LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2007339

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2007339

jeudi 13 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2007339
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantVINCENT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 24 novembre 2020 et le 5 octobre 2022, la société Norba Lorraine, représentée par Me Gallet, demande au tribunal :

1°)de condamner la commune de Metz à lui verser la somme de 34 359,66 euros toutes taxes comprises (TTC) au titre du solde du marché, assortie des intérêts moratoires applicables aux marchés publics à compter du jour du jugement ;

2°)de mettre à la charge de la commune de Metz la somme de 3 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les pénalités de retard mises à sa charge par la commune de Metz ne sont pas fondées dès lors que le calcul de la durée du retard ne pouvait reposer sur le délai d'exécution prévu dans l'ordre de service n° 3 ;

- elles ne sont pas fondées dès lors que l'allongement de la durée du chantier n'est pas de son fait, mais résulte de défaillances du maître d'œuvre, du bureau d'étude responsable de la mission OPC et du maître de l'ouvrage dans l'exercice de son pouvoir de direction et de contrôle ;

- les pénalités pour absence ou départ prématuré aux réunions de chantier ne sont pas fondées dès lors qu'elle a été présente chaque fois que sa présence était considérée comme indispensable et a assisté à des réunions supplémentaires du fait de l'allongements de la durée du chantier ;

- le prix du marché est de 111 193 euros TTC ;

- la commune de Metz a réglé des sommes pour un montant total de 73 833,54 euros TTC, soit un solde de 34 359,66 euros TTC dû à la société Norba Lorraine.

Par un mémoire en défense, enregistré le 24 août 2022, la commune de Metz, représentée par Me Lévy, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la société Norba Lorraine en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les pénalités sont fondées ;

- le solde restant dû à la société Norba Lorraine, hors pénalités, est de 27 371,09 euros TTC.

Par ordonnance du 5 octobre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 21 octobre 2022.

Une demande de pièces a été adressée à la société Norba Lorraine sur le fondement de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative. La réponse, enregistrée le 15 juin 2023, n'a pas été communiquée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le décret n° 2013-269 du 29 mars 2013 ;

- l'arrêté du 8 septembre 2009 portant approbation du cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés publics de travaux ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Dobry,

- les conclusions de M. Boutot, rapporteur public,

- et les observations de Me Grèze, substituant Me Lévy, représentant la commune de Metz.

Considérant ce qui suit :

1. Selon acte d'engagement du 3 juillet 2018, la société Norba Lorraine s'est vu attribuer par la commune de Metz le lot n° 6 " menuiseries extérieures aluminium " d'un marché portant sur une opération de réhabilitation du centre technique de la propreté urbaine Dreyfus Dupont à Metz. La réception des travaux a été prononcée avec effet au 13 décembre 2019 et les dernières réserves ont été levées le 30 juin 2020. La société Norba Lorraine a adressé le 17 juin 2020 son projet de décompte final au maître d'œuvre. La commune de Metz a notifié le décompte général à la société requérante le 17 juillet 2020, et déduit du solde du marché des pénalités d'un montant de 33 300 euros. La société Norba Lorraine a signé avec réserves le décompte général et adressé au maître de l'ouvrage un mémoire de réclamation afin de contester les pénalités, auquel la commune de Metz a répondu le 21 septembre 2020, ramenant à 28 800 euros le montant des pénalités. Par la présente requête, la société Norba Lorraine demande la condamnation de la commune de Metz à lui verser le solde du marché sans que ne soient appliquées les pénalités.

Sur les pénalités pour retard dans l'exécution des travaux :

En ce qui concerne l'existence d'un retard :

2. L'article 3.2 de l'acte d'engagement du lot n° 6 stipule que : " Le délai d'exécution de l'ensemble des lots est de 12 mois et 15 jours à compter de la date fixée par l'ordre de service qui prescrira de commencer l'exécution du ou des premier(s) lot(s). / Le délai d'exécution propre au lot faisant l'objet du présent marché est déterminé dans les conditions prévues au calendrier d'exécution. L'ordre de service prescrivant de commencer l'ensemble des prestations sera notifié à chaque entrepreneur titulaire d'un lot ".

3. Le cahier des clauses administratives particulières (CCAP) applicable au marché litigieux stipule en son article 7.1 que : " Le délai d'exécution de l'ensemble des travaux ou délai global de l'opération de travaux est tel que fixé dans l'Acte d'Engagement par le maître d'ouvrage en son article 3.2. / Ce délai aura pour origine la date fixée par l'Ordre de service du maître d'ouvrage notifiant le démarrage des travaux, lequel devra tenir compte de la période de préparation fixée à l'article 9. / Les délais d'exécution propres à chacun des lots s'insèrent dans ce délai d'ensemble, conformément au calendrier prévisionnel d'exécution joint au présent Cahier des Clauses Administratives Particulières. / Tout délai mentionné au présent marché s'entend en jours calendaires (dimanche et jours fériés compris). Ce délai expire à minuit le dernier jour du délai. / Les délais d'exécution partent de la première intervention de l'entrepreneur sur le chantier et expirent en même temps que sa dernière intervention ". L'article 7.4.1 du CCAP stipule que : " Par dérogation aux dispositions de l'article 20.1 du CCAG Travaux, en cas de retard dans l'exécution des travaux, il est appliqué au titulaire du lot concerné une pénalité journalière de 500 €. Les pénalités sont encourues du simple fait de la constatation du retard par le maître d'œuvre ". L'article 9.1 du CCAP stipule enfin que : " Il est prévu une période de préparation d'un mois. Par dérogation à l'article 28.1 du CCAG travaux, cette période de préparation n'est pas comprise dans le délai d'exécution ".

4. Le cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés de travaux (CCAG), dans sa version issue de l'arrêté du 8 septembre 2009 applicable au présent marché, stipule en son article 20.1 que : " En cas de retard imputable au titulaire dans l'exécution des travaux, qu'il s'agisse de l'ensemble du marché ou d'une tranche pour laquelle un délai d'exécution partiel ou une date limite a été fixé, il est appliqué une pénalité journalière ()20.1.5. En cas de retard sur un délai partiel prévu au marché, si le délai global est respecté, le représentant du pouvoir adjudicateur rembourse au titulaire les pénalités provisoires appliquées, à la condition que le retard partiel n'ait pas eu d'impact sur les autres travaux de l'ouvrage ".

5. Il résulte des stipulations précitées que, lorsque le cocontractant n'est que partiellement responsable d'un retard dans l'exécution du contrat, les pénalités applicables doivent être calculées seulement d'après le nombre de jours de retard imputables au cocontractant lui-même.

6. Il résulte de l'instruction que, par un ordre de service n° 1 notifié le 17 juillet 2018 à la société requérante, le maître d'œuvre a fixé la date de démarrage de la période de préparation des travaux au 13 juillet 2018. Le démarrage des travaux a été fixé au 17 août 2018, et la date d'expiration du délai global d'exécution, au 31 août 2019. Un calendrier prévisionnel était joint à l'ordre de service, prévoyant l'intervention de la société requérante à partir de la troisième semaine d'octobre 2018 pour quatre semaines, puis à partir de la fin du mois de mai 2019 pour une semaine. Par un ordre de service n° 2 notifié le 21 décembre 2018 à la société requérante, le maître d'œuvre a communiqué aux intervenants un calendrier d'exécution mis à jour, prévoyant que la première intervention de la société titulaire du lot n° 6 débuterait le 10 décembre 2018 et que sa dernière intervention s'achèverait le 12 avril 2019, sans que la date d'expiration du délai global d'exécution ne soit modifiée. Enfin, par un ordre de service n° 3 établi le 16 juillet 2019 et notifié à la société requérante le 25 septembre 2019, le maître d'œuvre a fixé la fin du chantier au 24 octobre 2019.

7. La date d'achèvement des travaux du lot n° 6 a été arrêtée au 13 décembre 2019, accusant ainsi un retard de 104 jours par rapport à la fin du délai global d'exécution. Sur ce retard global, la commune de Metz doit être regardée comme imputant à la société Norba Lorraine un retard de 50 jours compris entre le 24 octobre et le 13 décembre 2019. La société Norba Lorraine, qui a signé sans réserve l'ordre de service n° 3 fixant au 24 octobre 2019 la date d'achèvement de ses travaux, ne conteste pas l'existence de ce retard, mais soutient qu'il est imputable à d'autres participants aux travaux.

En ce qui concerne l'imputabilité du retard du lot n° 6 :

8. Tout d'abord, eu égard à ce qui précède, la société Norba Lorraine n'est pas fondée à invoquer les fautes du maître d'œuvre se rapportant à la période antérieure à l'émission de l'ordre de service n° 3 le 16 juillet 2019, seules les causes de retard postérieures à la fixation par le maître d'œuvre d'une date d'achèvement des travaux, en fonction des données dont il disposait à la date de cet ordre de service, étant de nature à expliquer le décalage entre la date ainsi prévue et la date effective d'achèvement des travaux. Ainsi, les circonstances tirées de la désignation tardive du titulaire du lot n° 5, de l'absence d'actualisation du planning et de la modification en cours de chantier du châssis du magasin, intervenue au printemps 2019, ne sont pas de susceptibles d'expliquer le retard dans l'achèvement des travaux.

9. Ensuite, s'agissant de la transmission tardive par le maître d'œuvre des informations nécessaires à la mise en fabrication des châssis de la façade ouest du centre technique, la société requérante fait valoir qu'eu égard aux délais de fabrication des châssis et à la fermeture de l'usine au mois d'août, elle n'aurait pas été en mesure de poser les châssis avant le mois d'octobre 2019. Il résulte de l'instruction que le plan de la façade a été transmis par le maître d'œuvre à la société requérante le 20 mai 2019, puis que cette dernière a demandé le 20 juin 2019 des informations complémentaires concernant l'implantation des cloisons au premier étage, qui lui ont été données le 12 juillet 2019. Les châssis de la façade ouest du centre technique ont été posés les 10 et 11 octobre 2019. D'une part, il n'est pas établi que les éléments transmis par le maître d'œuvre les 20 mai et 12 juillet 2019 auraient été indispensables à la mise en fabrication des châssis, alors notamment que le courriel du 12 juillet 2019 ne vient apporter de précision que sur l'implantation d'une cloison. D'autre part, le délai de fabrication des châssis, estimé à huit semaines par la société Norba, n'est pas établi et il ne permet pas au demeurant de justifier le délai écoulé entre la transmission des plans de la façade le 20 mai 2019 et la pose des châssis près de cinq mois plus tard. Dès lors, la société Norba n'est pas fondée à soutenir que son retard dans la pose des châssis de la façade ouest du centre technique serait dû à la faute du maître d'œuvre.

10. Enfin s'agissant des châssis du sas d'entrée, la société Norba soutient que la pose tardive de la structure porteuse, du 14 au 18 octobre 2019, l'aurait empêchée de mettre les châssis en fabrication avant cette date, tandis que la commune de Metz soutient qu'il appartenait à la société Norba de transmettre ses plans pour permettre de poser la structure porteuse. Il résulte de l'instruction que la société Norba n'a indiqué que le 4 octobre 2019 lors d'une réunion de chantier qu'elle attendait la pose de la structure porteuse pour mettre en fabrication les châssis. Dès lors, et sans qu'il soit besoin de déterminer s'il était initialement prévu que les plans des châssis déterminent la fabrication de la structure porteuse ou l'inverse, il n'est pas établi que le retard pris du fait de la mise en fabrication des châssis à compter de la fin du mois d'octobre 2018 serait dû à la faute de tiers.

11. Il résulte de tout ce qui précède que la société Norba n'est pas fondée à soutenir que le retard de 50 jours dans l'exécution des travaux par rapport à la date d'achèvement fixée dans l'ordre de service n° 3 ne lui est pas imputable. Par conséquent, l'imputation à la société Norba de pénalités pour retard dans l'exécution des travaux, à hauteur de 25 000 euros correspondant à 50 jours de retard, est fondée.

Sur les pénalités pour absence aux réunions de chantier :

12. Aux termes des stipulations de l'article 7.4.2 du CCAP : " Les comptes rendus de chantier valent convocation des entreprises dont la présence est requise. Les rendez-vous de chantier sont fixés par le maître d'œuvre. En cas d'absence à la réunion de chantier, le titulaire encourt une pénalité fixée à 200 € ".

13. La société Norba ne conteste pas son absence à 19 réunions de chantiers auxquelles elle avait été convoquée, mais elle se borne à soutenir que sa présence n'y était pas indispensable et que sa présence lors de la tenue de réunions de chantier supplémentaires dues aux retards d'exécution a compensé ses absences. De telles circonstances ne permettent toutefois pas de justifier l'absence de la société aux réunions de chantiers auxquelles sa présence avait été requise, et les pénalités d'un montant de 3 800 euros mises à sa charge à ce titre sont fondées.

Sur le solde du marché :

14. Il résulte des mentions non contestées du décompte général que le montant total du marché est de 111 193,20 euros TTC, duquel doivent être soustraites les pénalités pour retard dans l'exécution des travaux et les pénalités pour absence aux réunions de chantier, d'un montant de 28 800 euros après prise en compte par la commune de Metz du mémoire de réclamation de la société Norba Lorraine. Le décompte final du marché s'établit ainsi à la somme de 82 393,20 euros TTC.

15. Il résulte également des mentions du décompte général, non contestées dans le mémoire de réclamation de la société requérante, que la commune de Metz a réglé des acomptes pour un montant total de 67 455,88 euros TTC. Le solde du marché s'établit ainsi à la somme de 14 937,32 euros TTC.

16. Postérieurement à la notification du décompte général, le 4 novembre 2020, la commune de Metz a effectué un règlement d'un montant de 12 566,23 euros TTC à la société Norba Lorraine, de sorte que la commune de Metz reste devoir une somme de 2 371,09 euros TTC à la société requérante en exécution du marché.

Sur les intérêts moratoires :

17. Aux termes de l'article 1er du décret du 29 mars 2013 relatif à la lutte contre les retards de paiement dans les contrats de la commande publique : " Le délai de paiement prévu au premier alinéa de l'article 37 de la loi du 28 janvier 2013 susvisée est fixé à : / 1° Trente jours pour : () b) Les collectivités territoriales et les établissements publics locaux () ". Aux termes de l'article 2 du même décret : " () 2° Pour le paiement du solde des marchés de travaux soumis au code des marchés publics, le délai de paiement court à compter de la date de réception par le maître de l'ouvrage du décompte général et définitif établi dans les conditions fixées par le cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés publics de travaux ; () ". L'article 8 du même décret dispose enfin que : " () Les intérêts moratoires courent à compter du jour suivant l'échéance prévue au contrat ou à l'expiration du délai de paiement jusqu'à la date de mise en paiement du principal incluse. () "

18. Il résulte de l'instruction que la société Norba Lorraine a signé le décompte général avec réserves et l'a notifié le 11 août 2020 à la commune de Metz. Dès lors, les sommes mises à la charge de la commune de Metz doivent être assorties des intérêts moratoires à compter, comme le demande la requérante, de la date de notification du présent jugement.

Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

19. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de la commune de Metz les sommes demandées par la société Norba Lorraine au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.

20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font en outre obstacle à ce que la société Norba Lorraine, qui n'est pas la partie perdante, verse à la commune de Metz les sommes que celle-ci réclame au même titre.

D E C I D E :

Article 1 :La commune de Metz versera à la société Norba Lorraine la somme de 2 371,09 euros (deux-mille-trois-cent-soixante-et-onze euros et neuf centimes) toutes taxes comprises, assortie des intérêts moratoires à compter de la date du présent jugement.

Article 2 :Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 3 :Le présent jugement sera notifié à la société Norba Lorraine et à la commune de Metz.

Délibéré après l'audience du 28 juin 2023, à laquelle siégeaient :

M. Rees, président,

Mme Merri, première conseillère,

Mme Dobry, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juillet.

La rapporteure,

S. DOBRY

Le président,

P. REES La greffière,

V. IMMELÉ

La République mande et ordonne au préfet de la Moselle en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions