer lui-même sur la demande en recherchant si, au regard des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre partie à la date de sa propre décision, la situation de précarité du débiteur et sa bonne foi justifient que lui soit accordée une remise ou une réduction supplémentaire.
4. Mme D conteste la décision du 11 avril 2024 par laquelle le directeur de la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Atlantiques n'a fait que partiellement droit à la demande de remise gracieuse d'un indu d'aide personnelle au logement, mis à la charge de sa mère décédée, Mme B A, laissant à sa charge la somme de 263,25 euros. Toutefois, la requérante, qui ne produit ni acte de décès, ni livret de famille, ne justifie pas de sa qualité à agir au nom de Mme B A. En outre, si elle soutient que cet indu résulte, d'une part, d'une erreur des services de la caisse d'allocations familiales, d'autre part, d'une déclaration tardive de sa part, et peut-être regardée comme invoquant ainsi sa bonne foi, elle ne justifie pas, ni même n'allègue, se trouver dans une situation de précarité financière faisant obstacle au règlement de la dette en litige. Par une lettre du 22 mai 2024, le greffe du tribunal a invité Mme D à régulariser son recours dans un délai de quinze jours en justifiant de sa qualité pour agir au nom de sa mère et en complétant la motivation de sa requête à l'aide du formulaire joint. Le pli contenant ce courrier a été présenté au domicile de l'intéressée le 24 mai 2024 et retourné au tribunal, faute d'avoir été retiré auprès des services postaux dans le délai de quinze jours. La notification de ce courrier doit ainsi être regardée comme ayant été régulièrement effectuée le 24 mai 2024. Mme D n'ayant pas régularisé sa requête dans le délai imparti, cette dernière ne peut qu'être rejetée comme irrecevable en application des dispositions précitées des 4° et 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE
Article 1er : La requête de Mme D est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme D.
Fait à Pau, le 15 juillet 2024.
La présidente du tribunal,
V. QUEMENER
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Atlantiques en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076
03/08/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781
03/08/2026