lundi 22 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2401334 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 17 mai 2024, Mme B D C et M. E C forment opposition à la contrainte émise à leur encontre le 17 février 2023 par le directeur de la caisse d'allocations familiales des Hautes-Pyrénées pour le recouvrement de la somme de 547 euros, correspondant au solde d'un indu d'allocation de logement sociale, assorti de frais de recouvrement d'un montant de 44,24 euros.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () ;7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ; (). ".
2. Aux termes de l'article R. 772-6 du même code, en matière de contentieux sociaux : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R.222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. / S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ".
3. Pour demander la décharge de l'obligation de payer résultant d'une contrainte, le requérant ne peut utilement se prévaloir que de moyens susceptibles d'avoir une incidence sur le principe, la quotité et sur l'exigibilité de la créance de la caisse d'allocations familiales.
4. Mme et M. D C contestent la contrainte émise à leur encontre le 17 février 2023 par le directeur de la caisse d'allocations familiales des Hautes-Pyrénées pour le recouvrement de la somme de 547 euros, correspondant au solde d'un indu d'allocation de logement sociale, assorti de frais de recouvrement d'un montant de 44,24 euros. Au soutien de leur requête, ils font valoir que le versement indu résulte d'un nouveau calcul de leurs droits à l'initiative de la caisse d'allocations familiales, qu'ils ont immédiatement dépensé cette somme compte tenu de la précarité de leur situation financière, et qu'ils n'ont pas reçu de réponse de cet organisme à leur demande de remise gracieuse de cet indu. Toutefois, ces moyens sont sans incidence sur le principe, la quotité ou l'exigibilité de la créance. Par des courriers recommandés du 30 mai 2024, Mme et M. D C ont été invités par le greffe à régulariser leur requête à l'aide du formulaire joint. Ce formulaire les invitait notamment à préciser les motifs de leur demande, et les informait de la nécessité, sous peine d'irrecevabilité, de soumettre au juge une argumentation destinée à établir que la décision contestée avait méconnu leurs droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. Ces courriers, dont les plis ont été retournés au tribunal revêtus de la mention " Pli avisé et non réclamé ", doivent être regardés comme ayant été régulièrement notifiés aux intéressés à leur date de présentation, soit les 4 et 5 juin 2024. Mme et M. D C n'ayant pas complété leur recours dans le délai de quinze jours qui leur était imparti, leur requête, qui ne contient que des moyens inopérants et n'a pas été régularisée, est irrecevable et doit être rejetée en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La présente ordonnance ne fait toutefois pas obstacle à ce que Mme et M. D C, s'ils s'y croient fondés, saisissent le tribunal d'un recours à l'encontre de la décision de rejet de leur demande de remise gracieuse.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme et M. D C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B D C, à M. A D C et à la caisse d'allocations familiales des Hautes-Pyrénées.
Fait à Pau, le 22 juillet 2024.
La présidente du tribunal,
V. QUEMENER
La République mande et ordonne au préfet des Hautes-Pyrénées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition :
La greffière,
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076
03/08/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781
03/08/2026