mardi 4 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2104195 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | DESCHILDRE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 15 juin 2021 et le 22 novembre 2021, M. B C, représenté par Me Deschildre, demande au tribunal :
1°) de condamner la communauté Mulhouse Alsace Agglomération à lui verser la somme de 29 059,37 euros, en réparation du préjudice matériel qu'il estime avoir subi, et la somme de 15 000 euros, en réparation du préjudice moral qu'il estime avoir subi ;
2°) de mettre à la charge de la communauté Mulhouse Alsace Agglomération le versement d'une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la communauté Mulhouse Alsace Agglomération a commis une faute en ne respectant pas, de manière discriminatoire, la promesse d'embauche qui lui a été faite ;
- il a subi un préjudice matériel à hauteur de 29 059,37 euros ;
- il a subi un préjudice moral à hauteur de 15 000 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 octobre 2021, la communauté Mulhouse Alsace Agglomération conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- elle n'a pas commis de faute ;
- le refus de recruter M. C n'est pas discriminatoire ;
- le préjudice matériel invoqué ne peut être indemnisé ;
- la somme demandée doit être limitée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Devys, rapporteure,
- les conclusions de M. Lusset, rapporteur public,
- et les observations de M. A, représentant la communauté Mulhouse Alsace Agglomération.
Considérant ce qui suit :
1. M. C demande au tribunal de condamner la communauté d'agglomération à lui verser la somme de 29 059,37 euros, en réparation du préjudice matériel qu'il estime avoir subi, et la somme de 15 000 euros, en réparation du préjudice moral qu'il estime avoir subi du fait du non-respect d'une promesse d'embauche par la communauté Mulhouse Alsace Agglomération.
2. Il résulte de l'instruction qu'après avoir candidaté au poste d'agent de maîtrise au sein de la direction sport et jeunesse de la communauté Mulhouse Alsace Agglomération le 10 mars 2020, M. C a été reçu pour un entretien d'embauche le 15 juin suivant. Par un texto du 17 juillet suivant, le chef du service gestion technique du patrimoine sportif lui a transmis une simulation de rémunération et lui a indiqué avoir " engagé la demande d'embauche " mais que l'embauche de l'intéressé restait soumise à validation par la direction des ressources humaines. Par suite, ce texto ne peut, à l'instar des autres pièces du dossier, être regardé comme constitutif d'une promesse d'embauche ferme, précise et inconditionnelle. M. C n'est dès lors pas fondé à soutenir que la communauté Mulhouse Alsace Agglomération a commis une faute en ne respectant pas la promesse de l'embaucher et ses conclusions indemnitaires doivent être rejetées.
3. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de la communauté Mulhouse Alsace Agglomération, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, le versement d'une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et à la communauté Mulhouse Alsace Agglomération.
Délibéré après l'audience du 21 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Dhers, président,
Mme Devys, première conseillère
Mme Weisse-Marchal, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 avril 2023.
La rapporteure,
J. Devys
Le président,
S. DhersLe greffier,
P. Souhait
La République mande et ordonne au préfet du Haut-Rhin en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026