lundi 16 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2402013 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces complémentaires, enregistrées les 2 et 22 août 2024, Mme B A forme opposition à la contrainte émise à son encontre le 22 juillet 2024 par le directeur de la plateforme régionale de production de France Travail Nouvelle-Aquitaine en vue de procéder au recouvrement d'un indu de prime exceptionnelle de fin d'année d'un montant de 1 800 euros, assorti de frais à hauteur de 10,68 euros, au titre de la période du 1er novembre au 1er décembre 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants, ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".
2. Aux termes de l'article R. 772-6 du code de justice administrative dispose en matière de contentieux sociaux : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation () qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. / S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ".
3. Pour demander la décharge de l'obligation de payer résultant d'une contrainte, le requérant ne peut utilement se prévaloir que de moyens susceptibles d'avoir une incidence sur le principe, la quotité et sur l'exigibilité de la créance de la caisse d'allocations familiales.
4. Par sa requête, Mme A forme opposition à la contrainte émise à son encontre le 22 juillet 2024 par le directeur de la plateforme régionale de production de France Travail Nouvelle-Aquitaine en vue de procéder au recouvrement d'un indu de prime exceptionnelle de fin d'année d'un montant de 1 800 euros, assorti de frais à hauteur de 10,68 euros, au titre de la période du 1er novembre au 1er décembre 2021. Si elle fait valoir, au soutien de sa requête, qu'elle est dans l'impossibilité de régler cette dette en raison de son importance au regard de sa situation financière, ce moyen, qui est sans incidence sur le principe, la quotité et l'exigibilité de la créance en litige, est inopérant.
5. Par un courrier du 7 août 2024, dont elle a accusé réception le 10 août suivant, Mme A a été invitée par le greffe du tribunal à régulariser sa requête dans un délai d'un mois à l'aide d'un formulaire prérempli. Ce formulaire l'invitait notamment à préciser les motifs de sa demande et l'informait de la nécessité, sous peine d'irrecevabilité, de soumettre au juge des arguments destinés à établir l'illégalité de la décision contestée, et de transmettre à celui-ci tout document utile au soutien de sa demande. Si l'intéressée a renvoyé ce formulaire, enregistré au greffe du tribunal le 22 août 2024, et fait valoir, d'une part, que l'indu résulte d'une erreur des services de France Travail, d'autre part, qu'il lui a été notifié il y a près de quatre années, ces moyens, qui n'ont pas davantage d'incidence sur le principe, la quotité et l'exigibilité de la créance en litige, sont également inopérants.
6. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme A doit être rejetée comme irrecevable en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.
Fait à Pau, le 16 septembre 2024.
La vice-présidente du tribunal,
S. PERDU
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition :
La greffière,
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076
03/08/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781
03/08/2026