lundi 14 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2107060 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | VINCENT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 16 octobre 2021, la SAS Eiffage Construction Lorraine, représentée par Me Vincent, demande au tribunal :
1°) d'annuler les titres exécutoires nos 652 et 653 émis à son encontre par la communauté de communes du Pays Haut Val d'Alzette le 21 juillet 2021, pour les montants, respectivement, de 49 750 et 4 400 euros ;
2°) de mettre à la charge de la communauté de communes du Pays Haut Val d'Alzette la somme de 3 000 euros à lui verser en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les pénalités de retard faisant l'objet des titres exécutoires contestés ne sont pas justifiées ;
- aucun décompte mensuel ne lui a été notifié, alors qu'en vertu du contrat, ces pénalités devaient y figurer ;
- la communauté de communes ne pouvait pas procéder au recouvrement des pénalités de retard alors que le décompte général du marché n'a pas été établi.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 mars 2022, la communauté de communes du Pays Haut Val d'Alzette, représentée par la SELARL Parme avocats, conclut au non-lieu à statuer.
Elle soutient qu'elle a procédé au retrait des titres exécutoires en litige.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de () formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; / () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article
L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".
2. Il résulte de l'instruction que, par deux titres " d'annulation réduction exécutoire " émis et rendus exécutoires le 9 décembre 2021, la communauté de communes du Pays Haut Val d'Alzette a procédé au retrait des deux titres exécutoires en litige. Les conclusions à fin d'annulation présentées par la SAS Eiffage Construction Lorraine ayant ainsi perdu leur objet en cours d'instance, il n'y a plus lieu d'y statuer.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la communauté de communes du Pays Haut Val d'Alzette la somme de 1 500 euros à verser à la SAS Eiffage Construction Lorraine en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation présentées par la SAS Eiffage Construction Lorraine.
Article 2 : La communauté de communes du Pays Haut Val d'Alzette versera à la SAS Eiffage Construction Lorraine la somme de 1 500 (mille cinq cents) euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à la SAS Eiffage Construction Lorraine et à la communauté de communes du Pays Haut Val d'Alzette.
Fait à Strasbourg, le 14 novembre 2022.
Le président de la 2ème chambre,
P. REES
La République mande et ordonne au préfet de la Moselle en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Marie-Claude Schmidt
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026