LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2108703

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2108703

vendredi 25 novembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2108703
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
FormationJuge Unique
Avocat requérantKOLATA-MERCIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 17 décembre 2021 et 5 juillet 2022, Mme C B, représentée par Me Kolata-Mercier, demande au tribunal :

1) d'annuler le titre de recettes émis par le département de la Moselle le 3 juillet 2021 pour un montant de 4 232,40 euros ;

2) de mettre à la charge du département de la Moselle les dépens.

Mme B soutient que :

- les périodes visées par le titre de recette s'étendent du 1er juin 2013 au 31 mai 2014 ; la dette est prescrite au plus tard au 31 mai 2016 ;

- l'intégralité des sommes dues a été récupérée suite au jugement du TA de Strasbourg par voie de compensation, la caisse d'allocations familiales de la Moselle (CAF de la Moselle ci-après) est redevable d'une somme de 3650 euros.

Par des mémoires en défense enregistrés les 11 février et 10 octobre 2022, le département de la Moselle conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- à titre principal l'irrecevabilité de la requête en l'absence de recours administratif préalable sur le bien-fondé de l'indu notifié le 2 mars 2017 ; l'indu est devenu définitif, raison pour laquelle la requête de Mme B a été rejetée par le TA de Pau ;

- l'avis des sommes à payer vise à exécuter la décision du Tribunal administratif de Pau validant l'indu notifié le 2 mars 2017 ; la décision du 29 septembre 2017 est devenue définitive ;

- le titre est exécutoire depuis le 3 juillet 2021 et la requête n'a pas été introduite dans les deux mois ; elle est tardive ;

- à titre subsidiaire, l'avis de sommes à payer a pour objet le recouvrement d'un indu de revenu de solidarité active allant du 1er juin 2013 au 31 mai 2014, objet différent de celui ayant conduit à la décision du Tribunal de céans ; l'action n'est pas prescrite car elle a commis des fausses déclarations réitérées sur sa situation professionnelle et le délai de recouvrement est de cinq ans qui a été suspendu par la requête introduite devant le TA de Pau et ne recommence à courir qu'à compter du 29 septembre 2017 ;

- l'indu n'a pas été recouvré par la CAF de la Moselle mais directement par le Département en vue de l'exécution du TA de Pau.

Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 02 novembre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme A en application de l'article L. 222-2-1 du code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme A a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Suite à un contrôle diligenté par ses services, la caisse d'allocations familiales de Bayonne (CAF de Bayonne ci-après) a mis fin au droit au revenu de solidarité active de Mme B par une décision du 8 juin 2016. Cette dernière a alors, à nouveau sollicité le bénéfice du revenu de solidarité active auprès de cette même caisse le 28 juin 2016 et, suite au déménagement de l'intéressée, son dossier a été transféré à la caisse d'allocations familiales de la Moselle le 1er septembre 2016. Par deux jugements des 29 septembre 2017 et 27 avril 2018, les requêtes de Mme B ont été rejetées par le Tribunal administratif de Pau. Par un premier jugement en date du 7 juin 2019, le tribunal de céans a rejeté la requête de l'intéressée relative à un indu de prime exceptionnelle de fin d'année au titre des années 2014 et 2015 et par un second jugement du même jour, a annulé la décision du 10 avril 2017 par laquelle le département de la Moselle a confirmé la décision du 28 décembre 2016 par laquelle la CAF de la Moselle a mis fin à son droit au revenu de solidarité active et a renvoyé l'intéressée devant le conseil départemental de la Moselle pour l'évaluation de son droit au bénéfice du revenu de solidarité active.

Sur les fins de non-recevoir opposée en défense sur les conclusions relatives au trop-perçu de revenu de solidarité active :

En ce qui concerne la recevabilité de la requête en raison de la contestation de l'indu :

2. L'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles dispose que : " Tout paiement indu de revenu de solidarité active est récupéré par l'organisme chargé du service de celui-ci ainsi que, dans les conditions définies au présent article, par les collectivités débitrices du revenu de solidarité active. () Le président du conseil départemental constate la créance du département et transmet au payeur départemental le titre de recettes correspondant pour le recouvrement. La créance peut être remise ou réduite par le président du conseil départemental ou l'organisme chargé du service du revenu de solidarité active pour le compte de l'Etat, en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration." L'article L. 262-47 du même code dispose que " Toute réclamation dirigée contre une décision relative au revenu de solidarité active fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours administratif auprès du président du conseil départemental. ".

3. Par ailleurs, aux termes de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales : " () 1° En l'absence de contestation, le titre de recettes individuel ou collectif émis par la collectivité territoriale ou l'établissement public local permet l'exécution forcée d'office contre le débiteur. / Toutefois, l'introduction devant une juridiction de l'instance ayant pour objet de contester le bien-fondé d'une créance assise et liquidée par une collectivité territoriale ou un établissement public local suspend la force exécutoire du titre. () / 2° L'action dont dispose le débiteur d'une créance assise et liquidée par une collectivité territoriale ou un établissement public local pour contester directement devant la juridiction compétente le bien-fondé de ladite créance se prescrit dans le délai de deux mois suivant la réception du titre exécutoire ou, à défaut, du premier acte procédant de ce titre ou de la notification d'un acte de poursuite. / L'action dont dispose le débiteur de la créance visée à l'alinéa précédent pour contester directement devant le juge de l'exécution mentionné aux articles L. 213-5 et L. 213-6 du code de l'organisation judiciaire la régularité formelle de l'acte de poursuite diligenté à son encontre se prescrit dans le délai de deux mois suivant la notification de l'acte contesté (). ".

4. Il résulte de ces dispositions qu'une décision de récupération d'un indu de revenu de solidarité active prise par le président du conseil départemental, ou par délégation de celui-ci ne peut, à peine d'irrecevabilité, faire l'objet d'un recours contentieux sans qu'ait été préalablement exercé un recours administratif auprès de cette autorité. Si la recevabilité d'un recours contentieux dirigé contre le titre exécutoire émis pour recouvrer un indu de revenu de solidarité active n'est pas subordonnée à l'exercice d'un recours administratif préalable, le débiteur ne peut toutefois, à l'occasion d'un tel recours, contester devant le juge administratif le bien-fondé de cet indu en l'absence de tout recours préalable saisissant de cette contestation le président du conseil général.

5. Toutefois, il résulte de l'instruction que si l'avis de somme à payer en litige porte sur la période du 1er juin 2013 au 31 mai 2014, a pour objet un indu de revenu de solidarité active versé à tort par la CAF de Bayonne et l'intéressée n'avait pas contesté devant le département des Pyrénées-Atlantiques ledit indu tel que cela est mentionné dans le jugement du TA de Pau du 29 septembre 2017, la réclamation de la présente requête ne porte pas sur le fondement de cet indu mais uniquement sur le montant de la compensation effectuée par la CAF de la Moselle et le département de la Moselle suite aux jugements du 7 juin 2019. Par suite, l'intéressée ne saurait être regardée comme contestant le bien-fondé de l'indu de revenu de solidarité active mais uniquement le montant de la créance encore due. Par suite, la requête de Mme B est recevable.

En ce qui concerne l'irrecevabilité de la requête pour cause de forclusion :

6. Aux termes de l'article 43 du décret n° 2020- 1717 du 28 décembre 2020 portant application de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et relatif à l'aide juridictionnelle et à l'aide à l'intervention de l'avocat dans les procédures non juridictionnelles : " Sans préjudice de l'application de l'article 9-4 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée et du II de l'article 44 du présent décret, lorsqu'une action en justice ou un recours doit être intenté avant l'expiration d'un délai devant les juridictions de première instance ou d'appel, l'action ou le recours est réputé avoir été intenté dans le délai si la demande d'aide juridictionnelle s'y rapportant est adressée ou déposée au bureau d'aide juridictionnelle avant l'expiration dudit délai et si la demande en justice ou le recours est introduit dans un nouveau délai de même durée () ".

7. Il résulte de l'instruction que l'avis de sommes à payer a été émis par le département de la Moselle le 3 juillet 2021 et reçu par l'intéressée le 7 juillet suivant. Elle a déposé une demande d'aide juridictionnelle le 21 septembre 2021, tel que le mentionne la décision d'aide juridictionnelle du 2 novembre 2021, soit postérieurement au délai de deux mois suivant la notification dudit avis. Par suite, la requête de Mme B introduite le 17 décembre 2021, est tardive et dès lors irrecevable.

8. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin, d'examiner les autres moyens de la requête, que les conclusions en annulation présentées par Mme B ne peuvent qu'être rejetées et par voie de conséquence celles aux fins d'injonction et de condamnation aux dépens.

D E C I D E :

Article 1 : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B et au département de la Moselle. Copie en sera adressée à la caisse d'allocations familiales de la Moselle.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 novembre 2022.

La magistrate désignée,

M-L. A

La greffière,

C. ADE

La République mande et ordonne au préfet de la Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions