mercredi 7 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2107456 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | Juge Unique |
| Avocat requérant | SGRO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 30 octobre 2021, 14 décembre 2021 et 12 juillet 2022, Mme B E, représentée par Me Sgro, demande au tribunal :
1) d'annuler la décision du 30 août 2021 par laquelle le département de la Moselle a rejeté son recours à l'encontre de la décision de la caisse d'allocations familiales de la Moselle (CAF de la Moselle ci-après) lui refusant une remise gracieuse de sa dette d'un montant de 5 496 euros résultant d'un trop-perçu de revenu de solidarité active (RSA ci-après) pour la période d'avril 2019 à mars 2020 ;
2) d'annuler la décision de la CAF de la Moselle du 4 juin 2021 mettant à sa charge d'un trop-perçu de RSA " socle " d'un montant de 5 496 euros ;
3) à titre subsidiaire, de prononcer la remise totale de la dette de RSA ;
4) de mettre à la charge du département de la Moselle la somme de 1 500 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Mme E soutient que :
- la décision n'est pas signée et devra être annulée pour incompétence ;
- la commission de recours amiable aurait dû être saisie ;
- le montant de 5 496 euros versé en 2019 correspond à des aides et secours financiers versés par ses parents à leur enfant handicapé car elle était sans ressources, et dont le montant ou la périodicité n'ont pas de caractère régulier ;
- ces sommes n'avaient pas à être prises en compte, au sens des dispositions de l'article R. 262-11 du code de l'action sociale et des familles ;
- elle n'a jamais sciemment fait de déclarations inexactes ;
- elle se trouve dans une situation précaire, sans emploi ni ressources.
Par des mémoires en défense enregistrés les 14 décembre 2021, 24 janvier et 25 juillet 2022, le département de la Moselle conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la requête est irrecevable car aucun moyen n'est invoqué avant l'expiration du délai de recours ;
- l'auteure de la décision a reçu délégation régulièrement publiée au recueil des actes administratifs du 30 août 2021 ;
- la commission de recours amiable n'avait pas à être saisie compte tenu du montant de la dette de 5 496 euros inférieur au montant de compétence de 27 424 euros soit 8 fois le plafond mensuel de la sécurité sociale ;
- la somme versée par ses parents est une pension alimentaire en raison de sa régularité et elle doit donc être déclarée lors des déclarations trimestrielles de ressources ; il en va de même des libéralités qui doivent être prises en compte ; ses parents lui ont apporté une aide financière qui a été déclarée aux impôts ;
- elle a commis de fausses déclarations réitérées en ne déclarant pas ces ressources et en ne le précisant pas lors d'une demande d'information complémentaire.
Mme E a été admise à l'aide juridictionnelle partielle, à hauteur de 55 %, par décision du 15 novembre 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- la loi du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme A en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme A a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par une décision du 4 juin 2021, la CAF de la Moselle a mis à la charge de Mme E une dette d'un montant de 5 496 euros de trop perçu de RSA " socle ". L'intéressée a sollicité, par lettre du 14 août 2021, un recours administratif préalable et une remise gracieuse de cette dette. Par décision du 30 août 2021, le département de la Moselle a rejeté son recours. Par la présente requête, Mme E doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler cette décision.
Sur les fins de non-recevoir soulevées par le département de la Moselle :
2. Le département de la Moselle fait valoir que la requête de Mme E ne comporte aucun moyen et qu'aucun moyen n'a été invoqué avant l'expiration du délai de recours.
3. Aux termes de l'article 43 du décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 : "
Sans préjudice de l'application de l'article 9-4 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée et du II de l'article 44 du présent décret, lorsqu'une action en justice ou un recours doit être intenté avant l'expiration d'un délai devant les juridictions de première instance ou d'appel, l'action ou le recours est réputé avoir été intenté dans le délai si la demande d'aide juridictionnelle s'y rapportant est adressée ou déposée au bureau d'aide juridictionnelle avant l'expiration dudit délai et si la demande en justice ou le recours est introduit dans un nouveau délai de même durée à compter :1° De la notification de la décision d'admission provisoire ;2° De la notification de la décision constatant la caducité de la demande ; () ".
4. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que Mme E a déposé une demande d'aide juridictionnelle le 12 octobre 2021, soit dans le délai de recours contentieux, et que l'octroi de l'aide juridictionnelle est intervenu par une décision du 15 novembre 2021. Me Sgro, son avocat a produit un mémoire le 14 décembre 2021, soit dans le délai de recours suivant cette décision. Par suite, les fins de non-recevoir soulevées par le département de la Moselle ne sauraient être accueillies.
Sur le bien-fondé de l'indu de revenu de solidarité active :
5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles : " Toute réclamation dirigée contre une décision relative au revenu de solidarité active fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours administratif auprès du président du conseil départemental. Ce recours est, dans les conditions et limites prévues par la convention mentionnée à l'article L. 262-25, soumis pour avis à la commission de recours amiable qui connaît des réclamations relevant de l'article L. 142-1 du code de la sécurité sociale. () ". A termes de l'article L. 262-25 dudit code : " I.- Une convention est conclue entre le département et chacun des organismes mentionnés à l'article L. 262-16.Cette convention précise en particulier :1° Les conditions dans lesquelles le revenu de solidarité active est servi et contrôlé ;2° Les modalités d'échange des données entre les parties ;3° La liste et les modalités d'exercice et de contrôle des compétences déléguées, le cas échéant, par le département aux organismes mentionnés à l'article L. 262-16 ; () ". Aux termes de l'article R. 262-90 du même code : " Lorsqu'elle est saisie, la commission de recours amiable se prononce dans un délai d'un mois à compter de la date de saisine. A réception de l'avis, le président du conseil départemental statue, sous un mois, sur le recours administratif qui lui a été adressé. / Si elle ne s'est pas prononcée au terme du délai mentionné au précédent alinéa, son avis est réputé rendu et le président du conseil départemental statue, sous un mois, sur le recours administratif qui lui a été adressé. / L'avis de la commission et la décision du président du conseil départemental sont motivés. ".
6. Il est constant que la convention conclue entre le département de la Moselle et la CAF de la Moselle ne prévoit pas de saisine de la commission de recours amiable lorsqu'un recours préalable obligatoire, contestant un indu de RSA inférieur à huit fois le plafond mensuel de la sécurité sociale, est introduit devant le département. Dès lors, Mme E ne peut utilement soutenir que la décision attaquée serait entachée d'un vice de procédure en raison de l'absence de consultation préalable de la commission de recours amiable. Le moyen doit ainsi être écarté.
7. En deuxième lieu, il résulte de l'instruction que l'arrêté n° 2021-00306 publié au recueil des actes administratifs le 6 juillet 2021 prévoit la compétence de Mme C D, chef du bureau RSA et juste droit pour le paragraphe E.1 2ème tiret " Allocation, traitement des indus et des fraudes dont les recours administratifs préalables au Tribunal Administratif ". Par suite, le moyen tiré d'une incompétence de l'auteur de la décision manque en fait et doit être écarté.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un revenu garanti, a droit au revenu de solidarité active dans les conditions définies au présent chapitre. " ; qu'aux termes de l'article R. 262-6 du même code : " Les ressources prises en compte pour la détermination du montant du revenu de solidarité active comprennent, sous les réserves et selon les modalités figurant au présent chapitre, l'ensemble des ressources, de quelque nature qu'elles soient, de toutes les personnes composant le foyer () ". Aux termes de l'article R. 262-37 du même code : " Le bénéficiaire de l'allocation de revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation toutes informations relatives à sa résidence, à sa situation de famille, aux activités, aux ressources et aux biens des membres du foyer ; il doit faire connaître à cet organisme tout changement intervenu dans l'un ou l'autre de ces éléments. ". L'article L. 262-3 du code de l'action sociale et des familles dispose que : " () L'ensemble des ressources du foyer, y compris celles qui sont mentionnées à l'article L. 132-1, est pris en compte pour le calcul du revenu de solidarité active, dans des conditions fixées par un décret en Conseil d'Etat qui détermine notamment : () 4° Les prestations et aides sociales qui ne sont pas incluses dans le calcul des ressources à raison de leur finalité sociale particulière ". L'article R. 262-6 du même code prévoit que : " Les ressources prises en compte pour la détermination du montant du revenu de solidarité active comprennent, sous les réserves et selon les modalités figurant au présent chapitre, l'ensemble des ressources, de quelque nature qu'elles soient, de toutes les personnes composant le foyer () ". Aux termes de l'article R. 262-11 du même code : " Pour l'application de l'article R. 262-6, il n'est pas tenu compte : () 14° Des aides et secours financiers dont le montant ou la périodicité n'ont pas de caractère régulier ainsi que des aides et secours affectés à des dépenses concourant à l'insertion du bénéficiaire et de sa famille, notamment dans les domaines du logement, des transports, de l'éducation et de la formation ". Enfin, l'article R. 262-14 de ce code, dans sa rédaction applicable au litige, prévoit que : " Sur décision individuelle du président du conseil général au vu de la situation exceptionnelle du demandeur au regard de son insertion sociale et professionnelle, il n'est pas tenu compte des libéralités consenties aux membres du foyer ". Aux termes de l'article R. 262-7 du même code : " () II. Pour le calcul de l'allocation, les ressources du trimestre de référence prises en compte sont les suivantes : 1° La moyenne mensuelle des ressources perçues au cours des trois mois précédant la demande ou la révision, à l'exception de celles prévues aux 2° et 3° ;2° Le montant mensuel des prestations versées par l'organisme chargé du service du revenu de solidarité active, sous réserve des dispositions des articles R. 262-10 et R. 262-11. Ces prestations sont intégralement affectées au mois de perception;3° Le montant des ressources ayant le caractère de revenus professionnels ou en tenant lieu mentionnées à l'article R. 262-12 présentant un caractère exceptionnel. Celles-ci sont intégralement affectées au mois de perception. () ".
9. Il résulte de l'instruction que l'indu de RSA " socle " dont le remboursement est réclamé à Mme E provient de ce que celle-ci n'avait pas porté, sur ses déclarations trimestrielles de ressources, l'aide financière d'un montant de 5 500 euros versée par ses parents en janvier 2019.
10. Mme E fait valoir qu'elle a sollicité le RSA en avril 2019 et que ces sommes lui ont été versées en janvier 2019. Toutefois, il résulte de l'instruction que si ces sommes ont bien été versées avant sa demande de RSA, l'ouverture du droit au RSA prend en compte les montants perçus au cours des trois mois précédents la demande. Par suite, c'est à bon droit que ces sommes ont été prises en compte dans le calcul des ressources de l'intéressée.
11. Par ailleurs, l'intéressée fait valoir que ces sommes correspondent à des secours financiers qui ne devraient pas être prises en compte car elles lui auraient permis de faire face aux frais en lien avec sa formation tels que les frais pédagogiques, les frais de déplacements, de logement, de nourriture mais aussi le remboursement de l'indemnisation qu'elle a été contrainte de reverser à l'ASP. Toutefois, il résulte de l'instruction et notamment des pièces produites par la requérante que la demande de reversement de l'ASP est du 7 juin 2019, postérieurement à l'octroi du RSA, que si elle produit un devis de formation d'un montant de 6 400 euros, elle n'établit ni l'avoir payé ni ne pas avoir été remboursée de tout ou partie de cette somme, que si elle a nécessairement engagé des frais de nourriture, de déplacement et de logement pour effectuer les tests d'exigences préalables, qu'elle n'a pas réussis, elle n'en apporte pas la preuve.
12. Enfin, ces sommes ont été déclarées par les parents de l'intéressée au titre de l'obligation alimentaire et déduites de leurs revenus fiscaux.
13. Par suite, et en l'état de l'instruction, les sommes perçues par Mme E en janvier 2019 devaient être prises en compte dans le revenu de référence pour le calcul du droit au RSA et, par suite, donner lieu à la fixation d'un montant de trop perçu.
Sur la demande de remise de dettes :
14. Aux termes de l'article L. 262-46 du même code : " Tout paiement indu de revenu de solidarité active est récupéré par l'organisme chargé du service de celui-ci ainsi que, dans les conditions définies au présent article, par les collectivités débitrices du revenu de solidarité active (). La créance peut être remise ou réduite par le président du conseil départemental ou l'organisme chargé du service du revenu de solidarité active pour le compte de l'Etat, en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration (). ".
15. Il appartient au juge administratif, saisi d'une demande dirigée contre une décision refusant ou ne faisant que partiellement droit à une telle demande gracieuse de remise ou de réduction d'indu, non seulement d'apprécier la légalité de cette décision, mais aussi de se prononcer lui-même sur la demande en recherchant si, au regard des circonstances de fait existant à la date de sa propre décision, la situation de précarité du débiteur et sa bonne foi justifient que lui soit accordée une remise totale ou partielle de cet indu. Pour l'examen de ces deux dernières conditions, le juge est ainsi conduit à substituer sa propre appréciation à celle de l'administration. Par ailleurs, il résulte de la combinaison des dispositions précitées que si l'autorité compétente a la faculté de procéder à la remise ou à la réduction de la dette de l'allocataire en cas de précarité financière du débiteur de bonne foi d'un trop-perçu de revenu de solidarité active, cette faculté ne peut s'exercer dans le cas où l'indu est imputable à une manœuvre frauduleuse ou à une fausse déclaration. Au nombre des fausses déclarations figurent les inexactitudes ou omissions délibérément commises par l'allocataire dans l'exercice de son obligation déclarative de l'ensemble des ressources de toutes les personnes composant le foyer.
16. Il résulte de l'instruction et il n'est pas contesté par le département que Mme E est reconnue travailleur handicapée, sans ressources et ne perçoit aucune indemnisation de Pôle Emploi, que les sommes en litige lui ont toutes été versées en janvier 2019, antérieurement à sa demande de RSA le 10 avril 2019. Par suite, Mme E doit être considérée comme étant de bonne foi et le trop-perçu de RSA ne saurait dès lors être imputable à une manœuvre frauduleuse ou à une fausse déclaration. Il s'ensuit qu'il y a lieu de remettre partiellement la dette de Mme E à hauteur de 50 % du montant dû.
Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L.761-1 du code de justice administrative :
17. Aux termes du second alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens, ou qui perd son procès, et non bénéficiaire de l'aide juridictionnelle, à payer à l'avocat pouvant être rétribué, totalement ou partiellement, au titre de l'aide juridictionnelle, une somme qu'il détermine et qui ne saurait être inférieure à la part contributive de l'Etat majorée de 50 %, au titre des honoraires et frais non compris dans les dépens que le bénéficiaire de l'aide aurait exposés s'il n'avait pas eu cette aide. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
18. Mme E a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, sous réserve que Me Sgro, avocat de Mme E, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge du département de la Moselle le versement à Me Sgro de la somme de 1 200 euros HT.
D E C I D E :
Article 1 : La décision du 30 août 2021 du président du département de la Moselle est annulée en tant qu'elle rejette la demande de remise de dette de Mme E.
Article 2 : Il est accordé une remise de dette d'un montant de 2 748 euros.
Article 3 : Le département de la Moselle versera à Me Sgro une somme de 1 200 (mille deux cents) euros HT en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Sgro renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme E est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme B E, à Me Sgro, et au département de la Moselle. Copie en sera adressée à la caisse d'allocations familiales de la Moselle.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 septembre 2022.
La magistrate désignée,
M.L. A
La greffière,
C. ADE
La République mande et ordonne au préfet de la Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026