lundi 7 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2402175 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 19 août 2024, Mme A B saisit le tribunal d'un litige qui l'oppose à la caisse d'allocations familiales relatif à un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 1 351,75 euros.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".
2. D'une part, aux termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. () ". Aux termes de l'article R. 612-1 du même code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. () La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ".
3. D'autre part, aux termes de l'article R. 772-6 du code de justice administrative : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation () qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. / S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ".
4. Mme B saisit le tribunal d'un litige qui l'oppose à la caisse d'allocations familiales, sans précision, relatif à un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 1 351,75 euros. Toutefois, elle ne joint pas à sa requête la décision qu'elle conteste. En outre, elle se borne à faire valoir, au soutien de sa requête, que son ménage se trouve dans une situation financière précaire dès lors qu'elle n'exerce aucune activité, ne perçoit aucune allocation, que son conjoint est actuellement sans emploi et perçoit entre 1 200 et 1 300 euros de revenu mensuel. Si elle peut être regardée comme invoquant ainsi son état de précarité financière, elle n'apporte toutefois pas suffisamment d'éléments et ne produit, notamment, aucun document justificatif permettant d'apprécier le montant de ses revenus et de ses charges au regard de la composition de son foyer, ni si l'état de précarité qu'elle invoque fait obstacle au règlement de sa dette.
5. Par un courrier recommandé du 22 août 2024, dont elle a accusé réception le 27 août 2024, l'intéressée a été invitée par le greffe du tribunal à régulariser sa requête en produisant la décision qu'elle conteste, et en complétant sa motivation à l'aide d'un formulaire pré rempli, dans le délai de quinze jours.
6. Toutefois, Mme B n'a pas retourné ce formulaire, n'a ni adressé au tribunal la décision qu'elle conteste, ni n'a complété la motivation de sa requête. Ainsi, sa requête, qui n'a pas été régularisée dans le délai imparti, doit être rejetée comme étant manifestement irrecevable en application des dispositions précitées des 4° et 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.
Fait à Pau, le 7 octobre 2024.
La vice-présidente du tribunal,
S. PERDU
La République mande et ordonne au préfet du Gers en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076
03/08/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870
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03/08/2026