vendredi 9 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2106475 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Juge Unique |
| Avocat requérant | DESFARGES |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête n° 2106475 enregistrée le 21 septembre 2021, M. B C, représenté par Me Desfarges, demande au tribunal :
1) d'annuler la décision du 19 juin 2021 par laquelle la caisse d'allocations familiales du Bas-Rhin a mis à sa charge la somme de 152,45 euros correspondant à un indu de prime exceptionnelle de fin d'année au titre de 2019 ;
2) de le décharger de cette somme ;
3) de mettre à la charge de la caisse d'allocations familiales du Bas-Rhin la somme de 1500 euros à verser à son avocat au titre de l'article L 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
M. C soutient que :
- la décision méconnait l'article L311-3-1 du code des relations entre le public et l'administration relatif au traitement algorithmique ;
- la décision ne mentionne pas les noms et prénom et la qualité du signataire ;
- la décision méconnait l'article L 262-46 du code de l'action sociale et des familles ;
- la décision n'est pas motivée ;
- les droits de la défense ne sont pas respectées ;
- la décision est entachée d'une erreur d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 22 mars 2022, la caisse d'allocations familiales du Bas-Rhin conclut au rejet de la requête comme étant non fondée.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 12 août 2021.
II. Par une requête n° 2106476 enregistrée le 21 septembre 2021, M. B C, représenté par Desfarges, demande au tribunal :
1) d'annuler la décision du 19 juin 2021 par laquelle la caisse d'allocations familiales du Bas-Rhin a mis à sa charge la somme de 152,45 euros correspondant à un indu de prime exceptionnelle de fin d'année au titre de 2020 ;
2) de le décharger de cette somme ;
3) de mettre à la charge de la caisse d'allocations familiales du Bas-Rhin la somme de 1500 euros à verser à son avocat au titre de l'article L 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
M. C soutient que :
- la décision méconnait l'article L311-3-1 du code des relations entre le public et l'administration relatif au traitement algorithmique ;
- la décision ne mentionne pas les noms et prénom et la qualité du signataire ;
- la décision méconnait l'article L 262-46 du code de l'action sociale et des familles ;
- la décision n'est pas motivée ;
- les droits de la défense ne sont pas respectées ;
- la décision est entachée d'une erreur d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 22 mars 2022, la caisse d'allocations familiales du Bas-Rhin conclut au rejet de la requête comme étant non fondée.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 12 août 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. A en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. A a été entendu au cours de l'audience publique.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes n° 2106475 et n° 2106476 sont relatives à la situation d'un même requérant et ont fait l'objet d'une instruction commune. Par suite, il y a lieu de statuer par un seul jugement.
2. La caisse d'allocations familiales du Bas-Rhin a mis à la charge de M. C une dette de 152,45 euros résultant d'un trop-perçu de prime exceptionnelle de fin d'année au titre de 2019 et une dette de 152,45 euros d'indu de prime d'activité de fin d'année au titre de 2020. Le requérant a contesté ces décisions qui ont été confirmées par décision du 5 octobre 2021 de la caisse. Le requérant doit être regardé comme demandant l'annulation de cette dernière décision.
3. En vertu des articles 3 du décret n° 2019-1323 du 10 décembre 2019 et de l'article 3 du décret n° 2020- 1746 du 29/12/2020 portant attribution d'une aide exceptionnelle de fin d'année aux bénéficiaires du revenu de solidarité active une aide exceptionnelle est attribuée aux allocataires du revenu de solidarité active qui ont droit à cette allocation au titre du mois de novembre ou, à défaut, du mois de décembre, sous réserve que le montant dû au titre de ces périodes ne soit pas nul et à condition que les ressources du foyer, appréciées selon les dispositions prises en vertu de l'article L. 262-3 du code de l'action sociale et des familles, n'excèdent pas le montant forfaitaire mentionné au 2° de l'article L. 262-2 du même code.
4. Si le requérant fait valoir que la décision méconnait l'article L311-3-1 du code des relations entre le public et l'administration relatif aux traitements algorithmiques, il résulte de l'instruction que les indus réclamés à M. C ne sont pas le résultat d'un traitement algorithmique. Par suite le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions est inopérant et doit être écarté.
5. Contrairement aux prétentions du requérant la décision attaquée comportait la mention des noms et prénoms et la qualité de l'auteur. Par suite, le moyen manque en fait.
6. La décision comporte les mentions de droit et de fait qui en constituent le fondement. Elle est donc suffisamment motivée. Le moyen doit être écarté.
7. Si le requérant fait valoir que les droits de la défense n'ont pas été respectés, il résulte de l'instruction que le rapport d'enquête effectué au mois de juin 2021 par un agent assermenté de la caisse d'allocations familiales du Bas-Rhin, qui a conduit à l'établissement des indus contestés, mentionne que " l'allocataire a été informé de la faculté pour la caisse d'allocations familiales de mettre en œuvre le droit de communication prévu aux articles L 114-19 et suivants du code de la sécurité sociale, dans le cadre du contrôle et de son droit à obtenir la communication des documents obtenus des tiers, si le contrôle aboutit à un recouvrement ou à la suppression de la prestation ". Suite à cela M. C a fait part de ses observations par courrier du 10 juin 2021. Par suite le moyen du non-respect des droits de la défense doit être écarté.
8. Les dispositions de l'article L 262-46 du code de l'action sociale et des familles sont relatives aux procédures de récupérations des indus de revenu de solidarité active. Or les indus en cause sont des indus de prime exceptionnelle de fin d'année qui sont régis par les dispositions des décrets n° 2019-1323 pour 2019 et n°2020-1746 pour 2020. Par suite la méconnaissance de l'article L 262-46 du code de l'action sociale et des familles est inopérant et doit être écarté.
9. Il résulte de l'instruction que M. C n'était pas allocataire du revenu de solidarité active en 2019 et en 2020. Dans ces conditions, en vertu des dispositions des décrets n° 2019-1323 pour 2019 et n°2020-1746 pour 2020 il ne pouvait prétendre à la prime exceptionnelle de fin d'année ni au titre de 2019, ni au titre de 2020. En conséquence, c'est à bon droit et sans commettre d'erreur d'appréciation que la caisse d'allocations familiales du Bas-Rhin a établi les indus contestés.
10. Il résulte de tout ce qui précède que les requêtes de M. C ne peuvent être que rejetées y compris par voie de conséquence les conclusions à fin d'injonction et au titre de l'article L 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1 : Les requêtes n° 2106475 et n° 2106476 de M. C sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C, à Me Desfarges et au ministre des solidarités, de l'autonomie et des personnes handicapées. Copie en sera adressée à la caisse d'allocations familiales du Bas-Rhin.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 décembre 2022.
Le magistrat désigné,
H. ALa greffière,
V. IMMELE
La République mande et ordonne au ministre des solidarités, de l'autonomie et des personnes handicapées en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2106475-2106476
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026