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AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2500632

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2500632

jeudi 26 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2500632
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantCABINET FIDAL PLERIN

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par la société Aqualia d’un recours en plein contentieux visant à obtenir l’annulation d’un refus de remboursement de crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) au titre des années 2017 et 2018, ainsi que la restitution des sommes correspondantes. En cours d’instance, l’administration fiscale a accordé les crédits d’impôt sollicités, rendant le litige sans objet. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la demande principale et a rejeté les conclusions accessoires présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 7 mars 2025, la société par actions simplifiée (SAS) Aqualia, représentée par Me Blanchard, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 6 janvier 2025 par laquelle la direction départementale des finances publiques a rejeté sa demande relative au remboursement de la créance de crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) ;

2°) de prononcer la restitution du crédit d'impôt à hauteur de 14 994 euros et de 15 885 euros respectivement au titre des années 2017 et 2018 ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 10 juin 2025, le directeur départemental des finances publiques des Pyrénées-Atlantiques conclut au non-lieu à statuer. Il soutient qu'il a accordé, ce même jour, les crédits d'impôt sollicités.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".

2. La SAS Aqualia demande au tribunal d'annuler la décision du 6 janvier 2025 par laquelle la direction départementale des finances publiques des Landes a rejeté sa demande relative au remboursement de la créance de crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) et de prononcer la restitution du crédit d'impôt à hauteur de 14 994 euros et de 15 885 euros respectivement au titre des années 2017 et 2018. Il résulte de l'instruction que, par une décision du 10 juin 2025, le directeur départemental des finances publiques des Pyrénées-Atlantiques a accordé, ce même jour, les crédits d'impôt sollicités. Il s'ensuit que la requête de la SAS Aqualia est devenue sans objet, de sorte qu'il n'y a plus lieu d'y statuer.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par la SAS Aqualia sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande de la SAS Aqualia de restitution des sommes relatives au crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi au titre des années 2017 et 2018.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société par actions simplifiée Aqualia et à la direction départementale des finances publiques des Pyrénées-Atlantiques.

Fait à Pau, le 26 juin 2025.

La présidente de la 1ère chambre,

M. A

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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