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AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2401347

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2401347

lundi 15 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2401347
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 21 mai 2024, M. B A demande au tribunal de condamner l'Etat à lui verser la somme de 6 751 000 euros en réparation des préjudices résultant de la décision du 24 septembre 1995 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine aurait procédé à l'annulation de son permis de conduire.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () ;

4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".

2. Aux termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. () ". Aux termes de l'article R. 421-1 de ce code : " () Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. () ". Enfin, aux termes de l'article R. 612-1 du même code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. () La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. () ".

3. Par sa requête, M. A demande au tribunal de condamner l'Etat à lui verser la somme de 6 751 000 euros en réparation des préjudices résultant de la décision du 24 septembre 1995 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine aurait procédé à l'annulation de son permis de conduire. Toutefois, il ne justifie pas, en l'état de l'instruction, avoir exercé, préalablement à la saisine du tribunal, la demande préalable indemnitaire prévue par les dispositions précitées de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Par un courrier du 31 mai 2024, dont il a accusé réception le lendemain 1er juin 2024, le tribunal a invité le requérant à régulariser sa requête en produisant la décision rendue par le préfet des Hauts-de-Seine sur sa demande indemnitaire préalable ou, à défaut, la copie de cette demande, accompagnée de la preuve de dépôt auprès de cette autorité. Si M. A a produit, en réponse à ce courrier, de nouvelles pièces, enregistrées au greffe du tribunal le 5 juin 2024, il ne justifie toujours pas avoir exercé, préalablement à la saisine du tribunal, une demande préalable indemnitaire. Dès lors, la requête de M. A, qui n'a pas été régularisée, est manifestement irrecevable et doit, par suite, être rejetée en application des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Pau, le 15 juillet 2024.

La présidente du tribunal,

V. QUEMENER

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

La greffière,

N°2401347

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