lundi 15 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2107040 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | EUVRARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 14 octobre et 5 novembre 2021, 15 février, 8 mars et 14 août 2022, M. B A demande au tribunal d'annuler l'état exécutoire émis à son encontre le 8 juillet 2021 par l'agent comptable du groupement d'intérêt public pour la formation et l'insertion professionnelles de l'académie de Nice, de prononcer la mainlevée de la saisie dont il a fait l'objet sur son compte bancaire, et de lui allouer la somme totale de 10 000 euros à titre d'indemnisation des préjudices que lui a causés cet état exécutoire.
Par un mémoire en défense enregistré le 8 juillet 2022, le groupement d'intérêt public pour la formation et l'insertion professionnelles de l'académie de Nice, représenté par Me Euvrard, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. A la somme de 1 000 euros à lui verser en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 3 juillet 2024, la rectrice de l'académie de Nice conclut à ce que la requête soit transmise au tribunal administratif de Nice, territorialement compétent.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a donné délégation à M. Rees, vice-président, pour effectuer la transmission prévue par les dispositions de l'article R. 351-3 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 351-3 du code de justice administrative : " Lorsqu'une cour administrative d'appel ou un tribunal administratif est saisi de conclusions qu'il estime relever de la compétence d'une juridiction administrative autre que le Conseil d'Etat, son président ou le magistrat qu'il délègue, transmet sans délai le dossier à la juridiction qu'il estime compétente () ".
2. Aux termes de l'article R. 312-1 du même code : " Lorsqu'il n'en est pas disposé autrement par les dispositions de la section 2 du présent chapitre ou par un texte spécial, le tribunal administratif territorialement compétent est celui dans le ressort duquel a légalement son siège l'autorité qui, soit en vertu de son pouvoir propre, soit par délégation, a pris la décision attaquée ". Et aux termes de son article R. 312-14 : " Les actions en responsabilité fondées sur une cause autre que la méconnaissance d'un contrat ou d'un quasi-contrat et dirigées contre l'Etat, les autres personnes publiques ou les organismes privés gérant un service public relèvent : / 1° Lorsque le dommage invoqué est imputable à une décision qui a fait ou aurait pu faire l'objet d'un recours en annulation devant un tribunal administratif, de la compétence de ce tribunal ; () ".
3. M. B A conteste un état exécutoire émis à son encontre le 8 juillet 2021 par l'agent comptable du groupement d'intérêt public pour la formation et l'insertion professionnelles de l'académie de Nice. Dès lors qu'il n'en est pas disposé autrement par les dispositions des articles R. 312-6 à R. 312-19 du code de justice administrative, l'opposition à poursuites ainsi formée relève de la compétence du tribunal administratif dans le ressort duquel a son siège l'autorité qui a pris la décision attaquée. Comme le fait valoir la rectrice de l'académie de Nice, il s'agit, en l'espèce, du tribunal administratif de Nice. En application de l'article R. 312-14 précité, les conclusions du requérant tendant à l'indemnisation des préjudices qu'il estime avoir subis du fait de l'état exécutoire en litige relèvent également de la compétence de ce tribunal.
4. Il y a donc lieu, par application des dispositions de l'article R. 351-3 précité, de transmettre la requête au tribunal administratif de Nice.
O R D O N N E :
Article 1 : Le dossier de la requête susvisée de M. A est transmis au tribunal administratif de Nice.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la présidente du tribunal administratif de Nice, à M. B A, au groupement d'intérêt public pour la formation et l'insertion professionnelles de l'académie de Nice et à la rectrice de l'académie de Nice.
Fait à Strasbourg, le 15 juillet 2024.
Le président de la 2ème chambre,
P. REES
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026