Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2603141
jeudi 1 octobre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2603141 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | URGENCES ETRANGERS |
| Avocat requérant | DUMAZ ZAMORA |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 18 septembre 2026 et des pièces transmises le 29 septembre 2026, M. B... A..., représenté par Me Dumaz-Zamora, demande au tribunal :
1°) de l’admettre à titre provisoire au bénéfice de l’aide juridictionnelle ;
2°) d’annuler l’arrêté du 14 septembre 2026 par lequel le préfet des Landes l’a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d’une durée de trois ans ;
3°) d’annuler l’arrêté du 14 septembre 2026 par lequel le préfet des Landes l’a assigné à résidence ;
4°) d’enjoindre au préfet des Landes de procéder, sans délai, à l’effacement de son signalement aux fins de non-admission dans le système d’information Schengen (SIS) et de lui délivrer, dans un délai d’une semaine, une autorisation provisoire de séjour ;
5°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
La décision portant obligation de quitter le territoire :
- est insuffisamment motivée et entachée d’un défaut d’examen réel et sérieux alors qu’il avait indiqué avoir adressé une demande de titre de séjour à la préfecture de la Haute-Garonne ;
- a été prise en méconnaissance de son droit d’être entendu ;
- n’est pas signée en méconnaissance des dispositions de l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration ;
- est illégalement fondée sur une consultation du fichier des personnes recherchées dès lors que le préfet n’instruisait pas une demande et qu’il ne justifie pas de l’habilitation de la personne ayant procédé à cette vérification ;
- méconnaît les articles L. 611-1 1° et L. 613-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile à défaut d’avoir préalablement vérifié s’il pouvait disposer d’un droit au séjour alors qu’il avait présenté une demande ;
- méconnaît les dispositions de l’article L. 423-23 de ce code et les stipulations de l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme alors qu’il réside en France depuis 20 ans et n’a plus aucun lien avec son pays d’origine ;
- emporte des conséquences disproportionnées alors que sa situation aurait dû être régularisée sur le fondement des dispositions de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
Le refus de délai de départ :
- doit être annulé par voie de conséquence ;
- est insuffisamment motivé ;
- n’est pas signé en méconnaissance des dispositions de l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration ;
- est illégalement fondé sur une consultation du fichier des personnes recherchées ;
La décision fixant le pays de renvoi doit être annulée par voie de conséquence ;
L’interdiction de retour :
- doit être annulée par voie de conséquence ;
- est insuffisamment motivée et entachée d’un défaut d’examen réel et sérieux alors qu’il avait indiqué avoir adressé une demande de titre de séjour à la préfecture de la Haute-Garonne ;
- n’est pas signée en méconnaissance des dispositions de l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration ;
- est illégalement fondée sur une consultation du fichier des personnes recherchées ;
- est entachée d’erreur d’appréciation au regard des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- méconnaît les stipulations de l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme ;
- emporte des conséquences disproportionnées ;
L’assignation à résidence :
- est insuffisamment motivée ;
- a été prise en méconnaissance de son droit d’être entendu ;
- est entachée d’erreur d’appréciation en ce qu’il est assigné dans le département des Landes et doit se présenter tous les jours au commissariat de Dax alors qu’il demeure à Toulouse.
Le préfet des Landes a présenté un mémoire en défense, enregistré le 25 septembre 2026, par lequel il conclut au rejet de la requête.
Il conteste les moyens invoqués par le requérant et fait notamment valoir que M. A... ne justifie pas qu’il a adressé une demande d’admission au séjour et qu’il demeure, quoi qu’il en soit, compétent pour « établir l’irrégularité du séjour de l’intéressé ».
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridictionnelle ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Triolet pour statuer sur les recours dont le jugement relève des dispositions des articles L. 615-2, L. 614-1, L. 911-1 et L. 921-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Au cours de l’audience publique du 30 septembre 2026 à 14 heures 30, tenue en présence de Mme Caloone, greffière, Mme Triolet a lu son rapport et entendu les observations de Me Dumaz-Zamora, représentant M. A....
Me Dumaz-Zamora reprend les demandes et moyens développés par écrit. Questionnée, elle indique que M. A... n’a pas conservé de copie de sa demande de titre de séjour, qu’il ne l’a pas présentée par avocat de sorte qu’elle n’en connaît pas le fondement exact.
L’instruction a été close à 14 heures 50 à l’issue des débats.
Considérant ce qui suit :
1. M. A..., ressortissant bangladais né le 10 février 1971, indique être entré irrégulièrement en France en 2008. Il a fait l’objet de sept arrêtés portant obligation de quitter le territoire les 9 octobre 2009, 29 juin 2010, 12 février 2012, 6 mars 2014, 10 juillet 2015, 8 avril 2018 et 9 avril 2021, après rejet de ses trois demandes d’asile successives, à la suite d’un contrôle d’identité en 2012 ou dans le cadre d’une interpellation pour recel de vol en 2018 et, en dernier lieu, après rejet de sa demande de régularisation. Interpellé à Dax par les services de police à la suite d’un signalement, il a été auditionné et le préfet a pris à son encontre les deux arrêtés en litige.
2. M. A... ayant été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par décision du 22 septembre 2026, il n’y a plus lieu de statuer sur sa demande d’admission provisoire.
3. M. A... a indiqué aux policiers, en réponse à une question sur ses démarches pour obtenir un titre de séjour, « depuis quatre mois, j’ai envoyé une nouvelle demande à Toulouse en recommandé avec accusé de réception, je n’ai pas de nouvelles à ce jour ». Il produit dans la présente instance un accusé de réception du 7 avril 2026 d’un recommandé qu’il a adressé au « bureau de l’admission au séjour » de la préfecture de Haute-Garonne et justifie par une capture d’écran du site de ladite préfecture que les demandes d’admission exceptionnelle au séjour doivent lui être adressées par courrier.
4. Si l’intéressé n’a pas conservé copie de la demande et qu’il n’est pas à même d’en préciser le fondement, l’accusé de réception comportant la mention du service saisi constitue un début de preuve, qui n’est pas remis en cause par la préfecture des Landes. Elle se borne à indiquer dans ses écritures qu’il « ne ressort ni de l’interpellation de l’intéressé ni des pièces jointes à la requête qu’une telle demande soit réellement en cours d’instruction » sans faire état de vérifications auprès de la préfecture de Haute-Garonne. Dans ces circonstances, il doit être tenu pour acquis que M. A... a présenté une demande de titre de séjour ainsi qu’il l’indique. Il est, en conséquence, fondé à soutenir que l’obligation de quitter le territoire, qui n’y répond pas et ne fait pas état des éventuelles pièces produites, est entachée d’un défaut d’examen de sa situation personnelle et de son droit au séjour.
5. Par suite et sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens de la requête, la décision portant obligation de quitter le territoire et les décisions qui en découlent ne peuvent qu’être annulées.
6. Aux termes de l’article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : « Si la décision portant obligation de quitter le territoire français est annulée, il est immédiatement mis fin aux mesures de surveillance prévues aux articles L. 721-6, L. 721-7, L. 731-1, L. 731-3, L. 741-1 et L. 743-13, et l'étranger est muni d'une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce que l'autorité administrative ait à nouveau statué sur son cas ».
7. Il en résulte que le présent jugement implique nécessairement que le préfet compétent délivre une autorisation provisoire de séjour à M. A... dans un délai de quinze jours et procède, en conséquence, à l’effacement de son signalement aux fins de non-admission dans le système d’information Schengen (SIS).
8. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 200 euros à verser au conseil de M. A... au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve de sa renonciation à la part contributive de l’Etat.
D E C I D E :
Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur la demande d’admission provisoire au bénéfice de l’aide juridictionnelle.
Article 2 : Les arrêtés du 14 septembre 2026 portant obligation de quitter le territoire et assignation à résidence sont annulés.
Article 3 : Il est enjoint au préfet compétent de délivrer à M. A... une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours et de procéder à l’effacement de son signalement aux fins de non-admission dans le système d’information Schengen.
Article 4 : L’Etat versera à Me Dumaz Zamora une somme de 1 200 euros au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve de sa renonciation à la part contributive de l’Etat.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B... A..., à Me Dumaz Zamora et au préfet des Landes.
Copie en sera adressée au préfet de la Haute-Garonne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er octobre 2026.
La magistrate désignée,
A. Triolet
La greffière,
M. Caloone
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière :
Par une requête enregistrée le 18 septembre 2026 et des pièces transmises le 29 septembre 2026, M. B... A..., représenté par Me Dumaz-Zamora, demande au tribunal :
1°) de l’admettre à titre provisoire au bénéfice de l’aide juridictionnelle ;
2°) d’annuler l’arrêté du 14 septembre 2026 par lequel le préfet des Landes l’a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d’une durée de trois ans ;
3°) d’annuler l’arrêté du 14 septembre 2026 par lequel le préfet des Landes l’a assigné à résidence ;
4°) d’enjoindre au préfet des Landes de procéder, sans délai, à l’effacement de son signalement aux fins de non-admission dans le système d’information Schengen (SIS) et de lui délivrer, dans un délai d’une semaine, une autorisation provisoire de séjour ;
5°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
La décision portant obligation de quitter le territoire :
- est insuffisamment motivée et entachée d’un défaut d’examen réel et sérieux alors qu’il avait indiqué avoir adressé une demande de titre de séjour à la préfecture de la Haute-Garonne ;
- a été prise en méconnaissance de son droit d’être entendu ;
- n’est pas signée en méconnaissance des dispositions de l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration ;
- est illégalement fondée sur une consultation du fichier des personnes recherchées dès lors que le préfet n’instruisait pas une demande et qu’il ne justifie pas de l’habilitation de la personne ayant procédé à cette vérification ;
- méconnaît les articles L. 611-1 1° et L. 613-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile à défaut d’avoir préalablement vérifié s’il pouvait disposer d’un droit au séjour alors qu’il avait présenté une demande ;
- méconnaît les dispositions de l’article L. 423-23 de ce code et les stipulations de l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme alors qu’il réside en France depuis 20 ans et n’a plus aucun lien avec son pays d’origine ;
- emporte des conséquences disproportionnées alors que sa situation aurait dû être régularisée sur le fondement des dispositions de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
Le refus de délai de départ :
- doit être annulé par voie de conséquence ;
- est insuffisamment motivé ;
- n’est pas signé en méconnaissance des dispositions de l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration ;
- est illégalement fondé sur une consultation du fichier des personnes recherchées ;
La décision fixant le pays de renvoi doit être annulée par voie de conséquence ;
L’interdiction de retour :
- doit être annulée par voie de conséquence ;
- est insuffisamment motivée et entachée d’un défaut d’examen réel et sérieux alors qu’il avait indiqué avoir adressé une demande de titre de séjour à la préfecture de la Haute-Garonne ;
- n’est pas signée en méconnaissance des dispositions de l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration ;
- est illégalement fondée sur une consultation du fichier des personnes recherchées ;
- est entachée d’erreur d’appréciation au regard des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- méconnaît les stipulations de l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme ;
- emporte des conséquences disproportionnées ;
L’assignation à résidence :
- est insuffisamment motivée ;
- a été prise en méconnaissance de son droit d’être entendu ;
- est entachée d’erreur d’appréciation en ce qu’il est assigné dans le département des Landes et doit se présenter tous les jours au commissariat de Dax alors qu’il demeure à Toulouse.
Le préfet des Landes a présenté un mémoire en défense, enregistré le 25 septembre 2026, par lequel il conclut au rejet de la requête.
Il conteste les moyens invoqués par le requérant et fait notamment valoir que M. A... ne justifie pas qu’il a adressé une demande d’admission au séjour et qu’il demeure, quoi qu’il en soit, compétent pour « établir l’irrégularité du séjour de l’intéressé ».
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridictionnelle ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Triolet pour statuer sur les recours dont le jugement relève des dispositions des articles L. 615-2, L. 614-1, L. 911-1 et L. 921-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Au cours de l’audience publique du 30 septembre 2026 à 14 heures 30, tenue en présence de Mme Caloone, greffière, Mme Triolet a lu son rapport et entendu les observations de Me Dumaz-Zamora, représentant M. A....
Me Dumaz-Zamora reprend les demandes et moyens développés par écrit. Questionnée, elle indique que M. A... n’a pas conservé de copie de sa demande de titre de séjour, qu’il ne l’a pas présentée par avocat de sorte qu’elle n’en connaît pas le fondement exact.
L’instruction a été close à 14 heures 50 à l’issue des débats.
Considérant ce qui suit :
1. M. A..., ressortissant bangladais né le 10 février 1971, indique être entré irrégulièrement en France en 2008. Il a fait l’objet de sept arrêtés portant obligation de quitter le territoire les 9 octobre 2009, 29 juin 2010, 12 février 2012, 6 mars 2014, 10 juillet 2015, 8 avril 2018 et 9 avril 2021, après rejet de ses trois demandes d’asile successives, à la suite d’un contrôle d’identité en 2012 ou dans le cadre d’une interpellation pour recel de vol en 2018 et, en dernier lieu, après rejet de sa demande de régularisation. Interpellé à Dax par les services de police à la suite d’un signalement, il a été auditionné et le préfet a pris à son encontre les deux arrêtés en litige.
2. M. A... ayant été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par décision du 22 septembre 2026, il n’y a plus lieu de statuer sur sa demande d’admission provisoire.
3. M. A... a indiqué aux policiers, en réponse à une question sur ses démarches pour obtenir un titre de séjour, « depuis quatre mois, j’ai envoyé une nouvelle demande à Toulouse en recommandé avec accusé de réception, je n’ai pas de nouvelles à ce jour ». Il produit dans la présente instance un accusé de réception du 7 avril 2026 d’un recommandé qu’il a adressé au « bureau de l’admission au séjour » de la préfecture de Haute-Garonne et justifie par une capture d’écran du site de ladite préfecture que les demandes d’admission exceptionnelle au séjour doivent lui être adressées par courrier.
4. Si l’intéressé n’a pas conservé copie de la demande et qu’il n’est pas à même d’en préciser le fondement, l’accusé de réception comportant la mention du service saisi constitue un début de preuve, qui n’est pas remis en cause par la préfecture des Landes. Elle se borne à indiquer dans ses écritures qu’il « ne ressort ni de l’interpellation de l’intéressé ni des pièces jointes à la requête qu’une telle demande soit réellement en cours d’instruction » sans faire état de vérifications auprès de la préfecture de Haute-Garonne. Dans ces circonstances, il doit être tenu pour acquis que M. A... a présenté une demande de titre de séjour ainsi qu’il l’indique. Il est, en conséquence, fondé à soutenir que l’obligation de quitter le territoire, qui n’y répond pas et ne fait pas état des éventuelles pièces produites, est entachée d’un défaut d’examen de sa situation personnelle et de son droit au séjour.
5. Par suite et sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens de la requête, la décision portant obligation de quitter le territoire et les décisions qui en découlent ne peuvent qu’être annulées.
6. Aux termes de l’article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : « Si la décision portant obligation de quitter le territoire français est annulée, il est immédiatement mis fin aux mesures de surveillance prévues aux articles L. 721-6, L. 721-7, L. 731-1, L. 731-3, L. 741-1 et L. 743-13, et l'étranger est muni d'une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce que l'autorité administrative ait à nouveau statué sur son cas ».
7. Il en résulte que le présent jugement implique nécessairement que le préfet compétent délivre une autorisation provisoire de séjour à M. A... dans un délai de quinze jours et procède, en conséquence, à l’effacement de son signalement aux fins de non-admission dans le système d’information Schengen (SIS).
8. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 200 euros à verser au conseil de M. A... au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve de sa renonciation à la part contributive de l’Etat.
D E C I D E :
Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur la demande d’admission provisoire au bénéfice de l’aide juridictionnelle.
Article 2 : Les arrêtés du 14 septembre 2026 portant obligation de quitter le territoire et assignation à résidence sont annulés.
Article 3 : Il est enjoint au préfet compétent de délivrer à M. A... une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours et de procéder à l’effacement de son signalement aux fins de non-admission dans le système d’information Schengen.
Article 4 : L’Etat versera à Me Dumaz Zamora une somme de 1 200 euros au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve de sa renonciation à la part contributive de l’Etat.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B... A..., à Me Dumaz Zamora et au préfet des Landes.
Copie en sera adressée au préfet de la Haute-Garonne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er octobre 2026.
La magistrate désignée,
A. Triolet
La greffière,
M. Caloone
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière :
Décisions similaires
TA95Excès de pouvoir
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2600300
01/10/2026
TA78Excès de pouvoir
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2612179
01/10/2026
TA78Excès de pouvoir
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2604311
01/10/2026
TA78Excès de pouvoir
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603832
01/10/2026