Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2603294
jeudi 1 octobre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2603294 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 30 septembre 2026, M. A... C... demande au juge des référés d’enjoindre au maire de Lavardens, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, d’engager la procédure de péril imminent en diligentant une visite technique contradictoire de l’immeuble sis 53 rue Antoine de Roquelaure, 32360 Lavardens, dans un délai de 48 heures, sous astreinte par jour de retard.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme B... pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ». Aux termes de l’article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu’il y ait lieu d’appliquer les deux premiers alinéas de l’article L. 522-1. ».
2. M. C... fait valoir qu’il est propriétaire d’un bien immobilier en cours de réhabilitation sis sur la parcelle cadastrée section BL n°82 à Lavardens au 55 rue Antoine de Roquelaure et que l’immeuble sis sur la parcelle voisine BL n° 83 au 53 de la même rue, présente un « état de dégradation extrême » entraînant des chutes de pierres et matériaux sur sa parcelle et en particulier dans une zone où il fait réaliser des travaux, tandis que le mur pignon de la construction voisine présenterait un « état de déstabilisation progressive ». Il a, en conséquence, mis le maire de Lavardens en demeure d’engager la procédure de péril par un courrier recommandé réceptionné le 19 mars 2026 et resté sans réponse.
3. Le requérant ne justifie cependant pas que sa situation serait compromise de façon si imminente qu’elle imposerait d’ordonner une mesure de sauvegarde dans un délai de quarante-huit heures.
4. Au surplus, s’agissant de l’atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, il invoque un risque pour « l’intégrité physique des personnes œuvrant sur son chantier, des passants et de lui-même ». Pour l’établir, il se borne à produire quatre clichés d’une remise dont la toiture, peu entretenue, déborde sur sa parcelle et un extrait de courriel d’un intervenant de l’entreprise réalisant des travaux chez lui qui indique « je te confirme que l’écoulement des eaux sur ta parcelle sans qu’elles soient récupérées nous pose problème. Mon besoin pour la sécurité et la qualité du travail des compagnons de l’entreprise passe par une récupération en pied de pente de l’écoulement des eaux de la toiture (…) ». Il résulte, par ailleurs, des pièces produites qu’une instance est pendante devant le juge judiciaire.
5. Dans ces circonstances, M. C... ne justifie pas qu’il remplit les conditions de l’intervention d’une mesure de référé dans les quarante-huit heures et il y a lieu de rejeter sa requête selon la procédure prévue par les dispositions précitées de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. C... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à A... C....
Copie en sera adressée pour information au maire de Lavardens.
Fait à Pau, le 1er octobre 2026.
La juge des référés,
A. B...
La République mande et ordonne au préfet du Gers en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière :
Par une requête enregistrée le 30 septembre 2026, M. A... C... demande au juge des référés d’enjoindre au maire de Lavardens, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, d’engager la procédure de péril imminent en diligentant une visite technique contradictoire de l’immeuble sis 53 rue Antoine de Roquelaure, 32360 Lavardens, dans un délai de 48 heures, sous astreinte par jour de retard.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme B... pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ». Aux termes de l’article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu’il y ait lieu d’appliquer les deux premiers alinéas de l’article L. 522-1. ».
2. M. C... fait valoir qu’il est propriétaire d’un bien immobilier en cours de réhabilitation sis sur la parcelle cadastrée section BL n°82 à Lavardens au 55 rue Antoine de Roquelaure et que l’immeuble sis sur la parcelle voisine BL n° 83 au 53 de la même rue, présente un « état de dégradation extrême » entraînant des chutes de pierres et matériaux sur sa parcelle et en particulier dans une zone où il fait réaliser des travaux, tandis que le mur pignon de la construction voisine présenterait un « état de déstabilisation progressive ». Il a, en conséquence, mis le maire de Lavardens en demeure d’engager la procédure de péril par un courrier recommandé réceptionné le 19 mars 2026 et resté sans réponse.
3. Le requérant ne justifie cependant pas que sa situation serait compromise de façon si imminente qu’elle imposerait d’ordonner une mesure de sauvegarde dans un délai de quarante-huit heures.
4. Au surplus, s’agissant de l’atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, il invoque un risque pour « l’intégrité physique des personnes œuvrant sur son chantier, des passants et de lui-même ». Pour l’établir, il se borne à produire quatre clichés d’une remise dont la toiture, peu entretenue, déborde sur sa parcelle et un extrait de courriel d’un intervenant de l’entreprise réalisant des travaux chez lui qui indique « je te confirme que l’écoulement des eaux sur ta parcelle sans qu’elles soient récupérées nous pose problème. Mon besoin pour la sécurité et la qualité du travail des compagnons de l’entreprise passe par une récupération en pied de pente de l’écoulement des eaux de la toiture (…) ». Il résulte, par ailleurs, des pièces produites qu’une instance est pendante devant le juge judiciaire.
5. Dans ces circonstances, M. C... ne justifie pas qu’il remplit les conditions de l’intervention d’une mesure de référé dans les quarante-huit heures et il y a lieu de rejeter sa requête selon la procédure prévue par les dispositions précitées de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. C... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à A... C....
Copie en sera adressée pour information au maire de Lavardens.
Fait à Pau, le 1er octobre 2026.
La juge des référés,
A. B...
La République mande et ordonne au préfet du Gers en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière :
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