vendredi 9 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2108388 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Juge Unique |
| Avocat requérant | DESFARGES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 7 décembre 2021, Mme A C, représentée par Me Desfarges, doit être regardée comme demandant au tribunal :
1) d'annuler la décision implicite par laquelle la caisse d'allocations familiales de la Moselle a rejeté son recours administratif préalable relatif à un trop-perçu de prime d'activité ;
2) de la décharger de l'obligation du paiement de la somme de 9767,75 euros ;
3) de mettre à la charge de la caisse d'allocations familiales de la Moselle une somme de 1500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme C soutient que :
- la décision attaquée méconnait les dispositions des articles L. 311-3-1 et R. 311-3-1-2 du code des relations entre le public et l'administration ;
- la décision attaquée méconnait les dispositions des articles L. 845-2 et R. 142-4 du code de la sécurité sociale ;
- la décision attaquée méconnait les droits de la défense ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'elle n'avait pas les informations suffisantes pour déclarer ses revenus.
Par un mémoire en défense enregistré le 2 février 2022, la caisse d'allocations familiales de la Moselle conclut à titre principal d'une part, à l'irrecevabilité de la requête, et à titre subsidiaire d'autre part, à son rejet et demande la condamnation de la requérante au versement d'une somme de 1000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. B en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. B a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C est allocataire de la prime d'activité auprès de la caisse d'allocations familiales de la Moselle. Un rapport en date du 5 janvier 2021 a mis en exergue que l'intéressée n'avait pas déclaré l'intégralité des revenus de son conjoint et de ses enfants. Par une décision en date du 15 mars 2021, la CAF de la Moselle a mis à sa charge une dette d'un montant de 9767,75 euros résultant d'un indu de prime d'activité pour la période de mai 2018 à janvier 2021. Par un courrier du 23 mars 2021 reçu par la caisse le 30 mars 2021, Mme C a contesté le trop-perçu de prime d'activité auprès de la commission de recours amiable de la caisse d'allocations familiales de la Moselle. Par décision du 8 juillet 2021, la caisse d'allocations familiales a rejeté sa demande.
2. Si la requérante conteste une décision implicite qui serait née du silence de l'administration, il résulte de l'instruction que la caisse d'allocations familiales de la Moselle a rejeté son recours préalable obligatoire par décision du 8 juillet 2021, décision qui lui a été notifiée le 24 juillet 2021. Cette décision indiquait les délais et voies de recours. Elle disposait donc jusqu'au 24 septembre 2021 pour contester cette décision. Or la présente requête a été enregistrée au greffe du tribunal le 07 décembre 2021 soit en dehors des délais de recours. Par suite les conclusions en annulation et de décharge sont tardives et doivent être rejetée, y compris par voie de conséquence, les conclusions au titre de l'article L 761-1 du code de justice administrative.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de rejeter les conclusions de la caisse d'allocations familiales de la Moselle au titre de l'article L 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1 : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la caisse d'allocations familiales de la Moselle, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C et au ministre des solidarités, de l'autonomie et des personnes handicapées. Copie en sera adressée à la caisse d'allocations familiales de la Moselle.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 9 décembre 2022.
Le magistrat désigné,
H. BLa greffière,
V. IMMELE
La République mande et ordonne au ministre des solidarités, de l'autonomie et des personnes handicapées, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2108388
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026