mardi 23 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2201845 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 5ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL CDA JOLY & OSTER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 18 mars 2022 et 20 février 2023, M. B A, représenté par Me Gharzouli, demande au tribunal :
1°) de condamner le centre hospitalier de Saverne à lui verser la somme de 93 141.50 euros et une rente annuelle de 14 144 euros en réparation du préjudice que lui a causé la chute dont il a été victime le 4 septembre 2017 lors de son séjour dans l'établissement hospitalier ;
2°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Saverne la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
3°) de condamner le centre hospitalier de Saverne aux entiers frais et dépens.
Il soutient que :
- la responsabilité pour faute du centre hospitalier de Saverne est engagée dès lors qu'il a été victime le 4 septembre 2017 d'une chute en raison d'un défaut de prise en charge adapté à son état de santé, n'ayant pas été aidé pour se rendre aux toilettes ;
- le centre hospitalier a commis une faute dès lors que le médecin l'ayant opéré n'a pas été informé de sa chute ;
- le centre hospitalier ne l'a pas informé des risques sur son état de santé liés à la chute dont il avait été victime ;
- le défaut de diagnostic lui a fait perdre une chance d'obtenir une amélioration de son état de santé ;
- en raison de cette chute, il a subi une fracture et un tassement des vertèbres au niveau T12 ;
- les préjudices extrapatrimoniaux temporaires sont constitués par un déficit fonctionnel temporaire estimé à 402 euros, des souffrances endurées estimées à 3 000 euros et un préjudice esthétique temporaire estimé à 800 euros ;
- les préjudices patrimoniaux temporaires sont constitués par des frais d'assistance par tierce personne estimés à 7 854 euros ;
- les préjudices patrimoniaux permanents sont constitués par des frais de logement estimés à 10 000 euros, des frais de véhicule adaptés estimés à 7 919,50 euros, des frais d'assistance par tierce personne du 19 juin au 31 décembre 2018 estimés à 7 034 euros, à 42 432 euros pour les années 2019, 2020 et 2021 et à une rente annuelle de 14 144 euros ;
- les préjudices extrapatrimoniaux permanents sont constitués par un préjudice d'agrément estimé à 1 500 euros, un préjudice sexuel estimé à 700 euros, un déficit fonctionnel permanent estimé à 10 000 euros et un préjudice esthétique permanent estimé à 1 500 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 novembre 2022, le centre hospitalier de Saverne, représenté par la SELARL CDA Joly et Oster, conclut au rejet de la requête, subsidiairement à ce que le tribunal ramène à de plus justes proportions les demandes indemnitaires de M. A.
Il soutient que :
- la faute du centre hospitalier n'est pas établie ;
- les demandes indemnitaires de M. A doivent être diminuées ou rejetées selon le chef de préjudice.
Par ordonnance du 20 janvier 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 20 février 2023.
La procédure a été communiquée à la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de la Moselle qui n'a pas présenté d'observations.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Gros,
- les conclusions de Mme Milbach, rapporteure publique,
- et les observations de Me Weis, représentant le centre hospitalier de Saverne.
Considérant ce qui suit :
1. Le 1er septembre 2017, M. A a subi une intervention chirurgicale au centre hospitalier Sainte-Catherine de Saverne consistant en la pose d'une prothèse de hanche sur ostéonécrose aseptique de la tête fémorale droite. Le 4 septembre 2017, jour prévu de sa sortie de l'hôpital, il soutient avoir été victime d'une chute dans la salle de bains attenante à sa chambre d'hôpital. Il lui a été permis de quitter l'établissement hospitalier le jour même. Dans les semaines suivant son opération, il a ressenti des douleurs anormalement fortes à la hanche droite. Il a alors fait l'objet d'un examen tomodensitométrique le 30 octobre 2017, qui a mis en évidence une fracture-tassement supérieur au niveau T12, diagnostic confirmé par une imagerie par résonnance magnétique réalisée le 8 janvier 2018. Il a saisi le 10 août 2021 la commission de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux d'Alsace (CCI) d'une demande de règlement amiable. Le 8 novembre 2018, la CCI s'est déclarée incompétente en raison du seuil de gravité du préjudice de M. A. Ce dernier a alors présenté au centre hospitalier Sainte Catherine de Saverne une demande indemnitaire préalable en date du 30 décembre 2021. Par lettre du 18 janvier 2022, le centre hospitalier, par le biais de son assureur, a fait une proposition d'indemnisation à hauteur de 5 726,50 euros à laquelle M. A n'a pas donné suite. Par sa requête, M. A demande au tribunal de condamner le centre hospitalier Sainte Catherine de Saverne à l'indemniser du préjudice subi en lien avec sa chute.
Sur la déclaration de jugement commun :
2. La CPAM de la Moselle, qui a été régulièrement mise en cause, s'est abstenue de produire dans la présence instance. En conséquence, le présent jugement doit lui être déclaré commun.
Sur la responsabilité du centre hospitalier de Saverne :
En ce qui concerne la faute :
S'agissant des fautes dans l'organisation du service :
3. Aux termes de l'article L. 1142-1 du code la santé publique : " I. Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute. (). ".
4. En premier lieu, M. A soutient qu'il a, le 4 septembre 2017, été victime d'une chute en voulant aller aux toilettes après avoir appelé en vain le personnel hospitalier pour l'y accompagner.
5. Si le centre hospitalier ne justifie pas, comme l'indique la CCI dans son avis du 8 novembre 2018, de l'existence de protocoles sur les chutes ou de traçabilité des consignes médicales, cette seule circonstance n'est pas, en tant que telle, de nature à établir l'existence de manquements fautifs dans la prise en charge du patient. Il appartient en revanche au juge de tenir compte de ce que le dossier médical est incomplet dans l'appréciation portée sur les éléments qui lui sont soumis pour apprécier l'existence des fautes reprochées à l'établissement dans la prise en charge du patient.
6. Il résulte de l'instruction, notamment du rapport de l'expertise diligentée par la CCI qui reprend les déclarations de M. A, que le 4 septembre 2017, ce dernier a appelé vers 8h30 trois agents de l'établissement hospitalier pour se rendre aux toilettes. Ces agents, en l'occurrence une femme de ménage, une aide-soignante et un infirmier sont venus successivement et l'ont toutes informé qu'elles n'avaient pas le temps de l'aider. N'obtenant pas l'assistance requise, M. A a enfreint les consignes du médecin l'ayant opéré et s'est rendu seul aux toilettes. Il soutient avoir été victime d'un malaise en se relevant des toilettes, être tombé, avoir perdu connaissance et être resté au sol pendant vingt minutes avant que le personnel ne le prenne en charge. Les déclarations précises de M. A ne sont pas sérieusement contestées par le centre hospitalier de Saverne, notamment sous la forme d'attestations ou de témoignages des membres du personnel de l'établissement mentionnés par M. A. Par ailleurs, ainsi qu'il a été dit au point précédent, le centre hospitalier n'a pas produit de compte-rendu d'hospitalisation, ni d'extrait du registre de traçabilité des événements indésirables relatif à la période d'hospitalisation de M. A. Enfin, dans un courrier adressé à un confrère en date du 8 février 2018, le médecin ayant opéré M. A ne conteste pas davantage les faits susmentionnés. Au demeurant, le centre hospitalier, qui n'était pas présent lors des opérations d'expertise de la CCI, alors qu'il avait été régulièrement invité, a présenté une offre indemnitaire amiable à M. A à raison de l'accident en litige. Ainsi, dans les circonstances particulières de l'espèce, M. A est fondé à soutenir que le centre hospitalier, en ne lui permettant pas d'aller aux toilettes accompagné d'un soignant alors que son état de santé le nécessitait, a commis une faute dans l'organisation du service de nature à engager sa responsabilité.
7. En deuxième lieu, il résulte de l'instruction et notamment de l'expertise de la CCI, que le médecin qui a opéré M. A n'a pas été tenu informé de la chute susmentionnée et que ce n'est que le 24 octobre 2017, lors d'une consultation de suivi, qu'il en a eu connaissance. Cette absence de transmission d'informations susceptibles d'avoir une incidence sur l'état de santé et la prise en charge du patient constitue également une faute de nature à engager la responsabilité du centre hospitalier.
8. En troisième lieu, le requérant soutient que le centre hospitalier a commis une faute en ne l'informant pas, à sa sortie de l'hôpital, des risques liés à la chute pour son état de santé. Toutefois, dans les circonstances de l'espèce, eu égard à ce qui a été dit au point précédent, le défaut d'information invoqué ne constitue pas une faute distincte de la faute retenue au point 7.
En ce qui concerne le lien de causalité :
9. Il résulte de l'instruction, et notamment du rapport de l'expertise de la CCI, que le défaut de prise en charge fautif de M. A rappelé au point 6 a causé la chute dont il a été victime et que cette chute en arrière lui a occasionné une fracture-tassement des vertèbres au niveau T12 et majoré les lombalgies préexistantes. Dans ces circonstances, eu égard aux termes du rapport de l'expertise, le lien de causalité entre le défaut de prise en charge adaptée et le préjudice invoqué doit être regardé comme établi.
10. En revanche, si le requérant soutient que le retard de diagnostic du tassement-fracture en T12 lié à une mauvaise transmission des informations entre les services de l'hôpital lui a fait perdre une chance d'obtenir une amélioration de son état de santé, il résulte de l'instruction, et notamment du rapport de l'expertise de la CCI, que ce retard n'a eu aucune incidence sur l'évolution de la fracture. Par suite, les conclusions indemnitaires présentées en lien avec cette faute ne peuvent qu'être rejetées.
Sur l'évaluation des préjudices :
11. Il résulte de l'instruction, et notamment de l'expertise de la CCI, que la consolidation de l'état de santé de M. A est intervenue le 19 juin 2018.
En ce qui concerne les préjudices extrapatrimoniaux temporaires :
S'agissant du déficit fonctionnel temporaire :
12. Il résulte de l'instruction, et notamment de l'expertise de la CCI, que le déficit fonctionnel temporaire de M. A imputable à sa chute du 4 septembre 2017 et se manifestant par une majoration de lombalgies préexistantes à hauteur de 80% est de 50% pendant deux cents jours pour la période comprise entre le 1er décembre 2017 et le 18 juin 2018, veille de sa consolidation. Il sera ainsi fait une juste appréciation de ce poste de préjudice en l'évaluant à la somme de 400 euros.
S'agissant des souffrances endurées :
13. Il résulte de l'instruction, et notamment de l'expertise de la CCI, que les souffrances endurées en lien avec la chute du 4 septembre 2017 sont estimées à 2,5 sur 7. Il sera fait une juste appréciation de ce poste de préjudice en fixant à 2 500 euros la somme destinée à les réparer.
S'agissant du préjudice esthétique temporaire :
14. Il résulte de l'instruction, et notamment de l'expertise de la CCI, que le préjudice esthétique temporaire de M. A, qui est astreint au port de cannes anglaises, est estimé à 1,5 dont 0,5 imputable à l'accident du 4 septembre 2017 sur une échelle de 1 à 7. Il sera fait une juste appréciation de ce poste de préjudice en fixant à 500 euros la somme destinée à le réparer.
En ce qui concerne les préjudices patrimoniaux temporaires :
S'agissant des frais d'assistance par tierce personne :
15. Contrairement à ce que soutient le requérant, il ne résulte pas de l'instruction, et notamment de l'expertise de la CCI, que M. A, qui présentait un état antérieur important, caractérisé par de multiples pathologies ostéo-articulaires et cardiaques, aurait besoin de l'assistance d'une tierce personne à raison de deux heures par jour pour la réalisation des actes de la vie quotidienne et de deux heures par semaine pour les courses, en raison des séquelles directement liées à la chute du 4 septembre 2017. Par suite, les conclusions du requérant tendant à l'indemnisation de ce poste de préjudice ne peuvent qu'être rejetées.
En ce qui concerne les préjudices patrimoniaux permanents :
S'agissant des frais de logement et de véhicule adapté :
16. Eu égard à ce qui a été dit au point précédent, et en l'absence de lien de causalité établi, les conclusions de M. A tendant à l'indemniser des frais afférents à l'aménagement du rez-de-chaussée et de la salle de bain de son domicile ainsi qu'à une boîte automatique de son véhicule ne peuvent qu'être rejetées.
S'agissant des frais d'assistance par tierce personne :
17. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 16, les conclusions de M. A tendant à l'indemniser des frais postérieurs à la consolidation au titre de l'assistance par tierce personne ne peuvent qu'être rejetées.
En ce qui concerne les préjudices extrapatrimoniaux :
S'agissant du déficit fonctionnel permanent :
18. Il résulte de l'instruction, et notamment de l'expertise de la CCI, que M. A présente un déficit fonctionnel permanent de 2% imputable à la chute du 4 septembre 2017. M. A étant âgé de 71 ans à la date de consolidation, il sera fait une juste appréciation de ce poste de préjudice en fixant à 2 100 euros la somme destinée à le réparer.
S'agissant du préjudice esthétique permanent :
19. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 14, il sera fait une juste appréciation en fixant à 500 euros la somme destinée à réparer le préjudice esthétique permanent de M. A.
S'agissant du préjudice sexuel :
20. Il ne résulte pas de l'instruction, et notamment de l'expertise de la CCI, que M. A, ait eu à souffrir d'un préjudice sexuel en raison de la chute du 4 septembre 2017. Par suite, les conclusions du requérant tendant à l'indemniser pour ce chef de préjudice ne peuvent qu'être rejetées.
S'agissant du préjudice d'agrément :
21. Il résulte de l'instruction, et notamment de l'expertise de la CCI, que les activités d'agrément rapportées par M. A sont peu compatibles avec ses atteintes ostéo-articulaires, les séquelles de la fracture T 12 n'étant qu'un facteur supplémentaire empêchant ces activités. Dans ces conditions, le lien entre le défaut de prise en charge fautif et le préjudice d'agrément allégué ne peut être regardé comme établi et les conclusions du requérant pour ce chef de préjudice ne peuvent qu'être rejetées.
22. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède qu'il y a lieu de condamner le centre hospitalier de Saverne à verser à M. A la somme de 6 000 euros.
Sur les frais liés au litige :
23. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du centre hospitalier de Saverne une somme de 2 000 euros au titre des frais exposés par M. A et non compris dans les dépens au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
24. La présente instance n'ayant pas engendré de dépens, les conclusions présentées par le requérant sur le fondement des dispositions de l'article R. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent en tout état de cause qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Le présent jugement est déclaré commun à la caisse primaire d'assurance maladie de la Moselle.
Article 2 : Le centre hospitalier de Saverne est condamné à verser à M. A la somme de 6 000 (six mille) euros.
Article 3 : Le centre hospitalier de Saverne versera à M. A une somme de 2 000 (deux mille) euros sur le fondement des dipositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à la caisse primaire d'assurance maladie de la Moselle et au centre hospitalier de Saverne.
Délibéré après l'audience du 20 février 2024, à laquelle siégeaient :
M. Carrier, président,
M. Gros, premier conseiller,
Mme Klipfel, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 avril 2024.
Le rapporteur,
T. GROS
Le président,
C. CARRIERLe greffier,
P. HAAG
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026