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AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2401390

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2401390

lundi 22 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2401390
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 3 juin 2024, M. B A forme opposition à la contrainte émise à son encontre le 7 mai 2024 par le directeur de la caisse d'allocations familiales des Landes en vue du recouvrement d'un indu de prime d'activité d'un montant de 622,11 euros au titre de la période du 1er juillet 2022 au 30 avril 2023 et sollicite, le cas échéant, la mise en place d'un échéancier de paiement.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () ; 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ;7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ; (). ".

2. Aux termes de l'article R. 772-6 du même code : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. / S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ".

3. Pour demander la décharge de l'obligation de payer résultant d'une contrainte, le requérant ne peut utilement se prévaloir que de moyens susceptibles d'avoir une incidence sur le principe, la quotité et sur l'exigibilité de la créance de la caisse d'allocations familiales.

4. Par la présente requête, M. A forme opposition à la contrainte émise à son encontre le 7 mai 2024 par le directeur de la caisse d'allocations familiales des Landes en vue du recouvrement d'un indu de prime d'activité d'un montant de 622,11 euros au titre de la période du 1er juillet 2022 au 30 avril 2023. S'il soutient que la mutualité sociale agricole de Dax a certifié à son épouse, le 13 mai 2024, que tous les indus auprès des différents organismes sociaux avaient été remboursés par prélèvement, il n'assortit pas cette allégation des précisions ou éléments permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par ailleurs, s'il fait valoir que depuis son changement d'organisme de rattachement, de la caisse d'allocations familiales à la mutualité sociale agricole, les prestations sociales auxquelles il aurait droit ne lui sont plus versées, le plaçant ainsi dans une situation financière précaire, ce moyen, qui est sans incidence sur le principe, la quotité et l'exigibilité de la créance en litige, est inopérant. Par un courrier recommandé du 14 juin 2024, dont il a accusé réception le 17 juin suivant, M. A a été invité par le greffe du tribunal à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours, à l'aide d'un formulaire pré-rempli. Ce formulaire l'invitait notamment à préciser les motifs de sa demande et l'informait de la nécessité, sous peine d'irrecevabilité, de soumettre au juge des arguments destinés à établir l'illégalité de la décision contestée, et de transmettre à celui-ci tout document utile au soutien de sa demande. En dépit de cette demande, M. A n'a pas complété sa requête. Si l'intéressé sollicite enfin la mise en place d'un échéancier de paiement, il n'appartient pas au juge administratif de donner des injonctions à l'administration, ni de faire lui-même œuvre d'administrateur en se substituant à celle-ci, en dehors des hypothèses prévues par les articles L. 911-1 à L. 911-4 du code de justice administrative, dont ne relève pas la présente requête. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A est irrecevable et doit, par suite, être rejetée en application des dispositions précitées du 4° et du 7° de l'article R. 222 1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A et à la caisse d'allocations familiales des Landes.

Fait à Pau, le 22 juillet 2024.

La présidente du tribunal,

V. QUEMENER

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

La greffière,

No 2401390

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