jeudi 18 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2200340 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | PIERSON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 17 janvier 2022, 31 août 2022,
7 novembre 2022 et 9 mai 2023, Mme B C, représentée par Me Galland, demande au tribunal :
1°) de condamner l'État à lui verser la somme totale de 42 160 euros en réparation des préjudices consécutifs à l'accident de service dont elle a été victime le 3 décembre 2018 ;
2°) d'assortir cette somme des intérêts au taux légal à compter du 30 septembre 2021, avec capitalisation des intérêts échus ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 500 euros en application de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'État est responsable, même sans faute, des préjudices personnels qu'elle estime avoir subis du fait de l'accident de service survenu le 3 décembre 2018 ;
- le manque de diligences de l'administration à résorber une fuite d'eau qu'elle avait signalée, ou à tout le moins à mettre en œuvre des mesures conservatoires limitant les risques de chute, constitue une faute engageant sa responsabilité ;
- elle est dès lors fondée à réclamer la réparation intégrale de l'atteinte à son intégrité physique et à obtenir l'indemnisation du recours à l'aide d'une tierce personne ;
- elle n'a pour sa part commis aucune négligence ou inattention fautive de nature à exonérer l'administration de sa responsabilité ;
- les souffrances endurées peuvent être évaluées à 12 000 euros ;
- le préjudice d'agrément peut être chiffré à 20 000 euros ;
- le recours à l'aide d'une tierce personne peut être indemnisé à hauteur de la somme de 10 160 euros.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 14 octobre 2022 et 6 avril 2023, le recteur de l'académie de Strasbourg demande au tribunal :
1°) à titre principal, de rejeter la requête,
2°) à titre subsidiaire, de réduire à de plus justes proportions le montant des indemnisations et d'obliger la collectivité européenne d'Alsace à garantir l'État des éventuelles condamnations mises à sa charge.
Il fait valoir que :
- l'inattention et l'imprudence de la requérante sont à l'origine de sa chute et exonèrent l'administration de sa responsabilité ;
- la matérialité des préjudices invoqués par Mme C n'est pas établie ;
- il est en tout état de cause fondé à demander la garantie de la collectivité européenne d'Alsace, qui a manqué à son obligation d'entretien normal de l'ouvrage public.
Par des mémoires enregistrés les 27 mars et 12 mai 2023, la collectivité européenne d'Alsace, représentée par Me Pierson, demande au tribunal :
1°) à titre principal, de rejeter les demandes de Mme C ;
2°) à titre subsidiaire, de rejeter l'appel en garantie formé à son encontre par le recteur de l'académie de Strasbourg ;
3°) à titre infiniment subsidiaire, de limiter l'indemnisation allouée à la requérante au titre des souffrances endurées à une somme n'excédant pas 1 500 euros, et l'indemnisation du recours à l'assistance d'une tierce personne à une somme calculée sur un taux horaire n'excédant pas 11,27 euros ;
4°) en tout état de cause, de condamner l'État à la garantir de toute condamnation en principal, intérêts et frais qui pourraient être mises à sa charge au bénéfice de Mme C.
Elle fait valoir que :
- le rectorat ne l'a pas avisée de l'existence d'une fuite d'eau, qui était d'apparition récente, et dont la charge de la réparation lui incombait en tout état de cause en vertu d'une convention-cadre ;
- la requérante a par ailleurs fait preuve d'une négligence fautive à l'origine des préjudices invoqués.
La Mutuelle Générale de l'Éducation Nationale (MGEN) du Haut-Rhin, régulièrement appelée à la cause, n'a pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code des pensions civiles et militaires de retraite ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Vicard,
- les conclusions de Mme Lecard, rapporteure publique,
- les observations de Me Galland, représentant Mme C, et celles de M. A, représentant le recteur de l'académie de Strasbourg.
La collectivité européenne d'Alsace, régulièrement convoquée, n'était ni présente, ni représentée.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, professeure certifiée de technologie affectée au collège d'Hegenheim, a été victime d'une chute sur une flaque d'eau dans sa classe, le 3 décembre 2018. Cet accident a été reconnu imputable au service. Par un courrier du 2 juin 2021, la rectrice de l'académie de Strasbourg lui a notifié la possibilité, eu égard à son taux d'incapacité permanente partielle fixé à 20 %, de solliciter le versement d'une allocation temporaire d'invalidité (ATI). Par un courrier du 28 septembre 2021, réceptionné le 30 septembre suivant, Mme C a adressé au rectorat une demande préalable indemnitaire en réparation des préjudices non couverts par l'ATI. Une décision implicite de rejet est née du silence gardé par l'administration. Par la présente requête, Mme C demande au tribunal de condamner l'État à réparer intégralement les préjudices résultant de l'accident de service du 3 décembre 2018.
Sur la déclaration de jugement commun :
2. La Mutuelle Générale de l'Éducation Nationale (MGEN) du Haut-Rhin, caisse d'assurance maladie de Mme C, qui a été régulièrement mise en cause, s'est abstenue de produire dans la présence instance. En conséquence, le présent jugement doit lui être déclaré commun.
Sur l'indemnisation des préjudices extrapatrimoniaux :
S'agissant de la responsabilité de l'État :
3. Les dispositions des articles L. 27 et L. 28 du code des pensions civiles et militaires de retraite et 65 de la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'État qui instituent, en faveur des fonctionnaires victimes d'accidents de service ou de maladies professionnelles, une rente viagère d'invalidité en cas de mise à la retraite et une allocation temporaire d'invalidité en cas de maintien en activité doivent être regardées comme ayant pour objet de réparer les pertes de revenus et l'incidence professionnelle résultant de l'incapacité physique causée par un accident de service ou une maladie professionnelle. Ces dispositions déterminent forfaitairement la réparation à laquelle les fonctionnaires concernés peuvent prétendre, au titre de ces chefs de préjudice, dans le cadre de l'obligation qui incombe aux collectivités publiques de garantir leurs agents contre les risques qu'ils peuvent courir dans l'exercice de leurs fonctions. Elles ne font en revanche obstacle ni à ce que le fonctionnaire qui subit, du fait de l'invalidité ou de la maladie, des préjudices patrimoniaux d'une autre nature ou des préjudices personnels, obtienne de la collectivité qui l'emploie, même en l'absence de faute de celle-ci, une indemnité complémentaire réparant ces chefs de préjudice, ni à ce qu'une action de droit commun pouvant aboutir à la réparation intégrale de l'ensemble du dommage soit engagée contre cette personne publique, dans le cas notamment où l'accident ou la maladie serait imputable à une faute de nature à engager la responsabilité de cette personne ou à l'état d'un ouvrage public dont l'entretien lui incombait.
4. En l'espèce, il est constant que le 3 décembre 2018, alors qu'elle dispensait son cours, Mme C a glissé sur une flaque d'eau provenant de la fuite d'une canalisation et a chuté sur le dos. Il est tout aussi constant que cet accident, lui ayant occasionné des douleurs dorsales, lombaires et à l'épaule gauche, a été reconnu imputable au service. Elle est donc fondée à solliciter une indemnité réparant les préjudices extrapatrimoniaux qu'elle estime avoir subis, sans avoir besoin de démontrer la commission d'une faute par l'administration. Si le recteur soutient que la chute de la requérante, qui avait connaissance de la présence de cette flaque d'eau dans sa classe pour l'avoir elle-même signalée, est entièrement imputable à son inadvertance et son imprudence, il ne démontre ni même n'allègue avoir mis en place une signalisation adéquate de ce désordre, qui aurait permis aux usagers de la salle de classe de ne pas oublier sa présence. Dans ces conditions, la requérante ne saurait être regardée comme ayant commis une faute par négligence en ayant marché sur la flaque d'eau du seul fait qu'elle connaissait son existence. Dès lors, cette circonstance ne saurait suffire à exonérer, ni même à atténuer la responsabilité du rectorat.
S'agissant des souffrances endurées :
5. Il résulte de l'instruction, et notamment d'un certificat d'un médecin rhumatologue en date du 11 mars 2022, que Mme C présente cliniquement une " importante contracture du trapèze gauche, ainsi qu'en T8-T9 et jusqu'en lombaire à gauche ", des " douleurs au niveau de l'émergence du nerf d'Arnold gauche " ainsi que des " scapulalgies gauches diffuses, avec une limitation de l'antépulsion 90 ". Ce médecin préconise à Mme C, pour lutter contre les douleurs persistantes au niveau de l'épaule gauche et de l'hémicrâne gauche, contre les douleurs dorsales génératrices de difficultés respiratoires, contre les douleurs lombaires gauches avec une irradiation S1, la prise d'antalgiques et d'anti-inflammatoires ainsi qu'une " prise en charge kinésithérapique à visée essentiellement décontracturante musculaire ". Si aucune évaluation des souffrances endurées sur l'échelle exprimée en degrés de 1 à 7 n'est produite aux débats, le certificat médical précité, circonstancié et détaillé, établit néanmoins suffisamment la matérialité des souffrances endurées après consolidation. Il sera dès lors fait une juste appréciation de ce préjudice en le chiffrant à la somme de 3 000 euros.
S'agissant du préjudice d'agrément :
6. Il résulte de l'instruction, et notamment des attestations des deux enfants de Mme C corroborées par celle d'une amie, ainsi que du certificat médical précité de son rhumatologue, que la requérante a dû renoncer à pratiquer les activités de randonnée, canevas et promenades en vélos qu'elle exerçait très régulièrement. Il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en l'évaluant à une somme de 2 000 euros.
Sur l'indemnisation des préjudices patrimoniaux :
7. Mme C soutient avoir dû recourir à l'aide d'une tierce personne pour la préparation des repas et l'accomplissement des tâches ménagères à raison de deux heures par jour entre décembre 2018 et juin 2019, puis à raison d'une heure trente par jour entre juillet 2019 et la date de consolidation. Elle ne produit toutefois que l'attestation de sa fille, qui relate avoir dû aider sa mère tous les week-ends à compter de la survenance de l'accident et jusqu'à l'automne 2019 pour la préparation des repas et la réalisation des tâches ménagères. Cette seule attestation, qu'aucun autre élément, notamment médical, ne vient corroborer, ne permet pas à elle seule d'établir que Mme C aurait eu quotidiennement besoin de l'aide d'une tierce personne. Dans ces conditions, il n'y a pas lieu d'indemniser ce chef de préjudice, dont la preuve est insuffisamment rapportée.
8. Il résulte de ce qui précède qu'il y a seulement lieu de condamner l'État à verser à
Mme C la somme totale de 5 000 euros en réparation des préjudices subis en raison de l'accident de service du 3 décembre 2018.
Sur l'appel en garantie formé par l'État contre la collectivité européenne d'Alsace :
9. D'une part, aux termes de l'article L. 213- 2 du code de l'éducation, dans sa rédaction applicable au litige : " Le département a la charge des collèges. Il en assure la construction, la reconstruction, l'extension, les grosses réparations, l'équipement et le fonctionnement. () Le département assure l'accueil, la restauration, l'hébergement ainsi que l'entretien général et technique, à l'exception des missions d'encadrement et de surveillance des élèves, dans les collèges dont il a la charge. () ". Et aux termes de l'article L. 421-23 de ce même code, dans sa rédaction applicable au litige : " () II.- Pour l'exercice des compétences incombant à la collectivité de rattachement, le président du conseil départemental ou régional s'adresse directement au chef d'établissement. Il lui fait connaître les objectifs fixés par la collectivité de rattachement et les moyens que celle-ci alloue à cet effet à l'établissement. Le chef d'établissement est chargé de mettre en œuvre ces objectifs et de rendre compte de l'utilisation de ces moyens. Le chef d'établissement est assisté des services d'intendance et d'administration ; il encadre et organise le travail des personnels techniciens, ouvriers et de service placés sous son autorité. (). Une convention passée entre l'établissement et, selon le cas, le conseil départemental ou le conseil régional précise les modalités d'exercice de leurs compétences respectives ".
10. D'autre part, en application de ces textes, le conseil départemental du Haut-Rhin, devenu collectivité européenne d'Alsace, a fixé, par une délibération du 6 novembre 2017, les orientations générales départementales pour la gestion des collèges au titre de l'année 2018. L'annexe n° 1 de la délibération, décrivant ces orientations, prévoit en son article 16 g, que " le département n'intervient pas pour la réalisation des petits travaux à la charge du collège, lorsque leur coût est inférieur à 2 000 euros TTC par intervention. ". Un tableau récapitulatif des travaux, inséré dans cette même annexe, précise en outre que les travaux d'entretien courant et de réparation des fuites sur les installations de plomberie sont à la charge des collèges. Enfin, une
convention-cadre conclue entre le conseil général du Haut-Rhin et les établissements publics locaux d'enseignement du département du Haut-Rhin, et signée par le collège d'Hegenheim le 5 décembre 2006, prévoit que les " personnels techniciens, ouvriers et de service (TOS) assurent les travaux d'entretien courant des bâtiments, des mobiliers, et des espaces non bâtis (nettoyage, petite maintenance) dans la limite de leurs compétences et de leurs habilitations. ".
11. Il résulte des dispositions légales et conventionnelles précitées que la charge de l'entretien courant et des menues réparations des installations de plomberie incombe au collège et non à la collectivité européenne d'Alsace. Dans ces conditions, le recteur de l'académie de Strasbourg n'est pas fondé à soutenir qu'un défaut d'entretien normal de l'ouvrage serait imputable à la collectivité européenne d'Alsace qui, au demeurant, soutient sans être contredite n'avoir jamais été avisée de l'existence de cette fuite. Par suite, l'appel en garantie formé par l'État contre la collectivité européenne d'Alsace doit être rejeté.
Sur les intérêts au taux légal et la capitalisation des intérêts :
12. La somme totale de 5 000 euros, allouée à Mme C en réparation des préjudices consécutifs à son accident de service, portera intérêts au taux légal à compter du
30 septembre 2021, date de réception de sa demande indemnitaire préalable. Les intérêts échus sur la somme de 5 000 euros, à la date du 30 septembre 2022, puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date, seront capitalisés pour produire eux-mêmes intérêts.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761- 1 du code de justice administrative :
13. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
14. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État une somme de 1.500 euros à verser à Mme C au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : Le présent jugement sera déclaré commun à la Mutuelle Générale de l'Éducation Nationale (MGEN) du Haut-Rhin.
Article 2 : L'État est condamné à payer à Mme C la somme totale de 5 000 euros, avec intérêts au taux légal à compter du 30 septembre 2021. Les intérêts échus sur cette somme, à la date du 30 septembre 2022, puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date, seront capitalisés pour produire eux-mêmes intérêts.
Article 3 : L'État versera à Mme C la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C, à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, à la collectivité européenne d'Alsace et à la mutuelle générale de l'éducation nationale du Haut-Rhin. Copie en sera adressée au recteur de l'académie de Strasbourg.
Délibéré après l'audience du 26 juin 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Dulmet, présidente,
Mme Jordan-Selva, première conseillère,
Mme Vicard, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 juillet 2024.
La rapporteure,
C. VICARD
La présidente,
A. DULMET
La greffière,
C. LAMOOT
La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026