LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2503304

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2503304

mardi 25 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2503304
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantAK AVOCATS AARPI

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par M. B..., titulaire d'un permis de conduire polonais, d'une demande de restitution de son permis suite à une rétention pour alcoolémie et à un arrêté préfectoral d'interdiction de conduire en France pour six mois. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête. Il a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute de pièces justificatives suffisantes malgré l'activité professionnelle de chauffeur routier invoquée. Par ailleurs, il a jugé que l'arrêté préfectoral du 14 octobre 2025, pris dans le délai de soixante-douze heures suivant la rétention, constituait une mesure de suspension régulière au regard de l'article L. 224-2 du code de la route et de l'article 42 de la convention de Vienne.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 5 novembre 2025, et un mémoire complémentaire, enregistré le 20 novembre 2025, M. A... B... demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d’enjoindre au préfet des Landes de lui restituer sans délai son permis de conduire sous astreinte de 50 euros par jour de retard à compter d’un délai de 24 heures après la notification de l’ordonnance à intervenir ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 500 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- à la suite d’un contrôle routier le 11 octobre 2025, il a été constaté un taux d’alcoolémie de 0,92 mg/l d’air expiré, son permis de conduire a été retenu et par arrêté du 14 octobre 2025, le préfet des Landes a prononcé une interdiction de conduire sur le territoire français pour une durée de six mois ;
- résidant en Espagne, il ne peut exercer sa profession de chauffeur routier et il est désormais privé de tout revenu ce qui le place dans une situation de grande précarité financière ;
- la restitution du permis de conduire est nécessairement utile puisqu’elle a pour vocation de faire cesser une atteinte grave et manifestement illégale aux droits de l’intéressé ;
- la décision de retrait de permis du 11 octobre 2025 prise par les gendarmes, n’a été suivie d’aucune décision de suspension de permis conforment à l’article L.224-2 du Code de la route, qui imposent au représentant de l’État de se prononcer dans un délai de soixante-douze heures ; la demande formulée ne fait donc obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative régulière.

Par un mémoire en défense, enregistré le 14 novembre 2025, le préfet des Landes conclut au rejet de la requête.

Le préfet fait valoir qu’il a pris un arrêté portant interdiction de conduire sur le territoire français moins de 120 heures après la rétention de son permis de conduire, interdiction de conduire qui vaut décision de suspension du permis de conduire selon la jurisprudence.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la convention sur la circulation routière signée à Vienne le 8 novembre 1968 ;
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Le 11 octobre 2025, les gendarmes de la brigade de Labouheyre ont procédé à la rétention du permis de conduire de M. B... qui avait été contrôlé alors qu’il conduisait un véhicule sous l’empire d’un état alcoolique caractérisé par la présence d’un taux d’alcool de 0,92 mg par litre d’air expiré. Par un arrêté du 14 octobre 2025, le préfet des Landes a prononcé à l’encontre de M. B... une interdiction de conduire sur le territoire français pendant une durée de six mois. M. B..., qui possède un permis de conduire délivré par les autorités polonaises, demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet des Landes de lui restituer son permis de conduire.

2. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. »

3. D’une part, si M. B... fait valoir qu’il a besoin de son permis de conduire dans le cadre de son activité professionnelle de chauffeur routier, et se prévaut de la situation financière précaire dans laquelle il se trouve à la suite de la décision querellée, il ne produit aucune pièce permettant de caractériser une situation d’urgence, au sens de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, justifiant que son permis de conduire lui soit restitué dans un bref délai. Dès lors, la condition d’urgence posée par les dispositions précitées de l’article L. 521-3 du code de justice administrative ne peut être regardée comme remplie, en l’état du dossier.

4. D’autre part, aux termes de l’article 42 de la convention du 8 novembre 1968 sur la circulation routière : « Suspension de la validité des permis de conduire : 1. Les parties contractantes ou leurs subdivisions peuvent retirer à un conducteur, qui commet sur leur territoire une infraction susceptible d’entraîner le retrait du permis de conduire en vertu de leur législation, le droit de faire usage sur leur territoire du permis de conduire, national ou international, dont il est titulaire (…) ». L’interdiction temporaire du droit de conduire sur le territoire français, prévue par ces stipulations conventionnelles à l’égard des titulaires de titres de conduite étrangers qui ont commis une infraction, suit le régime de la suspension de la durée de validité des permis de conduire français. Sont donc applicables, notamment, les dispositions de l’article L. 224-2 du code de la route dont le préfet des Landes a fait application en l’espèce, et aux termes duquel : « I. - Le représentant de l’Etat dans le département peut, dans les soixante-douze heures de la rétention du permis prévue à l’article L. 224-1 (…) prononcer la suspension du permis de conduire lorsque : 1° L’état alcoolique est établi au moyen d’un appareil homologué, conformément au 1° du I de l’article L. 224-1, ou lorsque les vérifications mentionnées aux articles L. 234-4 et L. 234-5 apportent la preuve de cet état ou si le conducteur ou l’accompagnateur de l’élève conducteur a refusé de se soumettre aux épreuves et vérifications destinées à établir la preuve de l’état alcoolique ; II. - La durée de la suspension du permis de conduire ne peut excéder six mois. (…) ».

5. Il ressort des pièces du dossier que par arrêté du 14 octobre 2025, le préfet des Landes a prononcé à l’encontre de M. B... une interdiction de conduire sur le territoire français pour une durée de six mois. Dès lors, les conclusions de M. B... tendant à ce qu’il soit enjoint au préfet des Landes de lui restituer son permis de conduire, auraient pour effet de faire obstacle à l’exécution de la décision du 14 octobre 2025 et doivent, par suite, être rejetées.

6. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de la requête de M. B... ne peuvent qu’être rejetées y compris celles formulées au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



O R D O N N E :



Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au préfet des Landes.



Fait à Pau, le 25 novembre 2025.



Le juge des référés,




J-C. PAUZIÈS



La République mande et ordonne au préfet des Landes, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition,
La greffière :



Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions