jeudi 17 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2103846 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | SELAS OLSZAK & LEVY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires complémentaires enregistrés le 31 mai 2021, le 27 juin, les 7 et 27 juillet, le 27 septembre et le 13 novembre 2023, la commune de Metz, représentée par Me Olszak, demande au tribunal, dans l'état récapitulé de ses écritures :
1°) de condamner la société Soludec à lui verser une somme de 1 218 448,30 euros, au titre du solde du marché ayant pour objet la construction d'une salle de musiques actuelles, la " Boîte à musique ", au 20, boulevard d'Alsace, à Metz, assortie des intérêts au taux légal à compter du 31 mai 2021 et de leur capitalisation ;
2°) de mettre à la charge de la société Soludec une somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est recevable ;
- le décompte général du marché est devenu définitif, faute pour la société Soludec d'avoir, à la suite du rejet de sa réclamation, saisi le tribunal dans le délai de six mois prévu par l'article 50 du cahier des clauses administratives générales (CCAG) Travaux ;
- elle est fondée à demander la somme de 1 218 448,30 euros au titre du règlement du marché.
Par des mémoires en défense enregistrés le 29 mars 2022, le 10 juillet, le 8 septembre, le 13 octobre et le 8 décembre 2023, la société Soludec, représentée par Me Zimmer, conclut, dans l'état récapitulé de ses écritures, au rejet de la requête, à ce que le tribunal prononce la réception judiciaire des travaux qu'elle a réalisés, et à ce qu'une somme de 5 000 euros soit mise à la charge de la commune de Metz sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que le décompte général n'est pas définitif en raison de son caractère prématuré, dès lors qu'aucun procès-verbal constatant l'exécution des travaux ayant fait l'objet de réserves lors de la réception ne lui a été notifié et qu'ainsi, la procédure d'établissement du décompte n'a pas couru.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- l'arrêté du 8 septembre 2009 modifié portant approbation du cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés publics de travaux ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Poittevin ;
- les conclusions de Mme Merri, rapporteure publique ;
- les observations de Me Serra, avocat de la commune de Metz ;
- les observations de Me Schultz, avocate de la société Soludec.
Considérant ce qui suit :
1. Par acte d'engagement du 13 décembre 2011, la commune de Metz a attribué à la société Soludec le lot n° 1 " clos, couverts et lots architecturaux " d'un marché de travaux ayant pour objet la construction d'une salle de musiques actuelles, la " Boîte à musique ", au 20, boulevard d'Alsace à Metz. La date d'achèvement des travaux a été fixée au 26 septembre 2014 et ceux-ci ont été réceptionnés sous réserves et avec réserves le 21 octobre 2014, en application des articles 41.5 et 41.6 du cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés publics de travaux (CCAG-Travaux). Par un courrier du 9 septembre 2015, la commune de Metz a décidé de lever une grande partie des réserves. Par un courrier du 15 septembre suivant, la commune de Metz a informé la société Soludec de sa décision de faire lever les réserves restantes à ses frais et risques, pour un montant de 371 800,30 euros hors taxes, en les faisant exécuter par un tiers. Le même jour, la commune de Metz a adressé à la société Soludec le décompte général du marché, comportant un solde de 1 613 174,73 euros en sa faveur. Par la présente requête, la commune de Metz demande la condamnation de la société Soludec à lui verser, au titre du règlement du marché, la somme de 1 218 448,30 euros, correspondant au solde du décompte général après soustraction d'un règlement de 364 310,33 euros au titre de la garantie à première demande de la société Soludec et d'un paiement non réalisé à son profit de 30 415,69 euros.
Sur le caractère définitif du décompte :
2. En premier lieu, aux termes de l'article 13.3.1 du cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés publics de travaux (CCAG-Travaux), dans sa rédaction issue de l'arrêté du 8 septembre 2009, auquel renvoie l'article 2 du cahier des clauses administratives particulières (CCAP) du marché en litige : " Après l'achèvement des travaux, un projet de décompte final est établi concurremment avec le projet de décompte mensuel afférent au dernier mois d'exécution des prestations ou à la place de ce dernier. / Ce projet de décompte final est la demande de paiement finale du titulaire, établissant le montant total des sommes auquel le titulaire prétend du fait de l'exécution du marché dans son ensemble, son évaluation étant faite en tenant compte des prestations réellement exécutées. () " Aux termes de l'article 13.3.2 de ce cahier : " Le titulaire transmet son projet de décompte final au maître d'œuvre, par tout moyen permettant de donner une date certaine, dans le délai de quarante-cinq jours à compter de la date de notification de la décision de réception des travaux telle qu'elle est prévue à l'article 41. 3 ou, en l'absence d'un telle notification, à la fin de l'un des délais de trente jours fixés aux articles 41. 1. 3 et 41. 3. / Toutefois, s'il est fait application des dispositions de l'article 41. 5, la date du procès-verbal constatant l'exécution des travaux visés à cet article est substituée à la date de notification de la décision de réception des travaux comme point de départ des délais ci-dessus. () " Aux termes de son article 13.3.4 : " () En cas de retard dans la transmission du projet de décompte final par le titulaire, et après mise en demeure restée sans effet, le maître d'œuvre établit d'office le décompte final aux frais du titulaire. Ce décompte final est alors notifié au titulaire avec le décompte général tel que défini à l'article 13. 4. () ". Aux termes de l'article 13.4 du même cahier : " () Le maître d'œuvre établit le projet de décompte général qui comprend : / - le décompte final ; / - l'état du solde, établi à partir du décompte final et du dernier décompte mensuel, dans les mêmes conditions que celles qui sont définies à l'article 13. 2. 1 pour les acomptes mensuels ; / - la récapitulation des acomptes mensuels et du solde. () Le projet de décompte général est signé par le représentant du pouvoir adjudicateur et devient alors le décompte général. / Le représentant du pouvoir adjudicateur notifie au titulaire le décompte général avant la plus tardive des deux dates ci-après : / - quarante jours après la date de remise au maître d'œuvre du projet de décompte final par le titulaire ; / - douze jours après la publication de l'index de référence permettant la révision du solde. () Dans le cas où le titulaire n'a pas renvoyé le décompte général signé au représentant du pouvoir adjudicateur, dans le délai de quarante-cinq jours fixé à l'article 13. 4. 4, ou encore, dans le cas où, l'ayant renvoyé dans ce délai, il n'a pas motivé son refus ou n'a pas exposé en détail les motifs de ses réserves, en précisant le montant de ses réclamations comme indiqué à l'article 50. 1. 1, ce décompte général est réputé être accepté par lui ; il devient alors le décompte général et définitif du marché. "
3. Aux termes de l'article 50 du même CCAG : " 50.1.1. Si un différend survient entre le titulaire et le maître d'œuvre, sous la forme de réserves faites à un ordre de service ou sous toute autre forme, ou entre le titulaire et le représentant du pouvoir adjudicateur, le titulaire rédige un mémoire en réclamation. / Dans son mémoire en réclamation, le titulaire expose les motifs de son différend, indique, le cas échéant, les montants de ses réclamations et fournit les justifications nécessaires correspondant à ces montants. Il transmet son mémoire au représentant du pouvoir adjudicateur et en adresse copie au maître d'œuvre. / Si la réclamation porte sur le décompte général du marché, ce mémoire est transmis dans le délai de trente jours à compter de la notification du décompte général. / Le mémoire reprend, sous peine de forclusion, les réclamations formulées antérieurement à la notification du décompte général et qui n'ont pas fait l'objet d'un règlement définitif. () 50.3.2. Pour les réclamations auxquelles a donné lieu le décompte général du marché, le titulaire dispose d'un délai de six mois, à compter de la notification de la décision prise par le représentant du pouvoir adjudicateur en application de l'article 50.1.2, ou de la décision implicite de rejet conformément à l'article 50.1.3, pour porter ses réclamations devant le tribunal administratif compétent. / 50.3.3. Passé ce délai, il est considéré comme ayant accepté cette décision et toute réclamation est irrecevable. "
4. Enfin, aux termes de l'article 41.5 de ce CCAG : " S'il apparaît que certaines prestations prévues par les documents particuliers du marché et devant encore donner lieu à règlement n'ont pas été exécutées, le maître de l'ouvrage peut décider de prononcer la réception, sous réserve que le titulaire s'engage à exécuter ces prestations dans un délai qui n'excède pas trois mois. La constatation de l'exécution de ces prestations doit donner lieu à un procès-verbal dressé dans les mêmes conditions que le procès-verbal des opérations préalables à la réception prévu à l'article 41. 2. " Et aux termes de son article 41.6 : " Lorsque la réception est assortie de réserves, le titulaire doit remédier aux imperfections et malfaçons correspondantes dans le délai fixé par le représentant du pouvoir adjudicateur ou, en l'absence d'un tel délai, trois mois avant l'expiration du délai de garantie défini à l'article 44. 1. / Au cas où ces travaux ne seraient pas faits dans le délai prescrit, le maître de l'ouvrage peut les faire exécuter aux frais et risques du titulaire, après mise en demeure demeurée infructueuse. "
5. Il résulte de ces stipulations qu'un décompte général ne peut, en principe, devenir définitif qu'à la condition d'avoir été régulièrement établi. Il en va autrement dans le cas où, le titulaire ayant présenté au maître d'ouvrage le mémoire en réclamation prévu par l'article 50.1 précité et ayant omis de saisir le tribunal compétent dans le délai de six mois suivant le rejet de cette réclamation, il est considéré, en application de l'article 50.3.3 précité, avoir accepté cette décision de rejet et, par suite, le décompte général, nonobstant son irrégularité. Par ailleurs, la procédure d'établissement du décompte ne peut, en vertu de l'article 13.3.1 précité, démarrer qu'après l'achèvement des travaux. Il en résulte que lorsque la réception a été prononcée, même pour partie seulement, sur le fondement de l'article 41.5, lequel concerne les travaux qui n'ont pas été achevés, le point de départ des délais d'établissement du décompte final est la date du procès-verbal constatant l'exécution des travaux mentionné à l'article 41.5. Enfin, un décompte général établi de manière prématurée par rapport à ces délais n'est pas inexistant, mais constitue un décompte général irrégulier.
6. Il résulte de l'instruction que la décision de réception du 21 octobre 2014 du marché en litige a été prononcée avec des réserves, s'agissant d'imperfections et malfaçons affectant certains travaux déjà exécutés, mais également sous réserve de l'exécution concluante de diverses épreuves, travaux et prestations. Ainsi que le fait valoir la société Soludec, aucun procès-verbal constatant l'exécution des travaux, tel que mentionné à l'article 41.5 du CCAG n'apparaît avoir été établi avant le 20 septembre 2015, date à laquelle la commune de Metz a notifié à la société Soludec le décompte général. La commune de Metz ne peut, en particulier, se prévaloir utilement d'un tableau daté du 1er juillet 2015, signé par le maître d'œuvre, qui énumère les réserves non encore levées à cette date, ni d'une décision du 7 septembre 2015 par laquelle le maître d'ouvrage a accepté la proposition du maître d'œuvre de lever une partie seulement des réserves. Il suit de là que le décompte général litigieux, qui a été notifié au titulaire avant même que le délai de quarante-cinq jours dont il bénéficiait pour élaborer un projet de décompte final ne commence à courir, a été établi de manière prématurée et est donc irrégulier.
7. Dans le courrier que, à la suite de la notification de ce décompte général, elle a adressé à la commune de Metz le 20 novembre 2015, la société Soludec indique expressément qu'il ne constitue pas un mémoire en réclamation, qu'elle n'entend contester que la régularité de ce décompte, et ajoute que " pour la pure forme ", elle fait part de " certains de [ses] arguments de contestation (non exhaustifs) " quant au fond. Dans ces conditions, ce courrier ne saurait s'analyser comme un mémoire en réclamation au sens de l'article 50.1.1 du CCAG précité. Dès lors, la commune de Metz n'est pas fondée à se prévaloir des stipulations de l'article 50.3.2 pour soutenir qu'en dépit de son irrégularité, le décompte général du marché serait devenu définitif, faute pour la société Soludec d'avoir, à la suite du rejet de sa contestation, saisi le tribunal dans le délai de six mois qu'elles prévoient.
8. Il résulte de ce qui précède la commune de Metz n'est pas fondée à se prévaloir du caractère définitif du décompte général notifié au titulaire le 20 septembre 2015.
Sur le solde du marché :
9. Il appartient au juge du contrat, saisi d'un décompte général non définitif, de statuer sur les réclamations pécuniaires présentées par chacune des deux parties pour déterminer le solde de leurs obligations contractuelles respectives.
10. Il résulte de ce qui précède que, quoiqu'irrégulier et, ainsi, dépourvu de caractère définitif, un décompte général a été établi par la commune de Metz et notifié le 20 septembre 2015. Il appartient donc au tribunal de statuer sur les réclamations pécuniaires des parties formulées au titre de ce décompte.
11. La commune de Metz demande la condamnation de la société Soludec à lui verser 1 218 448,30 euros au titre du règlement du marché. Ce montant n'est pas contesté par la société défenderesse. Il suit de là que la requérante est fondée à solliciter le paiement de cette somme.
12. La somme de 1 218 448,30 euros portera intérêts au taux légal à compter du 31 mai 2021, date de l'enregistrement de la requête de la commune de Metz. Les intérêts échus au 31 mai 2022 seront capitalisés pour produire eux-mêmes intérêts à cette date et à chaque date anniversaire suivante.
Sur les conclusions reconventionnelles présentées par la société Soludec :
13. La société Soludec présente des conclusions reconventionnelles tendant à ce que la réception judiciaire des travaux soit prononcée par le tribunal, avec effet au 26 septembre 2014. Toutefois, d'une part, les travaux ont été réceptionnés avec réserves et sous réserve le 21 octobre 2014, avec effet au 26 septembre 2014. D'autre part, la société Soludec n'apporte aucune indication sur la date à laquelle ces réserves, et en particulier celles formulées sur le fondement de l'article 41.5 du CCAG, relatives à ses travaux auraient été levées. Faute d'être assortie des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé, sa demande ne peut qu'être rejetée.
Sur les frais d'instance :
14. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la société Soludec le versement d'une somme de 1 500 euros à la commune de Metz, au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. En revanche, ces dispositions font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de la commune de Metz, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que demande la société Soludec au même titre.
D E C I D E :
Article 1er : La société Soludec versera à la commune de Metz une somme de 1 218 448,30 euros (un million deux-cents-dix-huit mille quatre-cents-quarante-huit euros et trente centimes), augmentée des intérêts au taux légal et de leur capitalisation à la date du 31 mai 2022 et à chaque date anniversaire suivante.
Article 2 : La société Soludec versera à la commune de Metz une somme de 1 500 (mille cinq-cents) euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la commune de Metz, ainsi que les conclusions présentées par la société Soludec, sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la commune de Metz et à la société Soludec.
Délibéré après l'audience du 26 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
- M. Rees, président,
- Mme Dobry, conseillère,
- Mme Poittevin, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 octobre 2024.
La rapporteure,
L. POITTEVIN
Le président,
P. REESLa greffière,
V. IMMELÉ
La République mande et ordonne au préfet de la Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026