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AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2402166

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2402166

vendredi 25 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2402166
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 13 août 2024, M. B A forme opposition à la contrainte émise à son encontre le 14 mai 2024 par le directeur de la caisse d'allocations familiales des Landes, signifiée par acte d'huissier le 9 août 2024, en vue du recouvrement d'un indu d'allocation de logement familiale d'un montant de 152 euros au titre de la période du 1er mars au 31 mai 2023, assorti de frais d'un montant total de 61,03 euros.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".

2. Aux termes de l'article R. 772-6 du même code : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. / S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ".

3. Pour demander la décharge de l'obligation de payer résultant d'une contrainte, le requérant ne peut utilement se prévaloir que de moyens susceptibles d'avoir une incidence sur le principe, la quotité et sur l'exigibilité de la créance de la caisse d'allocations familiale.

4. Par la présente requête, M. A forme opposition à la contrainte émise à son encontre le 14 mai 2024 par le directeur de la caisse d'allocations familiales des Landes et signifiée par acte d'huissier le 9 août 2024 en vue du recouvrement d'un indu d'allocation de logement familiale d'un montant de 152 euros au titre de la période du 1er mars au 31 mai 2023, assorti de frais d'un montant total de 61,03 euros. Au soutien de sa requête, il fait valoir qu'il n'a pas informé la caisse d'allocations familiales du placement de son fils dans un foyer d'accueil dès lors que cette situation était temporaire, et qu'il est dans l'incapacité de s'acquitter de sa dette. S'il peut être regardé comme invoquant ainsi sa bonne foi et son état de précarité financière, ces moyens, qui sont sans incidence sur le principe, la quotité et l'exigibilité de la créance en litige, sont inopérants.

5. Par un courrier du 11 septembre 2024, dont il a accusé réception le même jour dans l'application " Télérecours citoyens ", M. A a été invité par le greffe du tribunal à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours à l'aide d'un formulaire prérempli. Ce formulaire l'invitait notamment à préciser les motifs de sa demande et l'informait de la nécessité, sous peine d'irrecevabilité, de soumettre au juge des arguments destinés à établir l'illégalité de la décision contestée, et de transmettre à celui-ci tout document utile au soutien de sa demande. Toutefois, en dépit de cette demande, M. A, qui n'a pas retourné au tribunal ce formulaire, n'a pas complété la motivation de sa requête.

6. Il s'ensuit que la requête de M. A, qui ne contient que des moyens inopérants et n'a pas été régularisée, ne peut qu'être rejetée en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à la caisse d'allocations familiales des Landes.

Fait à Pau, 25 octobre 2024.

La vice-présidente du tribunal,

S. PERDU

La République mande et ordonne à la préfète des Landes en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

La greffière,

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