mercredi 18 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2401738 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | SELARL CLEMENT-DELPIANO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 8 juillet 2024, la société d'exercice libéral par actions simplifiées (SELAS) Synlab Gascogne, représentée par Me Clément, demande au tribunal :
1°) de condamner le pôle de santé La Réviscolada à lui verser la somme de 55 230,20 euros au titre du préjudice financier, 10 000 euros au titre du préjudice moral et 1 500 euros à titre de " dommages et intérêts du fait de sa résistance abusive " ;
2°) de mettre à la charge du pôle de santé La Réviscolada la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ; () ".
2. Par un contrat de sous-traitance du 10 janvier 2022, conclu pour un an renouvelable par tacite reconduction, la société d'exercice libéral par actions simplifiées Synlab Gascogne a sous-traité au pôle de santé La Réviscolada, établissement relevant de la société à responsabilité limitée CRF de Saint-Blancard, l'analyse des actes de biologie médicale. Par un courrier du 11 décembre 2023, cette société a décidé de résilier le contrat de sous-traitance conclu avec la société requérante à compter du 31 décembre 2023. Par la présente requête, la société Synlab Gascogne demande au tribunal de condamner la société La Réviscolada à lui verser la somme totale de 66 730,20 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis du fait de cette résiliation.
3. Il résulte de l'instruction que l'action engagée par la société Synlab Gascogne à l'encontre de la société La Réviscolada tend au versement de sommes en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis du fait de la résiliation du contrat de sous-traitance conclut avec cette société. Ainsi, son action en réparation formée contre la société La Réviscolada ne peut avoir d'autre fondement que ce contrat, lequel, conclu entre deux personnes privées, présente le caractère d'un contrat de droit privé. Dès lors, il n'appartient qu'à la juridiction judiciaire de connaître de ce litige. Au surplus, la circonstance que l'article 10 de la convention de sous-traitance conclue avec les sociétés Synlab Gascogne et La Réviscolada confie les litiges nés de l'application de ladite convention au juge administratif ne saurait suffire à établir sa compétence pour connaître de ces litiges.
4. Par suite, la requête de la société Synlab Gascogne doit être rejetée comme portée devant une juridiction manifestement incompétente pour en connaître, en application des dispositions précitées du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de la société Synlab Gascogne est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Synlab Gascogne.
Fait à Pau, le 18 septembre 2024.
La présidente de la 1ère chambre,
M. A
La République mande et ordonne au préfet du Gers en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
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01/06/2026