LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2106620

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2106620

mardi 4 avril 2023

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2106620
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation5ème chambre
Avocat requérantPRIMUS

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I°) Par une requête, enregistrée sous le numéro 2106620 le 27 septembre 2021, Mme C A et M. B A, représentés par Me Primus, doivent être regardés comme demandant au tribunal :

1°) d'annuler la saisie à tiers détenteur du 23 août 2021 effectuée à l'encontre de Mme A auprès de son employeur et de son établissement bancaire pour obtenir le paiement de la somme de 1 048,73 euros et la saisie à tiers détenteur effectuée le 23 août 2021 à l'encontre de M. A auprès de son employeur et de son établissement bancaire pour obtenir le paiement de la somme de 1 048,73 euros ;

2°) de les décharger de l'obligation de payer la somme de 2 097,46 euros ;

3°) de mettre à la charge de l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) " Résidence Le Castel Blanc " la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- les décisions attaquées n'étant pas signées, l'ordonnateur doit produire les bordereaux de titres signés ;

- elles ne mentionnent pas les bases de liquidation de la créance en méconnaissance de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique.

Par un mémoire en défense, enregistré le 9 mars 2022, l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes " Résidence Le Castel Blanc ", représenté par Me Mailliard, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 1 000 euros soit mise à la charge de Mme et M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la juridiction administrative est incompétente pour connaître du présent litige ;

- la requête est irrecevable dès lors qu'elle n'a pas fait l'objet d'un recours administratif préalable obligatoire et qu'elle elle est tardive ;

- les moyens soulevés par Mme et M. A ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 9 mars 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 30 mars 2022.

II°) Par une requête enregistrée sous le numéro 2107343 le 26 octobre 2021, M. B A, représenté par Me Primus, doit être regardé comme demandant au tribunal :

1°) d'annuler la saisie à tiers détenteur du 23 août 2021 effectuée à l'encontre de Mme A auprès de son employeur et de son établissement bancaire pour obtenir le paiement de la somme de 1 048,73 euros et la saisie à tiers détenteur effectuée le 23 août 2021 à son encontre auprès de son employeur pour obtenir le paiement de la somme de 1 048,73 euros ;

2°) de le décharger de l'obligation de payer la somme de 1 048,73 euros ;

3°) de mettre à la charge de l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes " Résidence Le Castel Blanc " la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- les décisions attaquées n'étant pas signées, l'ordonnateur doit produire les bordereaux de titres signés ;

- elles ne mentionnent pas les bases de liquidation de la créance en méconnaissance de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique.

Par un mémoire en défense, enregistré le 9 mars 2022, l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes " Résidence Le Castel Blanc ", représenté par Me Mailliard, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 1 000 euros soit mise à la charge de M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la juridiction administrative est incompétente pour connaître du présent litige ;

- la requête est irrecevable car elle n'a pas fait l'objet d'un recours administratif préalable obligatoire et elle est tardive ;

- les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 9 mars 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 30 mars 2022.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Klipfel,

- les conclusions de Mme Milbach, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Le comptable de la trésorerie de Masevaux a effectué le 23 août 2021 des saisies à tiers détenteur à l'encontre de Mme et M. A, auprès de leurs employeurs et de leurs établissements bancaires respectifs pour obtenir le paiement de la somme 1048,73 euros chacun correspondant à des frais d'hébergement exposés par leur père, résident de l'EHPAD " Résidence Le Castel Blanc ", du 28 décembre 2017 au 19 février 2019 et demeurés impayés. Par leurs requêtes, Mme et M. A doivent être regardés comme demandant l'annulation des saisies à tiers détenteur susmentionnées et la décharge de l'obligation de payer les sommes réclamées.

2. Les requêtes susvisées n° 2106620 et n° 2107343, présentées pour M. et Mme A présentent à juger des questions connexes et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

Sur l'exception d'incompétence de la juridiction administrative opposée en défense :

3. D'une part, aux termes de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales : " 1° En l'absence de contestation, le titre de recettes individuel ou collectif émis par la collectivité territoriale ou l'établissement public local permet l'exécution forcée d'office contre le débiteur. / () / L'action dont dispose le débiteur d'une créance assise et liquidée par une collectivité territoriale ou un établissement public local pour contester directement devant la juridiction compétente le bien-fondé de ladite créance se prescrit dans le délai de deux mois à compter de la réception du titre exécutoire ou, à défaut, du premier acte procédant de ce titre ou de la notification d'un acte de poursuite. / 2° La contestation qui porte sur la régularité d'un acte de poursuite est présentée selon les modalités prévues à l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. La revendication par une tierce personne d'objets saisis s'effectue selon les modalités prévues à l'article L. 283 du même livre. / () 7° Le recouvrement par les comptables publics compétents des titres rendus exécutoires dans les conditions prévues au présent article peut être assuré par voie de saisie administrative à tiers détenteur dans les conditions prévues à l'article L. 262 du livre des procédures fiscales. / (). ".

4. D'autre part, aux termes de l'article L. 262 du livre des procédures fiscales : " 1° Les créances dont les comptables publics sont chargés du recouvrement peuvent faire l'objet d'une saisie administrative à tiers détenteur notifiée aux dépositaires, détenteurs ou débiteurs de sommes appartenant ou devant revenir aux redevables. / () ". Aux termes des dispositions de l'article L. 281 du même livre : " Les contestations relatives au recouvrement des impôts, taxes, redevances, amendes, condamnations pécuniaires et sommes quelconques dont la perception incombe aux comptables publics doivent être adressées à l'administration dont dépend le comptable qui exerce les poursuites. / () / Les contestations relatives au recouvrement ne peuvent pas remettre en cause le bien-fondé de la créance. Elles peuvent porter : / 1° Sur la régularité en la forme de l'acte ; / 2° A l'exclusion des amendes et condamnations pécuniaires, sur l'obligation au paiement, sur le montant de la dette compte tenu des paiements effectués et sur l'exigibilité de la somme réclamée. / Les recours contre les décisions prises par l'administration sur ces contestations sont portés dans le cas prévu au 1° devant le juge de l'exécution. Dans les cas prévus au 2°, ils sont portés : / () / c) Pour les créances non fiscales des collectivités territoriales, des établissements publics locaux et des établissements publics de santé, devant le juge de l'exécution. ".

5. Il résulte de ces dispositions que l'ensemble du contentieux du recouvrement des créances non fiscales des établissements publics locaux est de la compétence du juge de l'exécution, tandis que le contentieux du bien-fondé de ces créances est de celle du juge compétent pour en connaître sur le fond.

6. En l'espèce, au soutien de leurs requêtes, les requérants n'ont produit que les notifications de saisies à tiers détenteur effectuées à leur encontre auprès de leur employeur et de leur établissement bancaire pour obtenir le paiement des frais d'hébergement à l'EHPAD " Résidence Le Castel Blanc ", établissement public local. Ainsi, dans ces circonstances, et eu égard aux conclusions présentées, les requérants doivent être regardés comme ne contestant que ces actes de poursuite. Il résulte de ce qui a été dit au point 5 que ces requêtes se rattachent au contentieux du recouvrement d'une créance non fiscale d'un établissement public local. Dès lors, seul le juge de l'exécution est compétent pour en connaître. Il s'ensuit qu'il y a lieu de rejeter les conclusions des requêtes de M. et Mme A tendant à l'annulation des saisies à tiers détenteurs susvisées et à la décharge de l'obligation de payer la somme qui leur est réclamée comme portées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.

Sur les frais liés au litige :

7. Aux termes des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".

8. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme et M. A la somme que l'EHPAD " Résidence Le Castel Blanc " demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

9. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font par ailleurs obstacle à ce que les sommes demandées à ce titre par Mme et M. A soient mises à la charge de l'EHPAD " Résidence Le Castel Blanc " qui n'est pas la partie perdante.

D E C I D E :

Article 1 : Les conclusions des requêtes de M. et Mme A tendant à l'annulation des saisies à tiers détenteurs effectuées le 23 août 2021 et à la décharge de l'obligation de payer la somme qui leur est réclamée sont rejetées comme portées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.

Article 2 : Le surplus des conclusions des requêtes présentées par Mme et M. A est rejeté.

Article 3 : Les conclusions de l'EHPAD " Résidence Le Castel Blanc " présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A en application du dernier alinéa de l'article R. 751-3 du code de justice administrative, à M. B A et à l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes " Résidence Le Castel Blanc ". Copie en sera adressée au directeur départemental des finances publiques du Haut-Rhin.

Délibéré après l'audience du 14 mars 2023, à laquelle siégeaient :

M. Carrier, président,

M. Duez-Gündel, conseiller,

Mme Klipfel, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 avril 2023.

La rapporteure,

V. KLIPFEL

Le président,

C. CARRIER

Le greffier,

P. HAAG

La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

Nos 2106620

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions