vendredi 25 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2402248 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 24 août 2024, M. A B saisit le tribunal d'un litige qui l'oppose à la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Atlantiques, relatif à un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 2 835 euros.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".
2. Aux termes de l'article R. 412-1 de ce code : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. () ".
3. Aux termes de l'article R. 772-6 du même code : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation () qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. / S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ".
4. M. B saisit le tribunal d'un litige qui l'oppose à la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Atlantiques, relatif à un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 2 835 euros. Toutefois, le requérant ne produit pas la décision qu'il conteste, en méconnaissance des dispositions précitées de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. En outre, il se borne à faire valoir, au soutien de sa requête, avoir déclaré en tant que pension alimentaire la somme déclarée par sa mère, au domicile de laquelle il est hébergé, à titre de charge, sans avoir connaissance de l'incidence de cette déclaration sur ses droits au bénéfice du revenu de solidarité active. S'il peut être regardé comme invoquant ainsi sa bonne foi, il n'invoque toutefois aucun principe, ni aucune règle de droit que l'administration aurait méconnu.
5. Par un courrier recommandé du 5 septembre 2024, dont il a accusé réception le 9 septembre 2024, M. B a été invité, d'une part, à adresser au tribunal la décision qu'il conteste, d'autre part, à compléter la motivation de sa requête à l'aide d'un formulaire pré rempli. Ce formulaire l'invitait notamment à préciser les motifs de sa demande et l'informait de la nécessité de soumettre au juge des arguments destinés à établir l'illégalité de la décision contestée, et de transmettre à celui-ci tout document utile au soutien de sa demande. Ce courrier comportait également la mention selon laquelle, à défaut de régularisation dans le délai imparti, la requête serait considérée comme irrecevable et pourrait être rejetée par ordonnance à l'issue de ce délai.
6. Le requérant, qui n'a pas retourné ce formulaire, n'a ni adressé au tribunal la décision contestée, ni complété la motivation de sa requête. Ainsi, la requête de M. B, qui n'a pas été régularisée dans le délai imparti, doit être rejetée comme manifestement irrecevable, en application des dispositions précitées des 4° et 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Fait à Pau, le 25 octobre 2024.
La vice-présidente du tribunal,
S. PERDU
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Atlantiques en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076
03/08/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781
03/08/2026