jeudi 17 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2100385 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL MURIEL GILLETTE AVOCAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 15 janvier 2021, 6 et 31 juillet et 13 septembre 2023, la société Vert Marine, représentée par Me Gillette, demande au tribunal :
1°) de condamner la communauté de communes de la vallée de la Bruche à lui verser la somme de 275 000 euros ou, subsidiairement, de 10 000 euros, augmentée des intérêts de droit à compter du 16 septembre 2020 et de leur capitalisation ;
2°) de mettre à la charge de toute partie perdante la somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle a été irrégulièrement évincée de l'attribution de la délégation de service public pour l'exploitation du centre aquatique de La Broque, dès lors que la communauté de communes de la vallée de la Bruche a, en connaissance de cause, retenu une offre qui, prévoyant la mise en œuvre d'une convention collective inapplicable, méconnaît la législation en vigueur ;
- compte tenu de l'irrégularité de l'offre retenue et de celle qui a été classée en deuxième position devant la sienne, elle a été privée d'une chance sérieuse d'obtenir le contrat ; dès lors, elle est fondée à réclamer l'indemnisation de son manque à gagner, qui s'élève à 275 000 euros hors taxes ; subsidiairement, elle est fondée à demander le remboursement des frais de préparation de son offre, soit 10 000 euros.
Par des mémoires en intervention enregistrés les 4 avril 2022 et 7 juillet 2023, la société Action développement loisir - Espace récréa, représentée par Me Cabanes, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la requérante la somme de 1 500 euros à lui verser en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que la requérante ne justifie pas d'un intérêt lésé lui permettant de contester la validité du contrat, que les moyens qu'elle soulève sont inopérants ou infondés, et que le préjudice dont elle demande réparation n'est établi ni dans son principe, ni dans son montant.
Par des mémoires en défense enregistrés les 4 avril 2022 et 28 juillet 2023, la communauté de communes de la vallée de la Bruche, représentée par Me Lang, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la requérante la somme de 2 000 euros à lui verser en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient qu'aucun des moyens soulevés par la requérante n'est fondé et que le préjudice dont elle demande réparation n'est établi ni dans son principe, ni dans son montant.
Le 28 septembre 2023, la société Action développement loisir - Espace récréa a déposé un mémoire, qui n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la commande publique ;
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus lors de l'audience publique du 26 septembre 2024 :
- le rapport de M. Rees ;
- les conclusions de Mme Merri, rapporteure public ;
- les observations de Me Lang, représentant la communauté de communes de la vallée de la Bruche ;
- les observations de Me Girard, représentant la société Action développement loisir - Espace récréa.
Considérant ce qui suit :
1. En 2017, la communauté de communes de la vallée de la Bruche a engagé une procédure de publicité et de mise en concurrence en vue de la conclusion d'un contrat de délégation de service public pour la gestion et l'exploitation du centre aquatique de La Broque. Trois sociétés, Equalia, Action développement loisir - Espace récréa et Vert Marine, ont présenté leur candidature ont ensuite été admises à présenter une offre. A l'issue de la procédure, la commission de délégation de service public de l'établissement a classé en troisième position l'offre de la société Vert Marine, en deuxième position celle de la société Equalia, et en première position, celle de la société Action développement loisir - Espace récréa, avec laquelle le contrat a été conclu. Estimant avoir été illégalement évincée de l'attribution du contrat, la société Vert Marine demande au tribunal de condamner la communauté de communes de la vallée de la Bruche à l'indemniser de son manque à gagner, qu'elle chiffre à la somme de 275 000 euros, ou à défaut à lui verser la somme de 10 000 euros correspondant aux frais de préparation de son offre.
Sur l'intervention volontaire de la société Action développement loisir - Espace récréa :
2. Dès lors que les conclusions indemnitaires de la société Vert Marine sont fondées sur l'irrégularité de son offre, laquelle est susceptible d'affecter la validité du contrat de délégation de service public qu'elle a conclu avec la communauté de communes de la vallée de la Bruche et, par suite, ses relations avec cette dernière, la société Action développement loisir - Espace récréa justifie d'un intérêt suffisant pour intervenir à l'instance.
Sur les conclusions indemnitaires présentées par la société Vert Marine :
En ce qui concerne la faute de la communauté de communes de la vallée de la Bruche :
3. D'une part, aux termes de l'article L. 2 du code de la commande publique : " () / Les contrats de la commande publique sont les marchés publics et les concessions définis au livre Ier de la première partie, quelle que soit leur dénomination. Ils sont régis par le présent code et, le cas échéant, par des dispositions particulières. ". Aux termes de l'article L. 3 du même code : " Les acheteurs et les autorités concédantes respectent le principe d'égalité de traitement des candidats à l'attribution d'un contrat de la commande publique. () / Ces principes permettent d'assurer l'efficacité de la commande publique et la bonne utilisation des deniers publics ".
4. Aux termes de l'article L. 2261-15 du code du travail, dans sa rédaction applicable au litige : " Les stipulations d'une convention de branche ou d'un accord professionnel ou interprofessionnel () peuvent être rendues obligatoires pour tous les salariés et employeurs compris dans le champ d'application de cette convention ou de cet accord, par arrêté du ministre chargé du travail () ".
5. Il résulte des dispositions précitées du code du travail que les stipulations d'une convention de branche ou d'un accord professionnel ou interprofessionnel rendues obligatoires par arrêté ministériel s'imposent aux candidats à l'octroi d'une délégation de service public lorsqu'ils entrent dans le champ d'application de cette convention. Par suite, et alors même que le règlement de consultation de la délégation de service public ne prévoit pas un examen des offres au regard de la convention collective appliquée par les soumissionnaires, une offre finale mentionnant une convention collective inapplicable ou méconnaissant la convention applicable ne saurait être retenue par l'autorité délégante et doit être écartée comme irrégulière par celle-ci, sans qu'il y ait lieu de rechercher si cette irrégularité pouvait constituer un avantage pour le candidat.
6. D'autre part, aux termes de l'article L. 2261-2 du code du travail : " La convention collective applicable est celle dont relève l'activité principale exercée par l'employeur. / En cas de pluralité d'activités rendant incertaine l'application de ce critère pour le rattachement d'une entreprise à un champ conventionnel, les conventions collectives et les accords professionnels peuvent, par des clauses réciproques et de nature identique, prévoir les conditions dans lesquelles l'entreprise détermine les conventions et accords qui lui sont applicables ".
7. Par arrêté du ministre du travail du 21 novembre 2006, la convention collective nationale du sport du 7 juillet 2005 a été étendue et son champ d'application est ainsi défini par son article 1.1 : " La convention collective du sport règle, sur l'ensemble du territoire () les relations entre les employeurs et les salariés des entreprises exerçant leur activité principale dans l'un des domaines suivants : organisation, gestion et encadrement d'activités sportives ; gestion d'installations et d'équipements sportifs. () ". Quant au champ d'application de la convention collective nationale des espaces de loisirs, d'attractions et culturels (ELAC), étendue par un arrêté ministériel du 25 juillet 1994, il est ainsi défini par son article 1er : " La convention collective nationale des espaces de loisirs, d'attractions et culturels règle, sur l'ensemble des départements français, y compris les DOM, les relations entre les employeurs et les salariés des entreprises de droit privé à but lucratif : / () - qui gèrent des installations et / ou exploitent à titre principal des activités à vocation récréative et / ou culturelle, dans un espace clos et aménagé avec des installations fixes et permanentes comportant des attractions de diverse nature (). / Sont notamment, comprises dans le champ d'application, les activités suivantes () parc aquatique () / Sont exclues du champ d'application les entreprises de droit privé, à but lucratif, répertoriées sous l'ancienne codification NAF 92.6 " gestion d'installations sportives " et " autres activités sportives ", remplacée par la codification suivante : 93. 11Z : " gestion d'installations sportives " () / gestion d'installations sportives à caractère récréatif et de loisir. / Et, plus précisément, les installations et les centres des activités suivantes : / les piscines () ".
8. Il résulte de l'instruction que l'activité confiée à l'attributaire de la délégation de service public en litige a pour objet la gestion et l'exploitation du centre aquatique de La Broque, qui comporte une zone de bassins couverts comprenant un bassin éducatif, sportif et de nage de 312,5 m², un bassin santé-détente de 143 m², un bassin d'arrivée du " pentagliss " de 16 m² et une aire de jeux d'eau, et un espace " bien-être " de 119 m² comprenant une zone humide (deux saunas, un hammam et des douches massantes), deux cabines pour espace soins du corps et une zone de repos/relaxation ouvrant sur le solarium extérieur. Au sens des dispositions précitées, de telles installations, dont la vocation, bien qu'elles comportent accessoirement des espaces ludiques et de détente, est principalement sportive, constituent des installations sportives à caractère récréatif ou de loisirs. L'activité de gestion de telles installations, confiée à l'attributaire de la délégation de service public en litige, expressément exclue du champ d'application de la convention collective nationale des espaces de loisirs, d'attractions et culturels, relève de la convention collective nationale du sport. Dès lors, il incombait à la communauté de communes de la vallée de la Bruche d'écarter comme irrégulières les offres prévoyant l'application de la convention collective nationale des espaces de loisirs, d'attractions et culturels.
9. Il résulte de l'instruction, notamment des déclarations de la communauté de communes de la vallée de la Bruche, qui indique que " c'est à bon droit que l'attributaire avait retenu l'application de la convention collective ELAC ", ce qu'au demeurant la société Action développement loisir - Espace récréa ne conteste pas, que cette dernière a, dans son offre finale, mentionné l'application de cette convention.
10. Il s'ensuit que la société Vert Marine est fondée à soutenir que l'offre présentée par la société Action développement loisir - Espace récréa était irrégulière et que la communauté de communes de la vallée de la Bruche, en la retenant et, par voie de conséquence en l'évinçant irrégulièrement de l'attribution du contrat, a commis une faute.
En ce qui concerne le droit à indemnisation de la société Vert Marine :
11. Lorsqu'un candidat à l'attribution d'un contrat public demande la réparation du préjudice né de son éviction irrégulière de ce contrat et qu'il existe un lien direct de causalité entre la faute résultant de l'irrégularité et les préjudices invoqués par le requérant à cause de son éviction, il appartient au juge de vérifier si le candidat était ou non dépourvu de toute chance de remporter le contrat. En l'absence de toute chance, il n'a droit à aucune indemnité. Dans le cas contraire, il a droit en principe au remboursement des frais qu'il a engagés pour présenter son offre. Il convient en outre de rechercher si le candidat irrégulièrement évincé avait des chances sérieuses d'emporter le contrat conclu avec un autre candidat. Si tel est le cas, il a droit à être indemnisé de son manque à gagner, lequel est déterminé en prenant en compte le bénéfice net qu'aurait procuré ce marché à l'entreprise, incluant nécessairement, puisqu'ils ont été intégrés dans ses charges, les frais de présentation de l'offre, lesquels n'ont donc pas à faire l'objet, sauf stipulation contraire du contrat, d'une indemnisation spécifique.
12. La société Vert Marine fait valoir qu'elle a été privée d'une chance sérieuse d'emporter le contrat, dès lors que l'offre présentée par la société Equalia, classée en deuxième position devant la sienne, aurait également dû être écartée comme étant irrégulière, et que la sienne était ainsi la seule offre régulière en lice.
13. Toutefois, il n'est pas soutenu que la société Equalia aurait, dans son offre finale, mentionné la convention collective nationale des espaces de loisirs, d'attractions et culturels, et il ne résulte pas de l'instruction que, au regard de son contenu, cette offre méconnaîtrait la convention collective nationale du sport, applicable en l'espèce. Par ailleurs, la régularité d'une offre s'appréciant uniquement au regard de son contenu, il n'appartenait pas à la communauté de communes de la vallée de la Bruche, dès lors qu'elle n'avait pas sollicité cette information et que l'offre de la société Equalia n'en faisait pas état, de prendre en compte la convention collective habituellement appliquée par l'intéressée aux personnels des équipements qu'elle gère, ni de comparer cette offre à celle de la société Action développement loisir - Espace récréa pour en déduire la convention collective qu'elle entendait appliquer.
14. Ainsi, la société Vert Marine n'est pas fondée à soutenir que l'offre présentée par la société Equalia aurait dû, elle aussi, être écartée comme irrégulière. Il n'est même pas soutenu qu'en cas d'élimination de l'offre de la société Action développement loisir - Espace récréa, la communauté de communes de la vallée de la Bruche n'aurait pas retenu celle de la société Equalia, conformément à son classement en deuxième position devant celle de la société Vert Marine. Dès lors, cette dernière n'est pas non plus fondée à soutenir qu'elle avait une quelconque chance de remporter le contrat en litige. Par suite, elle n'a droit à aucune indemnité du fait de son éviction de l'attribution du contrat en litige.
15. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir soulevée par la société Action développement loisir - Espace récréa, que les conclusions indemnitaires présentées par la société Vert Marine ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais de l'instance :
16. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".
17. Ces dispositions font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de la communauté de communes de la vallée de la Bruche, qui n'est pas la partie perdante à la présente instance. Elles font également obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de la société Action développement loisir - Espace récréa, qui n'a pas la qualité de partie à l'instance, à laquelle elle est seulement intervenante. Pour la même raison, les conclusions présentées par cette dernière sur le fondement de ces dispositions ne peuvent qu'être rejetées. Enfin, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre une somme à la charge de la société Vert Marine.
D E C I D E :
Article 1 : L'intervention de la société Action développement loisir - Espace récréa est admise.
Article 2 : La requête de la société Vert Marine est rejetée.
Article 3 : Les conclusions présentées par la communauté de communes de la vallée de la Bruche et la société Action développement loisir - Espace récréa sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la société Vert Marine, à la communauté de communes de la vallée de la Bruche et à la société Action développement loisir - Espace récréa.
Délibéré après l'audience du 26 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Rees, président,
Mme Dobry, conseillère,
Mme Poittevin, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 octobre 2024.
Le rapporteur,
P. REESL'assesseure la plus ancienne
dans l'ordre du tableau,
S. DOBRY
La greffière,
V. IMMELÉ
La République mande et ordonne au préfet du Bas-Rhin en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026