LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2402690

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2402690

lundi 10 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2402690
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantDUMAZ-ZAMORA

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par Mme A... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la CPAM des Hautes-Pyrénées refusant le renouvellement de ses droits à l’aide médicale d’État (AME). En cours d’instance, la CPAM a accordé l’AME à la requérante à compter du 2 juillet 2025, sans interruption de ses droits. Constatant que la requête avait perdu son objet, le tribunal a prononcé, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Les conclusions présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, des pièces complémentaires et des mémoires, enregistrés les 16 octobre 2024, 7 et 13 novembre 2024, et le 3 novembre 2025, Mme B... A..., représentée par Me Dumaz Zamora, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) avant dire droit d’enjoindre à la caisse primaire d’assurance maladie des Hautes- Pyrénées de produire l’entier dossier déposé pour le renouvellement de ses droits à l’aide médicale d’État (AME) ;

2°) d’annuler la décision du 5 septembre 2024 rejetant le recours administratif préalable obligatoire formé contre le refus initial de renouvellement de ses droits en date du 18 juillet 2024 ;

3°) d’enjoindre à la caisse primaire d’assurance maladie des Hautes-Pyrénées, à titre principal, de lui accorder le bénéfice de l’aide médicale rétroactivement à compter de sa demande en date du 7 juin 2024, dans un délai d’une semaine à compter du jugement à venir ou, à titre subsidiaire, de réexaminer ses droits, et de statuer par une décision explicite dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement à venir ;

4°) de mettre à la charge de la caisse primaire d’assurance maladie des Hautes- Pyrénées la somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées de l’article L. 761- 1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Par un mémoire en défense, enregistré le 20 octobre 2025, la caisse primaire d’assurance maladie des Hautes-Pyrénées conclut au non-lieu à statuer au motif que l’aide médicale de l’État a été renouvelée à Mme A... à partir du 2 juillet 2025.

Par ailleurs, Mme A... a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 18 novembre 2024.



Vu :

- l’ordonnance n° 2402991 du juge des référés du présent tribunal du 3 décembre 2024 prononçant la suspension de l’exécution de la décision du 5 septembre 2024, enjoignant à la CPAM des Hautes-Pyrénées d’accorder à Mme A..., à titre provisoire, le bénéfice de l’aide médicale d’État, jusqu’à ce qu’il soit statué au fond sur la légalité de cette décision, et condamnant l’État à lui verser la somme de 1 000 euros sur le fondement des dispositions combinées de articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 19921 ;
- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif, (...) peuvent, par ordonnance : (…) / 3 Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête (...) ».


2. Par sa requête, Mme A... demande au tribunal d’annuler la décision du 5 septembre 2024 par laquelle la caisse primaire d’assurance maladie des Hautes-Pyrénées a refusé de lui accorder l’aide médicale d’État (AME). Toutefois, la caisse primaire d’assurance maladie fait valoir en défense que l’aide sollicitée a été accordée à Mme A... en cours d’instance, à partir du 2 juillet 2025, et qu’elle a ainsi bénéficié de ses droits au titre de l’AME depuis le 2 juillet 2020 sans interruption. Dans ces conditions, la circonstance mise en avant par la requérante tirée de ce qu’il ne serait pas justifié de l’abrogation ou du retrait de la décision initialement contestée ne saurait être utilement opposée et, ainsi que le souligne la CPAM des Hautes-Pyrénées, il y a lieu de constater que sa requête a dès lors perdu son objet en ce qui concerne les conclusions principales présentées.


3. Par ailleurs, dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de rejeter les conclusions présentées par Mme A... sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.


O R D O N N E :


Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins de communication de son dossier, d’annulation et d’injonction présentées dans la requête de Mme A....

Article 2 : Les conclusions présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sont rejetées.




Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et à la caisse primaire d’assurance maladie des Hautes-Pyrénées.

Fait à Pau, le 10 novembre 2025.


La vice-présidente du tribunal,


S. PERDU


La République mande et ordonne à la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme:
La greffière,


Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions