Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2603287
jeudi 1 octobre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2603287 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 septembre 2026, Mme B... C... et M. A... D... demandent au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) de suspendre à titre provisoire l’exécution de la décision n° 34272 du 25 septembre 2026 par laquelle le commandant du groupement de gendarmerie départementale du Gers a interdit l’accès et le séjour à la caserne de gendarmerie de Fleurance à Mme B... C... à compter du 26 septembre 2026 ;
2°) à titre subsidiaire, d’ordonner toute mesure provisoire moins contraignante que le juge estimera nécessaire et compatible avec les exigences de sécurité et de fonctionnement du service.
Ils soutiennent que :
- la condition tenant à l’urgence est satisfaite en raison de la prise d’effet immédiate de la décision, de la fin du bail du précédent logement de Mme C... le 27 septembre 2026, du projet d’installation commune du couple et de la difficulté de trouver un hébergement temporaire adapté aux deux chiens de l’intéressée ;
- cette décision porte atteinte à leur droit au respect de leur vie privée et familiale et à leur droit à mener une vie familiale normale alors qu’ils contestent la réalité des troubles constatés liés à la présence de Mme C... à la caserne de Fleurance ainsi que des perturbations graves du service et du risque de scandale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Brouard-Lucas, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale (…) ». En vertu de l’article L. 522 3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d’urgence n’est pas remplie ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée.
2. Si les requérants se prévalent de ce que la décision du 25 septembre 2026 par laquelle le commandant du groupement de gendarmerie départementale du Gers a interdit l’accès et le séjour à la caserne de gendarmerie de Fleurance à Mme B... C... à compter du 26 septembre 2026 porte atteinte à leur projet d’installation commune, il résulte de l’instruction que leur relation est très récente. Dans ces conditions, la décision attaquée ne porte pas une atteinte grave et manifestement illégale au droit des requérants au respect de leur vie privée et familiale ni à leur droit de mener une vie familiale normale. Par suite, les conclusions de la requête présentées sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative doivent être rejetées selon la procédure prévue à l’article L. 522‑3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme C... et M. D... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... C... et M. A... D....
Fait à Pau, le 1er octobre 2026.
La juge des référés,
C. Brouard-Lucas
La République mande et ordonne au préfet du Gers en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Par une requête, enregistrée le 30 septembre 2026, Mme B... C... et M. A... D... demandent au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) de suspendre à titre provisoire l’exécution de la décision n° 34272 du 25 septembre 2026 par laquelle le commandant du groupement de gendarmerie départementale du Gers a interdit l’accès et le séjour à la caserne de gendarmerie de Fleurance à Mme B... C... à compter du 26 septembre 2026 ;
2°) à titre subsidiaire, d’ordonner toute mesure provisoire moins contraignante que le juge estimera nécessaire et compatible avec les exigences de sécurité et de fonctionnement du service.
Ils soutiennent que :
- la condition tenant à l’urgence est satisfaite en raison de la prise d’effet immédiate de la décision, de la fin du bail du précédent logement de Mme C... le 27 septembre 2026, du projet d’installation commune du couple et de la difficulté de trouver un hébergement temporaire adapté aux deux chiens de l’intéressée ;
- cette décision porte atteinte à leur droit au respect de leur vie privée et familiale et à leur droit à mener une vie familiale normale alors qu’ils contestent la réalité des troubles constatés liés à la présence de Mme C... à la caserne de Fleurance ainsi que des perturbations graves du service et du risque de scandale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Brouard-Lucas, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale (…) ». En vertu de l’article L. 522 3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d’urgence n’est pas remplie ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée.
2. Si les requérants se prévalent de ce que la décision du 25 septembre 2026 par laquelle le commandant du groupement de gendarmerie départementale du Gers a interdit l’accès et le séjour à la caserne de gendarmerie de Fleurance à Mme B... C... à compter du 26 septembre 2026 porte atteinte à leur projet d’installation commune, il résulte de l’instruction que leur relation est très récente. Dans ces conditions, la décision attaquée ne porte pas une atteinte grave et manifestement illégale au droit des requérants au respect de leur vie privée et familiale ni à leur droit de mener une vie familiale normale. Par suite, les conclusions de la requête présentées sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative doivent être rejetées selon la procédure prévue à l’article L. 522‑3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme C... et M. D... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... C... et M. A... D....
Fait à Pau, le 1er octobre 2026.
La juge des référés,
C. Brouard-Lucas
La République mande et ordonne au préfet du Gers en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
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