mercredi 10 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2202677 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL GAUD MONTAGNE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires complémentaires, enregistrés les 21 avril 2022, 30 juin 2022 et 16 septembre 2022 et un mémoire récapitulatif enregistré le 21 mars 2023, la société Pacifica et l'entreprise à responsabilité limitée (EARL) Sommer, représentées par Me Montagne, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :
A titre principal :
1°) de condamner in solidum D européenne d'Alsace et la Mutuelle assurance de l'éducation à verser la somme de 220 839 euros à la société Pacifica ;
2°) de condamner in solidum D européenne d'Alsace et la Mutuelle assurance de l'éducation à verser la somme de 102 243 euros à l'EARL Sommer ;
A titre subsidiaire :
3°) de condamner in solidum D européenne d'Alsace et la Mutuelle assurance de l'éducation à verser la somme de 110 419,50 euros à la société Pacifica ;
4°) de condamner in solidum D européenne d'Alsace et la Mutuelle assurance de l'éducation à verser la somme de 51 121,50 euros à l'EARL Sommer ;
5°) de mettre in solidum à la charge de D européenne d'Alsace et de la Mutuelle assurance de l'éducation la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les dépens.
Elles soutiennent que :
- la société Pacifica justifie d'une subrogation légale ;
- en application de l'article 1242 du code civil, la responsabilité sans faute de D européenne d'Alsace est engagée du fait des agissements du mineur placé sous sa garde auquel est entièrement imputable l'incendie survenu le 10 septembre 2017 dont a été victime l'EARL Sommer, assurée à ce titre par la société Pacifica ;
- la société Pacifica, qui bénéficie d'une subrogation légale en application de l'article L. 212-12 du code des assurances, a droit à ce titre au remboursement de la somme de 220 839 euros correspondant au montant qu'elle a versé à son assurée à titre d'indemnisation du sinistre en exécution de la police d'assurance souscrite par cette dernière ;
- l'EARL Sommer a droit au versement de la somme complémentaire de 102 243 euros correspondant au montant du préjudice non couvert par sa police d'assurance, à savoir le montant de la vétusté à hauteur de 3 722 euros, les frais liés au déplacement de la nouvelle construction du fait du refus du permis de construire à l'emplacement initial s'élevant à 80 614 euros, les honoraires de l'expert de l'assuré d'un montant de 16 407 euros et la franchise contractuelle de 1 500 euros ;
- dans l'hypothèse seulement où le tribunal considèrerait que l'incendie est aussi imputable à un second mineur, D européenne d'Alsace et son assureur devront prendre en charge les conséquences dommageables de l'incendie à hauteur de la moitié de ces sommes ;
- le montant du préjudice réclamé, évalué contradictoirement par un expert, correspond à la réparation intégrale des dommages subis et ne saurait ainsi être limité à la valeur vénale du bien.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 31 mai 2022 et 1er août 2022 et un mémoire récapitulatif enregistré le 22 mars 2023, D européenne d'Alsace, venant aux droits du département du Haut-Rhin, et la Mutuelle assurance de l'éducation, représentés par Me El Kaïm, demandent au tribunal :
1°) à titre principal, de déclarer irrecevable les demandes de la société Pacifica pour défaut de subrogation et de débouter l'EARL Sommer de l'ensemble de ses demandes ;
2°) à titre subsidiaire, de fixer à 68 897 euros la somme due par D européenne d'Alsace à la société Pacifica et de rejeter le surplus des conclusions de la requête ;
3°) de mettre à la charge des requérantes la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles font valoir que :
- les demandes présentées par la société Pacifica sont irrecevables dès lors qu'elle ne justifie pas de sa subrogation dans les droits de l'EARL Sommer ;
- la responsabilité de D européenne d'Alsace dans les conséquences dommageables de l'incendie du fait des agissements de l'enfant placé sous sa responsabilité doit être partagée à parts égales avec la mère du co-auteur de l'incendie, laquelle est responsable des agissements de son fils mineur sur le fondement de l'alinéa 4 de l'article 1242 du code civil ;
- compte tenu du partage de responsabilités, la somme demandée par la société Pacifica ne pourra excéder le montant de 68 897 euros correspondant à la moitié de la valeur vénale des bâtiments sinistrés après déduction de la valeur des terrains situés sous les bâtiments incendiés et ajout des frais de démolition et de désamiantage ;
- l'EARL Sommer, qui ne pourrait prétendre qu'au remboursement de la moitié des frais d'expertise s'élevant à 16 407 euros, ne rapporte pas la preuve du paiement effectif de cette somme à l'expert ;
- le surplus de ses réclamations est infondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- le code des assurances ;
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Olivier Biget,
- les conclusions de M. Alexandre Therre, rapporteur public,
- les observations de Me El Kaïm, avocat de la mutuelle assurance de l'éducation et D européenne d'Alsace.
Une note en délibéré, présentées pour D européenne d'Alsace et la Mutuelle assurance de l'éducation, a été enregistrée le 28 juin 2024.
Considérant ce qui suit :
1. Le 10 septembre 2017, des bâtiments agricoles de l'EARL Sommer situés à Florimont ont été détruits par un incendie. L'enquête préliminaire menée par le groupement de gendarmerie du Territoire de Belfort a mis en évidence la responsabilité de deux mineurs dans cet incendie, dont l'un, M. A B, âgé de quinze ans au moment des faits, était alors confié au service départemental de l'aide sociale à l'enfance du Haut-Rhin. Le parquet de Belfort a néanmoins procédé au classement sans suite de l'affaire en raison d'une infraction insuffisamment caractérisée. A l'issue des opérations d'expertise amiable contradictoire d'évaluation des dommages consécutifs au sinistre, l'EARL Sommer et la société Pacifica, en sa qualité d'assureur, ont présenté une demande d'indemnisation des préjudices résultant de ce sinistre à D européenne d'Alsace et à son assureur, la Mutuelle assurance de l'éducation. Par une lettre du 9 mars 2021, la Mutuelle assurance de l'éducation a opposé aux demandeurs une limitation de la responsabilité de D à hauteur de 50% au motif qu'un second mineur, M. C B, assuré auprès de la société Pacifica, était également impliqué dans l'incendie et a proposé en conséquence de régler la somme de 68 897 euros correspond au montant du préjudice qu'elle estime être dû. Par une lettre du 23 décembre 2021 réceptionnée le 29 suivant, l'EARL Sommer et la société Pacifica ont présenté une demande d'indemnisation préalable de leur préjudice évalué à la somme de 341 824 euros, laquelle a été refusée par la Mutuelle assurance de l'éducation qui a maintenu son offre initiale d'indemnisation. Les requérantes demandent au tribunal la condamnation in solidum de D européenne d'Alsace et de la Mutuelle assurance de l'éducation à verser à la société Pacifica la somme de 220 839 euros et à l'EARL Sommer la somme de 102 243 euros au titre des divers préjudices résultant de l'incendie.
Sur la subrogation de l'assureur :
2. Aux termes de l'article L. 121-12 du code des assurances : " L'assureur qui a payé l'indemnité d'assurance est subrogé, jusqu'à concurrence de cette indemnité, dans les droits et actions de l'assuré contre les tiers qui, par leur fait, ont causé le dommage ayant donné lieu à la responsabilité de l'assureur () ". Il appartient à l'assureur qui demande à bénéficier de la subrogation prévue par ces dispositions de justifier par tout moyen du paiement d'une indemnité à son assuré. En outre, l'assureur n'est fondé à se prévaloir de la subrogation légale dans les droits de son assuré que si l'indemnité a été versée en exécution d'un contrat d'assurance et ce dans la limite de la somme versée.
3. Il résulte de l'instruction, en particulier d'une quittance du 19 avril 2022, qu'en vertu de la police d'assurance multirisque agricole n° 1140614P907 souscrite par l'EARL Sommer, la société Pacifica a versé à cette dernière la somme de 220 839 euros à titre d'indemnités d'assurance en réparation des dommages causés à son hangar. Par suite, la fin de non-recevoir opposée en défense tirée du défaut de subrogation de la société Pacifica doit être écartée.
Sur la responsabilité de D européenne d'Alsace :
4. Il appartient au juge administratif, saisi d'une action en responsabilité pour des faits imputables à un mineur pris en charge par le service d'aide sociale à l'enfance, de déterminer si la décision du président du conseil départemental, prise sur le fondement de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles, avec le consentement des titulaires de l'autorité parentale, s'analyse comme une prise en charge durable et globale de ce mineur par l'aide sociale à l'enfance. Si tel est le cas, cette décision a pour effet de transférer au département la responsabilité d'organiser, de diriger et de contrôler la vie du mineur durant cette période. En raison des pouvoirs dont le département se trouve, dans ce cas, investi, sa responsabilité est engagée, même sans faute, pour les dommages causés aux tiers par ce mineur. A l'égard de la victime, cette responsabilité n'est susceptible d'être atténuée ou supprimée que dans le cas où le dommage est imputable à une faute de celle-ci ou à un cas de force majeure. En outre, dans le cadre d'une action en garantie, le département peut, le cas échéant, se prévaloir de la faute du tiers ayant concouru à la réalisation du dommage.
5. D européenne d'Alsace et la Mutuelle assurance de l'éducation ne contestent pas que la responsabilité sans faute de D se trouve engagée en raison des dommages causés à l'EARL Sommer par le mineur A B dont elle assumait la charge. Si les défenderesses font valoir que leur responsabilité doit être dégagée pour moitié en raison de la mise en cause d'un second intervenant, M. C B, dans la survenance de l'incendie à l'origine des dommages, cette circonstance n'est pas de nature à atténuer la responsabilité sans faute encourue par D européenne d'Alsace, qui peut seulement, si elle s'y croit fondée, exercer une action contre les tiers responsables du fait qu'elle invoque. Il suit de là que la responsabilité sans faute de D européenne d'Alsace, qui n'apporte pas d'élément de nature à caractériser une faute de la victime ou un cas de force majeure, est entièrement engagée à l'égard de l'EARL Sommer et de la société Pacifica pour les dommages causés par le mineur dont elle avait la charge.
Sur l'évaluation des préjudices :
6. Lorsqu'un dommage causé à un immeuble engage la responsabilité d'une collectivité publique, le propriétaire peut prétendre à une indemnité couvrant, d'une part, les troubles qu'il a pu subir dans ses conditions d'existence, jusqu'à la date à laquelle, la cause des dommages ayant pris fin et leur étendue étant connue, il a été en mesure d'y remédier et, d'autre part, une indemnité correspondant au coût des travaux de réfection. Ce coût doit être évalué à cette date, sans pouvoir excéder la valeur vénale, à la même date, de l'immeuble exempt des dommages imputables à D.
7. Il résulte de l'instruction qu'au terme des opérations d'expertise amiable contradictoire, le montant des dommages résultant de l'incendie du hangar a été évalué à la somme de 229 178 euros, vétusté déduite, le montant des surcoûts résultant du refus du permis de reconstruire sur le terrain initial a été chiffré à 64 403 euros et la valeur vénale des biens sinistrés a été estimée à 126 150 euros.
8. D'une part, si D européenne d'Alsace et la Mutuelle assurance de l'éducation soutiennent que la valeur des terrains non impactés par l'incendie doit être déduite de la valeur vénale des biens sinistrés, il résulte du procès-verbal de constatations relatives à l'évaluation des dommages et n'est pas sérieusement contesté par les défenderesses, qui ne fournissent aucun élément contraire probant, que l'estimation de cette valeur porte sur les seuls bâtiments sinistrés. D'autre part, il résulte du même procès-verbal que le coût des travaux de réfection, vétusté déduite, s'élève à la somme de 92 016 euros, laquelle est inférieure à la valeur vénale des immeubles sinistrés. La victime a donc droit au paiement de cette somme. Par ailleurs, elle a droit au remboursement des frais, non contestés, de démolition, de déblai et de désamiantage évalués à la somme de 68 664 euros et au règlement des sommes, non sérieusement contestées, de 41 778 euros, 8 000 euros, 11 100 euros et 7 620 euros correspondant respectivement aux dommages aux biens mobiliers, vétusté déduite, aux pertes d'usage, aux frais de mise en pension et aux frais de manutention consécutifs au sinistre. En revanche, D européenne d'Alsace n'est pas directement responsable du refus du maire de Florimont d'accorder à l'EARL Sommer un permis de construire en vue de la reconstruction à l'identique des hangars agricoles sur le terrain initial situé au centre du village et ne saurait, dès lors, devoir assumer les surcoûts occasionnés par la reconstruction des bâtiments sur d'autres parcelles, qui ne sont pas en lien suffisamment direct avec le sinistre.
9. Il suit de là que le préjudice indemnisable doit être fixé à la somme de (92 016 + 68 664 + 41 778 + 8 000 + 11 100 + 7 620) 229 178 euros, à laquelle il convient d'ajouter, dès lors qu'ils ont été utiles à la résolution du litige, les frais d'expertise d'un montant de 16 407 euros mis à la charge de l'EARL Sommer, à l'exclusion de toute autre somme non directement liée au litige ou dûment justifiée.
10. Compte tenu de la somme versée par l'assureur en exécution de la police d'assurance souscrite par l'EARL Sommer, la société Pacifica est fondée à réclamer le paiement de la somme de 220 839 euros. L'EARL Sommer est donc fondée à réclamer le paiement du solde du préjudice indemnisable (8 339 euros) et des frais d'expertise (16 407 euros), soit la somme totale de 24 746 euros.
Sur les intérêts :
11. Les requérantes ont droit aux intérêts au taux légal sur les sommes qui leur sont respectivement allouées par le présent jugement à compter du 29 décembre 2021, date de réception de leur demande préalable par D européenne d'Alsace.
Sur les frais liés à l'instance :
12. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre in solidum à la charge de D européenne d'Alsace et de la Mutuelle assurance de l'éducation le versement à la société Pacifica et à l'EARL Sommer de la somme globale de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Ces dispositions font, en revanche, obstacle à ce que soit mise à la charge des requérantes, qui ne sont pas la partie perdante dans la présente instance, une somme au titre des frais exposés par les défenderesses et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : D européenne d'Alsace et la Mutuelle assurance de l'éducation sont condamnées in solidum à verser à la société Pacifica la somme de 220 839 (deux cent vingt mille huit cent trente-neuf) euros. Cette somme portera intérêt au taux légal à compter du 29 décembre 2021.
Article 2 : D européenne d'Alsace et la Mutuelle assurance de l'éducation sont condamnées in solidum à verser à l'EARL Sommer la somme de 24 746 (vingt-quatre mille sept cent quarante-six) euros. Cette somme portera intérêt au taux légal à compter du 29 décembre 2021.
Article 3 : D européenne d'Alsace et la Mutuelle assurance de l'éducation verseront à la société Pacifica et à l'EARL Sommer la somme globale de 1 500 (mille cinq cents) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à l'entreprise à responsabilité limitée Sommer, à la société Pacifica, à D européenne d'Alsace et à la Mutuelle assurance de l'éducation.
Délibéré après l'audience du 20 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Dhers, président,
M. Biget, premier conseiller,
Mme Perabo Bonnet, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 10 juillet 2024.
Le rapporteur,
O. Biget
Le président,
S. Dhers
La greffière,
N. Adjacent
La République mande et ordonne au préfet du Haut-Rhin en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026