lundi 22 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2401562 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 17 et 26 juin 2024, Mme A B conteste la décision du 27 novembre 2023 par laquelle le directeur de la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Atlantiques a mis à sa charge un indu d'aide personnelle au logement et un indu de prime d'activité à hauteur de la somme totale de 1 559,54 euros, et demande que lui soit accordée la remise des sommes de 470,46 euros, au titre de la prime d'activité, et 958,37 euros, au titre de l'aide personnelle au logement, restant à rembourser.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () ; 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ; (). ".
2. Aux termes de l'article R. 772-6 du même code : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. / S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ".
3. Par sa requête, Mme B conteste la décision du 27 novembre 2023 par laquelle le directeur de la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Atlantiques a mis à sa charge le remboursement d'indus d'aide personnelle au logement et de prime d'activité à hauteur de la somme totale de 1 559,54 euros, et demande que lui soit accordée la remise des sommes de 470,46 euros, au titre de la prime d'activité, et 958,37 euros, au titre de l'aide personnelle au logement, restant à rembourser. Mme B fait valoir, au soutien de sa requête, qu'elle a toujours déclaré ses revenus avec exactitude dans le délai imparti et qu'elle fait face à d'importants problèmes financiers. De tels moyens sont toutefois sans incidence sur le bien fondé des indus mis à sa charge et, par conséquent, sur la légalité de la décision qu'elle conteste. A supposer que la requérante conteste les décisions du 6 mai 2024 par lesquelles le directeur de la caisse d'allocations familiales a refusé de lui accorder la remise gracieuse des indus en litige, Mme B, qui peut être regardée comme invoquant sa bonne foi et sa situation de précarité financière, ne produit toutefois aucun élément permettant d'apprécier si la situation de précarité qu'elle invoque fait obstacle au remboursement de sa dette. Par un courrier recommandé du 21 juin 2024, dont elle a accusé réception le 24 juin suivant, l'intéressée a été invitée par le greffe du tribunal à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours à l'aide d'un formulaire pré-rempli. Si elle a retourné ce formulaire, enregistré le 26 juin 2024 au greffe du tribunal, accompagné de courriers de la caisse d'allocations familiales, elle ne développe toutefois aucun nouveau moyen et ne produit pas davantage d'éléments permettant d'apprécier si la situation de précarité qu'elle invoque fait obstacle au remboursement de sa dette. Par suite, sa requête, qui ne comporte que des moyens inopérants ou non assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé et n'a pas été régularisée, doit être rejetée comme irrecevable, en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.
Fait à Pau, le 22 juillet 2024.
La présidente du tribunal,
V. QUEMENER
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Atlantiques en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076
03/08/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781
03/08/2026