LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2005149

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2005149

jeudi 9 février 2023

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2005149
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
FormationJuge unique (3)
Avocat requérantSERRA

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I.Par une requête et des mémoires, enregistrés les 21 août 2020, 17 août 2021 et 3 novembre 2022 sous le numéro 2005149, la société anonyme (SA) Spiess, représentée par Me Serra, demande au tribunal :

1°)de prononcer la décharge de la cotisation de taxe foncière à laquelle elle a été assujettie au titre de l'année 2019 à raison de locaux situés au lieu-dit Roessler à Benfeld ;

2°)de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

En ce qui concerne les locaux couverts :

-c'est à tort que l'administration lui a refusé le bénéfice de l'exonération prévue à l'article 1389 du code général des impôts ;

-la condition d'exploitation par le propriétaire est satisfaite dès lors qu'elle a l'intention d'exploiter une activité industrielle et commerciale ;

-elle devait exécuter certains travaux avant de commencer à exploiter cette activité ;

-subsidiairement, les locaux destinés à l'entreposage de son matériel n'entrent dans aucune catégorie et leur valeur locative doit, dès lors, être estimée à partir de leur valeur vénale à laquelle il convient d'appliquer un taux de 8 % ;

En ce qui concerne les locaux non couverts :

-la valeur locative de ces locaux, qui sont principalement affectés à une activité industrielle, doit être évalué selon la méthode comptable définie par l'article 1499 du code général des impôts.

Par un mémoire en défense, enregistré le 27 juillet 2021, la directrice régionale des finances publiques de la région Grand Est et du département du Bas-Rhin conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens soulevés par la SA Spiess ne sont pas fondés.

II.Par une requête et des mémoires, enregistrés les 21 août 2020, 17 août 2021 et 3 novembre 2022 sous le numéro 2005150, la SA Spiess, représentée par Me Serra, demande au tribunal :

1°)de prononcer la décharge de la cotisation de taxe foncière à laquelle elle a été assujettie au titre de l'année 2017 à raison de locaux situés au lieu-dit Roessler à Benfeld ;

2°)de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soulève les mêmes moyens que ceux qu'elle a invoqués à l'appui de la requête enregistrée sous le numéro 2005149.

Par un mémoire en défense, enregistré le 27 juillet 2021, la directrice régionale des finances publiques de la région Grand Est et du département du Bas-Rhin conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens soulevés par la SA Spiess ne sont pas fondés.

III.Par une requête et des mémoires, enregistrés les 21 août 2020, 17 août 2021 et 3 novembre 2022 sous le numéro 2005151, la SA Spiess, représentée par Me Serra, demande au tribunal :

1°)de prononcer la décharge de la cotisation de taxe foncière à laquelle elle a été assujettie au titre de l'année 2018 à raison de locaux situés au lieu-dit Roessler à Benfeld ;

2°)de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soulève les mêmes moyens que ceux qu'elle a invoqués à l'appui de la requête enregistrée sous le numéro 2005149.

Par un mémoire en défense, enregistré le 27 juillet 2021, la directrice régionale des finances publiques de la région Grand Est et du département du Bas-Rhin conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens soulevés par la SA Spiess ne sont pas fondés.

IV.Par une requête et des mémoires, enregistrés les 4 janvier 2021, 17 août 2021 et 3 novembre 2022 sous le numéro 2100024, la SA Spiess, représentée par Me Serra, demande au tribunal :

1°)de prononcer la décharge de la cotisation de taxe foncière à laquelle elle a été assujettie au titre de l'année 2020 à raison de locaux situés au lieu-dit Roessler à Benfeld ;

2°)de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soulève les mêmes moyens que ceux qu'elle a invoqués à l'appui de la requête enregistrée sous le numéro 2005149.

Par un mémoire en défense, enregistré le 27 juillet 2021, la directrice régionale des finances publiques de la région Grand Est et du département du Bas-Rhin conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens soulevés par la SA Spiess ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le décret n° 2011-1267 du 10 octobre 2011 ;

- le code de justice administrative ;

Le président du tribunal a désigné M. B A en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Après avoir, au cours de l'audience publique, présenté son rapport et entendu :

- les conclusions de M. Laurent Guth, rapporteur public ;

- et les observations de Me Grascoeur substituant Me Serra représentant la SA Spiess.

Considérant ce qui suit :

1.Les requêtes enregistrées sous les numéros 2005149, 2005150, 2005151 et 2100024 présentent à juger les mêmes questions, concernent la situation d'un même contribuable et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

2.La SA Spiess conteste les cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2017, 2018, 2019 et 2020 pour des montants respectifs de 19 150 euros, 19 114 euros, 18 982 euros et 21 043 euros à raison des bâtiments dont elle est propriétaire situés 9000 Roessler à Benfeld.

3.En premier lieu, aux termes de l'article 1380 du code général des impôts : " La taxe foncière est établie annuellement sur les propriétés bâties sises en France à l'exception de celles qui en sont expressément exonérées par les dispositions du présent code ". Aux termes de l'article 1494 du code général des impôts : " La valeur locative des biens passibles de la taxe foncière sur les propriétés bâties, de la taxe d'habitation ou d'une taxe annexe établie sur les mêmes bases est déterminée, conformément aux règles définies par les articles 1495 à 1508, pour chaque propriété ou fraction de propriété normalement destinée à une utilisation distincte. ". Aux termes de l'article 1495 de ce code : " Chaque propriété ou fraction de propriété est appréciée d'après sa consistance, son affectation, sa situation et son état, à la date de l'évaluation () ". L'article 324 A de l'annexe III au code général des impôts dispose : " Pour l'application de l'article 1494 du code général des impôts, on entend : / 1° Par propriété normalement destinée à une utilisation distincte : / a) En ce qui concerne les biens autres que les établissements industriels, l'ensemble des sols, terrains et bâtiments qui font partie du même groupement topographique et sont normalement destinés à être utilisés par un même occupant en raison de leur agencement ; / b) En ce qui concerne les établissements industriels, l'ensemble des sols, terrains, bâtiments et installations qui concourent à une même exploitation et font partie du même groupement topographique ; / 2° Par fraction de propriété normalement destinée à une utilisation distincte, lorsqu'ils sont situés dans un immeuble collectif ou un ensemble immobilier : / a) Le local normalement destiné, à raison de son agencement, à être utilisé par un même occupant ; / b) L'établissement industriel dont les éléments concourent à une même exploitation. / () ".

4.D'une part, il résulte de l'instruction que l'ensemble immobilier dont la société requérante est propriétaire à Benfeld est constitué de terrains et de bâtiments contigus qui sont utilisés pour la réalisation d'une même activité économique. Si la SA Spiess soutient que les locaux couverts, identifiés sous le numéro d'invariant 67008, et les espaces de stockage non couverts, identifiés sous le numéro d'invariant 67010, doivent être évalués séparément, elle n'appuie d'aucune précision, ni d'aucun commencement de preuve, l'allégation selon laquelle elle y conduirait des activités distinctes. Par suite, c'est par une exacte application des dispositions précitées de l'article 1494 du code général des impôts que l'administration a regardé la propriété de la SA Spiess à Benfeld comme constituant un seul groupement topographique utilisé par un même occupant dont la valeur locative doit être déterminée de façon unitaire.

5.D'autre part, la SA Spiess n'est pas fondée à se prévaloir, sur le fondement des dispositions de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales, de la doctrine référencée BOI-IF-TFB-20-10-10-30 n°160, qui ne comporte aucune interprétation de la loi fiscale différente de celle dont il est fait application.

6.En deuxième lieu, aux termes du I de l'article 1389 de ce code : " Les contribuables peuvent obtenir le dégrèvement de la taxe foncière en cas de vacance d'une maison normalement destinée à la location ou d'inexploitation d'un immeuble utilisé par le contribuable lui-même à usage commercial ou industriel, à partir du premier jour du mois suivant celui du début de la vacance ou de l'inexploitation jusqu'au dernier jour du mois au cours duquel la vacance ou l'inexploitation a pris fin. / Le dégrèvement est subordonné à la triple condition que la vacance ou l'inexploitation soit indépendante de la volonté du contribuable, qu'elle ait une durée de trois mois au moins et qu'elle affecte soit la totalité de l'immeuble, soit une partie susceptible de location ou d'exploitation séparée ".

7.Pour demander la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties en litige, la SA Spiess soutient qu'elle ne peut exploiter la fraction de sa propriété constituée de locaux couverts. Toutefois, dès lors que, ainsi qu'il a été dit au point 4, la propriété de la société requérante constitue un groupement topographique unique, dont il est constant qu'il est le siège de son activité économique, la circonstance, à la supposer même avérée, qu'une partie des locaux ne serait pas utilisée, ne saurait ouvrir droit au bénéfice de l'exonération prévue par les dispositions précitées de l'article 1389 du code général des impôts.

8.En troisième lieu, aux termes de l'article 1499 du code général des impôts : " La valeur locative des immobilisations industrielles passibles de la taxe foncière sur les propriétés bâties est déterminée en appliquant au prix de revient de leurs différents éléments, revalorisé à l'aide des coefficients qui avaient été prévus pour la révision des bilans, des taux d'intérêt fixés par décret en Conseil d'État () ". Il résulte de ces dispositions que revêtent un caractère industriel, au sens de l'article 1499 du code général des impôts, les établissements dont l'activité nécessite d'importants moyens techniques, non seulement lorsque cette activité consiste dans la fabrication ou la transformation de biens corporels mobiliers mais aussi lorsque le rôle des installations techniques, matériels et outillages mis en œuvre, fût-ce pour les besoins d'une autre activité, est prépondérant.

9.Il ne résulte de la seule circonstance que la SA Spiess utilise, pour son activité de collecte et de recyclage de matériaux de déconstruction, un pont à bascule, un concasseur mobile, des chargeurs et des pelles, ni que cette activité nécessite des moyens techniques importants, ni que le rôle de ces moyens soit prépondérant. Il s'ensuit que l'ensemble immobilier en litige ne peut être regardé comme un établissement industriel au sens de l'article 1499 du code général des impôts. Il suit de là que la SA Spiess n'est pas fondée à soutenir que l'administration aurait dû utiliser pour déterminer sa valeur locative, la méthode comptable.

10.En dernier lieu, aux termes de l'article 310 Q de l'annexe II au code général des impôts, qui reprend les dispositions de l'article 1er du décret n° 2011-1267 du 10 octobre 2011 : " Pour l'application du second alinéa du I de l'article 1498 du code général des impôts, les propriétés bâties mentionnées au premier alinéa de ce même I sont classées selon les sous-groupes et catégories suivants : () Sous-groupe III : lieux de dépôt ou de stockage et parcs de stationnement : / Catégorie 1 : lieux de dépôt à ciel ouvert et terrains à usage commercial ou industriel. / Catégorie 2 : lieux de dépôt couverts ".

11.Il résulte de l'instruction que l'administration a classé les locaux couverts, identifiés sous le numéro d'invariant 67008, de l'ensemble immobilier en litige dans la catégorie 2 du sous-groupe III, dite DEP2, et les espaces de stockage non couverts, identifiés sous le numéro d'invariant 67010, dans la catégorie 1 du même sous-groupe, dite DEP1. Il résulte clairement des dispositions précitées de l'article 310 Q que, contrairement à ce que soutient la société requérante, la catégorie DEP2 n'est pas limitée aux locaux de stockage de marchandises destinées à la vente. La SA Spiess ne saurait utilement invoquer les mentions de la notice d'aide au remplissage de la déclaration d'un local à usage professionnel ou commercial 6660-NOT, qui ne peut être regardée comme étant au nombre des instructions ou circulaires publiées par lesquelles l'administration fait connaître son interprétation des textes fiscaux et dont les contribuables peuvent se prévaloir à son encontre sur le fondement de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales.

12.Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que la SA Spiess n'est pas fondée à demander la décharge des impositions en litige. Par voie de conséquence, elle ne peut prétendre au bénéfice des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D É C I D E :

Article 1 : Les requêtes de la SA Spiess sont rejetées.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SA Spiess et au directeur régional des finances publiques de la région Grand Est et du département du Bas-Rhin.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 février 2023.

Le magistrat désigné,

C. ALa greffière,

O. WAGNER

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Nos 2005149, 2005150, 2005151, 2100024

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions