LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2402328

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2402328

jeudi 20 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2402328
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationCHAMBRE 1
Avocat requérantGARCIA

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de Mme B..., ressortissante tunisienne, contestant un arrêté du préfet des Hautes-Pyrénées du 12 juillet 2024 refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a constaté que la délivrance ultérieure d'un récépissé de demande de titre de séjour avait abrogé les mesures d'éloignement, rendant sans objet les conclusions sur ce point. Sur le fond, il a rejeté les moyens d'incompétence et de vice de procédure, jugeant la délégation de signature régulière et la procédure contradictoire inapplicable à un refus de titre. La solution retenue est un non-lieu à statuer partiel et un rejet du surplus, appliquant les articles L. 425-6 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 10 septembre 2024 et 23 octobre 2025, Mme A... B..., représentée par Me Garcia, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°)
à titre principal, de juger qu’il n’y a plus lieu de statuer sur ses conclusions à fin d’annulation de l’arrêté du 12 juillet 2024 par lequel le préfet des Hautes-Pyrénées a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l’a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de cette mesure d’éloignement, et à titre subsidiaire, d’annuler cet arrêté ;

2°) en tout état de cause, d’enjoindre au préfet des Hautes-Pyrénées de lui délivrer un titre de séjour portant autorisation de travail, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, et de procéder à l’effacement de son signalement dans le système d’information Schengen.

Elle soutient que :
- l’arrêté attaqué doit être regardé comme abrogé par la délivrance, par le préfet des Hautes-Pyrénées, d’un récépissé de demande de titre de séjour à compter du 18 février 2025 ;
- la signataire de l’arrêté attaqué était incompétente ;
- l’arrêté attaqué est entaché d’un vice de procédure en ce qu’il n’a pas été précédé d’une procédure contradictoire, et méconnaît son droit à être entendue ;
- il méconnaît l’article L. 425-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- il fait une inexacte application de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, méconnaît les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et de l’article 3-1 de la convention relative aux droits de l’enfant, et est entaché d’une erreur manifeste d’appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.

Par un mémoire en défense, enregistré le 27 octobre 2025, le préfet des Hautes-Pyrénées conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Un mémoire produit par Mme B... a été enregistré le 3 novembre 2025 à 17h41, postérieurement à la clôture intervenue le 3 novembre 2025 à 12h00 dans les conditions prévues au premier alinéa de l’article R. 613-2 du code de justice administrative, et n’a pas été communiqué.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- la convention relative aux droits de l’enfant du 20 novembre 1989 ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Becirspahic, conseillère,
- et les observations de Me Garcia, avocat de Mme B....


Considérant ce qui suit :

Mme B..., ressortissante tunisienne née le 31 octobre 1992 à Gafsa, est entrée en France en janvier 2021 selon ses déclarations. Elle a épousé M. C..., ressortissant algérien, le 22 novembre 2019 en Tunisie. Elle a sollicité la délivrance d’un titre de séjour sur le fondement de l’article L. 425-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Par un arrêté en date du 12 juillet 2024, le préfet des Hautes-Pyrénées a refusé de lui délivrer le titre sollicité, lui a fait obligation de quitter le territoire dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de cette mesure d’éloignement. Par sa requête, Mme B... a demandé l’annulation de cet arrêté.

Sur l’étendue du litige :

Le préfet des Hautes-Pyrénées a délivré le 18 février 2025 à Mme B... un récépissé valant autorisation provisoire de séjour dans l’attente de l’instruction d’une nouvelle demande de titre de séjour, renouvelé le 5 août 2025 et le 30 octobre 2025, et valable jusqu’au 29 janvier 2026. Cette décision a eu pour effet d’abroger l’arrêté litigieux uniquement en ce qu’il fait obligation à Mme B... de quitter le territoire français et fixe le pays de destination de cette mesure d’éloignement. Par suite, les conclusions de Mme B... tendant à l’annulation de cet arrêté en tant qu’il lui fait obligation de quitter le territoire français et qu’il fixe le pays de destination sont devenues sans objet. Il n’y a, dès lors, pas lieu d’y statuer.

Sur le surplus des conclusions de la requête :

En premier lieu, par un arrêté du 2 octobre 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial du même jour, le préfet des Hautes-Pyrénées a donné délégation à Mme Nathalie Guillot-Juin, secrétaire générale de la préfecture des Hautes-Pyrénées et signataire de l’arrêté attaqué, à l’effet notamment de signer les actes et décisions relevant du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Par suite, le moyen tiré de l’incompétence de la signataire de l’acte attaqué manque en fait et doit être écarté.

En deuxième lieu, d’une part, les dispositions de l’article L. 121-1 du code des relations entre le public et l’administration ne s’appliquent pas aux cas où il est statué sur une demande. Par suite, la requérante ne peut utilement s’en prévaloir à l’encontre d’une décision de refus de titre de séjour. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 121-1 du code des relations entre le public et l’administration doit être écarté, la circonstance, pour regrettable qu’elle soit, que l’arrêté attaqué vise ces dispositions étant sans influence.

En troisième lieu, d’une part, Mme B... ne peut utilement se prévaloir, à l’encontre de la décision portant refus de titre de séjour, de ce qu’elle n’a reçu aucun courrier du préfet l’informant qu’il était envisagé de prononcer une obligation de quitter le territoire français à son encontre pour soutenir que son droit à être entendue aurait été méconnu. D’autre part, si Mme B... soutient également que son droit à être entendue aurait été méconnu dès lors que l’arrêté attaqué ne lui aurait pas été notifié, cette circonstance, à la supposer établie, est sans influence sur la légalité de l’arrêté litigieux.

En quatrième lieu, aux termes de l’article L. 425-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « L'étranger qui bénéficie d'une ordonnance de protection en vertu de l'article 515-9 du code civil, en raison des violences exercées au sein du couple ou par un ancien conjoint, un ancien partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou un ancien concubin se voit délivrer, dans les plus brefs délais, une carte de séjour temporaire mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / Une fois arrivée à expiration elle est renouvelée de plein droit à l'étranger qui continue à bénéficier d'une telle ordonnance de protection. / Lorsque l'étranger a porté plainte contre l'auteur des faits, elle est renouvelée de plein droit pendant la durée de la procédure pénale afférente, y compris après l'expiration de l'ordonnance de protection. ».

Il ressort des pièces du dossier que si Mme B... s’est présentée le 19 janvier 2022 au commissariat pour dénoncer des faits de violences conjugales qui auraient été commis le même jour par son mari, par une décision en date du 30 mai 2022, le juge des affaires familiales du tribunal judiciaire de Tarbes a rejeté sa demande d’ordonnance de protection. Il ne ressort pas non plus des pièces du dossier que l’époux de la requérante ait été condamné à une peine assortie d’obligations à son égard équivalentes à celles prononcées par le juge des affaires familiales dans le cadre d’une ordonnance de protection. Dans ces conditions, en considérant que Mme B... ne remplissait pas les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement de l’article L. 425-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le préfet des Hautes-Pyrénées n’a pas fait une inexacte application des dispositions précitées.

En cinquième lieu, aux termes de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ». Et aux termes de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales : « 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ».

Mme B... soutient que son enfant, né en France en 2021 et scolarisé à Tarbes, sera privé de la possibilité de voir son père en l’absence de délivrance d’un titre de séjour. Toutefois, d’une part, il ne ressort pas des pièces du dossier que l’ex-conjoint de la requérante, ressortissant algérien, soit titulaire d’un titre de séjour, et ait vocation à se maintenir en France. D’autre part, il ressort des termes mêmes de la décision attaquée, et n’est pas contesté par la requérante, que par une ordonnance du 28 février 2024, le juge des affaires familiales a octroyé à la requérante l’autorité parentale exclusive au motif que le père refusait de voir son enfant. Si le jugement de divorce du 5 novembre 2024 prévoit des visites médiatisées à raison de deux heures par mois au bénéfice du père de l’enfant, et qu’une telle visite s’est tenue le 8 février 2025, cette circonstance, outre qu’elle est postérieure à la décision attaquée, n’est pas de nature, à elle seule à caractériser un lien particulier entre l’enfant de Mme B... et son père, et en conséquence, un lien ancien et stable de Mme B... en France. En tout état de cause, l’entrée de la requérante sur le territoire français est récente, celle-ci n’exerce aucune activité professionnelle, et la seule présence de son enfant en bas âge et de son ex-conjoint sur le territoire français ne constituent pas des liens personnels tels qu’un refus de séjour porterait atteinte au droit de l’intéressée au respect de sa vie privée et familiale. Il s’ensuit que Mme B..., qui ne se prévaut d’aucune autre attache en France, tandis qu’elle ne soutient pas être dépourvue de liens en Tunisie, où elle a vécu jusqu’à l’âge de vingt-neuf ans, ne dispose pas de liens personnels et familiaux en France tels qu’en refusant de lui délivrer un titre de séjour, le préfet aurait fait une inexacte application des dispositions de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Pour les mêmes motifs, l’arrêté attaqué ne méconnaît pas les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et n’est pas non plus entaché d’une erreur manifeste d’appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de la requérante.

En sixième lieu, la décision de refus de séjour opposée à la requérante n’ayant ni pour objet ni pour effet de séparer sa fille mineure de son père, avec lequel elle ne vit pas, la requérante ne peut utilement se prévaloir de la méconnaissance des stipulations de l’article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant à l’encontre de cette décision.

Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de Mme B... tendant à l’annulation de l’arrêté du 12 juillet 2024 du préfet des Hautes-Pyrénées en tant qu’il porte refus de titre de séjour doivent être rejetées.

Le présent jugement, qui rejette les conclusions de la requête aux fins d’annulation de l’arrêté du 12 juillet 2024 en tant qu’il porte refus de titre de séjour, et constate qu’il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête aux fins d’annulation de l’arrêté du 12 juillet 2024 en tant qu’il porte obligation de quitter le territoire et fixe le pays de destination de cette mesure d’éloignement, n’appelle, par lui-même, aucune mesure d’exécution. Par suite, les conclusions à fin d’injonction présentées par Mme B... doivent être rejetées.


D É C I D E :

Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Mme B... tendant à l’annulation de l’arrêté du 12 juillet 2024 du préfet des Hautes-Pyrénées en tant qu’il porte obligation de quitter le territoire dans un délai de trente jours et fixe le pays de destination de cette mesure d’éloignement.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme B... est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A... B... et au préfet des Hautes-Pyrénées.

Copie en sera adressée au ministre de l’intérieur.

Délibéré après l’audience du 6 novembre 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Madelaigue, présidente,
Mme Marquesuzaa, conseillère,
Mme Becirspahic, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 novembre 2025.

La rapporteure,


L. BECIRSPAHIC


La présidente,


F. MADELAIGUE


La greffière,






L’assesseure la plus ancienne,



M. E...


Le président-rapporteur,



A. MARCHAND






L’assesseure la plus ancienne,



M. E...

M. D...

La République mande et ordonne au préfet des Hautes-Pyrénées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :
La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions