lundi 19 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2104230 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL LEONEM |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 17 juin 2021, la société civile immobilière (SCI) ACDE, représentée par Me Alleki, doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°)de prononcer la décharge de l'obligation de payer la somme de 136 166 euros procédant de saisies administratives à tiers détenteur notifiées le 18 janvier 2021 à l'agence de Lorraine Est de la Caisse régionale de crédit agricole mutuel de Lorraine, à l'agence de Stiring Wendel de la Caisse fédérale de crédit mutuel et aux sociétés GWS Accessoires, Contrôle technique de Folschviller et VRE pour avoir paiement du solde de la cotisation d'impôt sur les sociétés mise à sa charge au titre de l'année 2019 ;
2°)de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La SCI ACDE soutient que :
-la dette n'est pas exigible dès lors que le contribuable a conclu avec l'administration un plan de règlement qui a pour effet la suspension des poursuites ;
-son gérant ayant engagé des négociations avec le comptable public, sa dette ne pouvait faire l'objet d'un recouvrement forcé ;
-si elle n'a pas respecté son accord verbal avec le comptable public, aucun plan de règlement n'avait été signé ;
-l'administration avait accepté sa proposition de différer le paiement de sa dette jusqu'à la vente d'une partie de ses biens immobiliers.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 juillet 2021, le directeur départemental des finances publiques de la Moselle conclut au rejet de la requête.
Le directeur départemental des finances publiques de la Moselle soutient qu'aucun des moyens invoqués par la SCI ACDE n'est fondé.
Par une lettre du 24 juin 2022, le tribunal a informé les parties, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement à intervenir est susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de ce qu'il n'appartient pas à la juridiction administrative de connaître de la contestation de la société requérante, qui se rattache, au regard des dispositions de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales, à l'exécution des poursuites et non à l'existence ou à l'exigibilité de l'obligation fiscale.
Par un acte enregistré le 5 juillet 2022, la SCI ACDE, représentée par Me Alleki, déclare se désister purement et simplement de la présente instance.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative ;
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B A,
- et les conclusions de M. Laurent Guth, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Le désistement de la SCI ACDE est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
D E C I D E :
Article 1 : Il est donné acte du désistement de la requête de la SCI ACDE.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SCI ACDE et au directeur départemental des finances publiques de la Moselle.
Délibéré après l'audience du 5 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Julien Iggert, président,
M. Christophe Michel, premier conseiller,
M. Mohammed Bouzar, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 19 septembre 2022.
Le rapporteur,
C. A
Le président,
J. IGGERT
Le greffier,
S. PILLET
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Strasbourg, le
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026