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AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2200975

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2200975

mardi 15 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2200975
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantSELARL BOURGUN - BAUTZ

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Par une requête et des mémoires, enregistrés les 11 février 2022, 8 novembre 2022 et 24 juillet 2023 sous le n° 2200975, M. D F, représenté par Me Muller-Pistré, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'avis des sommes à payer n° 4146 émis à son encontre par la maire de la commune de Strasbourg pour le recouvrement d'une somme de 13 280 euros ;

2°) de prononcer la décharge de l'obligation de payer la somme en litige ;

3°) de mettre à la charge de la Ville de Strasbourg la somme de 1 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'avis des sommes à payer ne précise pas les bases de liquidation de la créance et n'est donc pas motivé ;

- il est entaché d'un vice de forme dès lors qu'il ne comporte pas la signature de son ordonnateur, en méconnaissance du 2e alinéa du 4° de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales ;

- le bien-fondé de la créance de la ville de Strasbourg n'est pas démontré dès lors, d'une part, que les travaux qu'elle a entrepris d'office et dont elle lui réclame la prise en charge financière étaient inutiles et dangereux et, d'autre part, que la commune de Strasbourg ne justifie ni de la nature exacte des travaux réalisés ni des montants réclamés.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 23 mai 2022, 18 avril 2023 et 10 octobre 2023, la commune de Strasbourg, représentée par Me Bourgun, conclut au rejet de la requête et demande au tribunal de mettre à la charge de M. F la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- la requête est tardive ;

- les moyens soulevés par M. F ne sont pas fondés.

II. Par une requête et des mémoires, enregistrés les 20 janvier, 24 juillet et 30 novembre 2023 sous le n° 2300449, M. F, représenté par Me Muller-Pistré, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'avis des sommes à payer n° 12649 émis à son encontre par la maire de la commune de Strasbourg pour le recouvrement d'une somme de 33 000 euros ;

2°) de prononcer la décharge de l'obligation de payer la somme en litige ;

3°) de mettre à la charge de la Ville de Strasbourg la somme de 1 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'avis des sommes à payer ne précise pas les bases de liquidation de la créance et n'est donc pas motivé ;

- il est entaché d'un vice de forme dès lors qu'il ne comporte pas la signature de son ordonnateur, en méconnaissance du 2e alinéa du 4° de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales ;

- le bien-fondé de la créance de la ville de Strasbourg n'est pas établi en l'absence de démonstration de l'utilité des travaux prescrits.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 28 mars 2023, 2 mai 2023, 10 octobre 2023 et le 18 janvier 2024, la commune de Strasbourg conclut au rejet de la requête et demande au tribunal de mettre à la charge de M. F la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. F ne sont pas fondés.

III. Par une requête et des mémoires, enregistrés les 22 mai et 11 septembre 2023 sous le n° 2303604, M. D F, représenté par Me Muller-Pistré, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'avis des sommes à payer n° 4141 émis à son encontre par la maire de la commune de Strasbourg pour le recouvrement d'une somme de 10 500 euros ;

2°) de prononcer la décharge de l'obligation de payer la somme en litige ;

3°) de mettre à la charge de la Ville de Strasbourg la somme de 1 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'avis des sommes à payer ne précise pas les bases de liquidation de la créance et n'est donc pas motivé ;

- le bien-fondé de la créance de la ville de Strasbourg n'est pas établi en l'absence de démonstration de l'utilité des travaux prescrits.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 24 juillet et 10 octobre 2023, la commune de Strasbourg conclut au rejet de la requête et demande au tribunal de mettre à la charge de M. F la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. F ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Jordan-Selva,

- les conclusions de M. Therre, rapporteur public,

- les observations de Me Muller-Pistré, représentant M. F.

Considérant ce qui suit :

1. M. D F est propriétaire des parcelles nos 395 et 396 section DX sises 5 et 7 rue Saint Erhard à Strasbourg. Il en a hérité de son épouse après le décès de celle-ci survenu en novembre 2021. Le service de la police du bâtiment de Strasbourg avait indiqué à Mme F, à plusieurs reprises depuis janvier 2018, que les bâtis situés sur ces parcelles présentaient d'importants désordres et il lui a été demandé de réaliser des travaux de sécurisation requis. Mme F a déposé une demande de permis de démolition des deux bâtiments en cause. Par un arrêté municipal du 28 novembre 2019, devenu définitif, le maire de Strasbourg a autorisé la démolition du bâti situé au numéro 5 rue Saint Erhard mais a refusé le permis de démolir le bâti situé au numéro 7 au motif que ce dernier bâtiment présentait un intérêt protégé par le plan local d'urbanisme intercommunal de l'Eurométropole de Strasbourg. En l'absence de réalisation par M. et Mme F des travaux demandés par la collectivité, la maire de Strasbourg a pris en urgence le 8 mars 2021 un arrêté de mise en sécurité des immeubles et a ordonné aux propriétaires de prendre les mesures nécessaires et de neutraliser l'accès aux bâtiments désormais interdits d'occupation et d'utilisation. M. et Mme F ont fait réaliser les travaux de démolition du bâti situé au numéro 5 rue Saint Erhard au mois de mai 2021. Ils n'ont fait procéder à aucuns travaux concernant le numéro 7 rue Saint Erhard.

2. Par la requête n° 2200975, M. F demande l'annulation de l'avis de sommes à payer n° 4146 émis à son encontre par la Ville de Strasbourg pour recouvrer la somme de 13 280 euros correspondant au coût de travaux réalisés d'office pour la sécurisation des immeubles lui appartenant sis 5 et 7 rue Saint-Erhard à Strasbourg.

3. Par un arrêté du 8 décembre 2021, la maire de Strasbourg a prescrit la démolition complète de l'immeuble situé 7 rue Saint Erhard " pour mettre fin au danger imminent ". Par la requête n° 2300449, M. F demande l'annulation de l'avis de sommes à payer n° 12649 émis à son encontre par la Ville de Strasbourg pour recouvrer la somme de 33 000 euros correspondant aux frais de démolition du bâti sis 5 rue Saint Erhard.

4. Par la requête n° 2303604, M. F demande l'annulation de l'avis de sommes à payer n° 12649 émis à son encontre par la Ville de Strasbourg pour recouvrer la somme de 10 500 euros correspondant aux frais de pose d'une clôture et à la mise en place d'un portail sur le terrain sis 5 rue Saint Erhard.

5. Les requêtes susvisées nos 2200975, 2300449 et 2303604, présentées pour M. F, présentent à juger des questions identiques et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la recevabilité des conclusions dirigées contre l'avis des sommes à payer émis pour le recouvrement de la somme de 13 280 euros :

6. Aux termes de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales dans sa rédaction applicable au litige : " () 1° En l'absence de contestation, le titre de recettes individuel ou collectif émis par la collectivité territoriale ou l'établissement public local permet l'exécution forcée d'office contre le débiteur. () L'action dont dispose le débiteur d'une créance assise et liquidée par une collectivité territoriale ou un établissement public local pour contester directement devant la juridiction compétente le bien-fondé de ladite créance se prescrit dans le délai de deux mois à compter de la réception du titre exécutoire ou, à défaut, du premier acte procédant de ce titre ou de la notification d'un acte de poursuite. () 4° Quelle que soit sa forme, une ampliation du titre de recettes individuel ou de l'extrait du titre de recettes collectif est adressée au redevable. L'envoi sous pli simple ou par voie électronique au redevable de cette ampliation à l'adresse qu'il a lui-même fait connaître à la collectivité territoriale, à l'établissement public local ou au comptable public compétent vaut notification de ladite ampliation. () ".

7. La commune de Strasbourg fait valoir, sans en apporter la preuve qui lui incombe, que le titre de recettes émis le 23 août 2021 contesté dans l'instance n° 2200975 a été notifié par lettre simple à M. F le 12 octobre 2021. Il ressort toutefois de la lettre rédigée par le requérant, qu'il a datée du 5 décembre 2021 et qui a été réceptionnée par la ville de Strasbourg le 8 décembre 2021, qu'il avait connaissance dès cette date, de l'avis des sommes à payer n° 4146 émis pour le recouvrement de la somme de 13 280 euros. Cet avis comportait la mention des délais et voies de recours. En application des dispositions précitées, le délai de recours contentieux de deux mois a ainsi commencé à courir au plus tard le 8 décembre 2021. La commune de Strasbourg est fondée à soutenir qu'à la date d'enregistrement de la requête n° 2200975, le 11 février 2022, ce délai était expiré. Si le requérant soutient que son courrier daté du 5 décembre 2021 était un recours gracieux ayant eu pour effet d'interrompre le délai de recours contentieux, il s'est borné dans cette lettre à demander la communication d'une facture et du rapport de fin d'exécution des travaux, sans former de contestation du titre en litige. Ce courrier ne constitue pas un recours gracieux et n'a ainsi pas eu pour effet d'interrompre le délai de recours contentieux. Dans ces conditions, la fin de non-recevoir opposée par la commune de Strasbourg et tirée de la tardiveté de la requête n° 2200975 doit être accueillie.

En ce qui concerne le surplus des conclusions à fin d'annulation :

8. En premier lieu, aux termes de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 : " Dans les conditions prévues pour chaque catégorie d'entre elles, les recettes sont liquidées avant d'être recouvrées. La liquidation a pour objet de déterminer le montant de la dette des redevables. Les recettes sont liquidées pour leur montant intégral, sans contraction avec les dépenses. / Toute créance liquidée faisant l'objet d'une déclaration ou d'un ordre de recouvrer indique les bases de la liquidation. () ".

9. Un état exécutoire doit indiquer les bases de liquidation de la dette. En application de ce principe, l'administration ne peut mettre en recouvrement une créance sans indiquer, soit dans le titre lui-même, soit par référence précise à un document joint à l'état exécutoire ou précédemment adressé au débiteur, les bases et les éléments de calcul sur lesquels elle se fonde pour mettre les sommes en cause à la charge de ce débiteur.

10. Il résulte de l'instruction que les avis des sommes à payer n° 12649 et n° 4141 émis à l'encontre de M. F pour le recouvrement des sommes de 33 000 euros et de 10 500 euros se bornent à indiquer " REMB IM 7 RUE ST ERHARD DX203208 DOSSIER IM 67482 18V 0001-02/12/2022 " et " REMB IM 7 RUE ST ERHARD CLOTURE 01/01/2023-31/12/2023 ". Ces titres ne renvoient, ni dans leurs énonciations ni dans une pièce annexée, aux documents antérieurement adressés à M. F et comportant les bases de liquidation des sommes mises à sa charge. Contrairement à ce que fait valoir la commune de Strasbourg, la seule mention du terme " clôture " ne permet pas de considérer que le titre n° 4141 en litige énonçait de manière suffisamment précise les bases de liquidation de la créance. Dans ces conditions, le requérant est fondé à soutenir que les avis des sommes à payer contestés dans les instances nos 230449 et 2303604 sont insuffisamment motivés.

11. En second lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales dans sa rédaction applicable au litige : " () En application des articles L. 111-2 et L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, le titre de recettes individuel ou l'extrait du titre de recettes collectif mentionne les nom, prénoms et qualité de la personne qui l'a émis ainsi que les voies et délais de recours. / Seul le bordereau de titres de recettes est signé pour être produit en cas de contestation. () ".

12. D'autre part, aux termes de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci. () ".

13. Lorsque le bordereau est signé non par l'ordonnateur lui-même, mais par une personne ayant reçu de lui une délégation de compétence ou de signature, ce sont les nom, prénom et qualité de cette personne qui doivent être mentionnés sur le titre de recettes individuel ou l'extrait du titre de recettes collectif, de même que sur l'ampliation adressée au redevable.

14. En l'espèce, il résulte de l'instruction que l'avis de sommes à payer n° 12649 attaqué dans l'instance n° 2300449 mentionne que son émetteur est Mme A E, maire de Strasbourg. Ni ce titre ni son bordereau ne comportent sa signature. Si le bordereau de titre de recettes comporte la signature de M. B C, " signataire délégué aux finances ", précédée de la mention " l'ordonnateur ", les nom, prénom et qualité de cette personne ne figurent pas sur le titre de recettes en litige adressé au redevable. Ainsi, les dispositions des articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration ont été méconnues. Par suite, le moyen soulevé dans la requête n° 2300449 et tiré du vice de forme entachant le titre contesté dans cette instance doit également être accueilli.

15. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête, que les avis des sommes à payer n° 12649 et n° 4141 émis à l'encontre de M. F pour le recouvrement des sommes de 33 000 euros et de 10 500 euros doivent être annulés.

Sur les conclusions à fin de décharge :

16. L'annulation d'un titre exécutoire pour un motif de régularité en la forme n'implique pas nécessairement, compte tenu de la possibilité d'une régularisation par l'administration, l'extinction de la créance litigieuse, à la différence d'une annulation prononcée pour un motif mettant en cause le bien-fondé du titre.

17. Il en résulte que, lorsque le requérant choisit de présenter, outre des conclusions tendant à l'annulation d'un titre exécutoire, des conclusions à fin de décharge de la somme correspondant à la créance de l'administration, il incombe au juge administratif d'examiner prioritairement les moyens mettant en cause le bien-fondé du titre qui seraient de nature, étant fondés, à justifier le prononcé de la décharge.

18. Dans le cas où il ne juge fondé aucun des moyens qui seraient de nature à justifier le prononcé de la décharge mais retient un moyen mettant en cause la régularité formelle du titre exécutoire, le juge n'est tenu de se prononcer explicitement que sur le moyen qu'il retient pour annuler le titre. Statuant ainsi, son jugement écarte nécessairement les moyens qui assortissaient la demande de décharge de la somme litigieuse.

19. Il résulte des principes cités aux points 16 à 18, qu'eu égard aux moyens d'annulation des titres contestés retenus par le présent jugement et tenant à des motifs de régularité en la forme, seuls moyens fondés au regard de l'argumentation soulevée par le requérant, les conclusions aux fins de décharge présentées par M. F doivent nécessairement être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

20. En ce qui concerne l'instance n° 2200975, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Strasbourg, qui n'est pas la partie perdante dans cette instance, la somme demandée par M. F sur le fondement de ces dispositions. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par la commune de Strasbourg sur le fondement de ces dispositions.

21. En ce qui concerne les instances nos 2300449 et 2303604, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soient mises à la charge de M. F, qui n'est pas la partie perdante, les sommes demandées par la commune de Strasbourg sur le fondement de ces dispositions. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la commune de Strasbourg la somme totale de 1 000 euros au titre des frais exposés par M. F et non compris dans les dépens de ces instances.

D E C I D E :

Article 1er : La requête n° 220975 présentée par M. F est rejetée.

Article 2 : L'avis de sommes à payer n° 12649 émis par la ville de Strasbourg pour le recouvrement de la somme de 33 000 euros est annulé.

Article 3 : L'avis de sommes à payer n° 4141 émis par la ville de Strasbourg pour le recouvrement de la somme de 10 500 euros est annulé.

Article 4 : La commune de Strasbourg versera à M. F la somme totale de 1 000 (mille) euros au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.

Article 5 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. F, à la commune de Strasbourg et au directeur régional des finances publiques de la région Grand Est et du département du Bas-Rhin.

Délibéré après l'audience du 12 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Dhers, président,

M. Boutot, premier conseiller,

Mme Jordan-Selva, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 15 octobre 2024.

La rapporteure,

S. Jordan-Selva

Le président,

S. Dhers

La greffière,

N. Adjacent

La République mande et ordonne à la préfète du Bas-Rhin en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Nos 2200975, 2300449, 2303604

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