LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2202732

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2202732

lundi 14 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2202732
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation5e chambre
Avocat requérantCABINET MONHEIT-ANDRE-MAI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 25 avril 2022 et le 26 avril 2024, le centre hospitalier intercommunal des hôpitaux de Forbach et de Saint-Avold (C.H.I.C.) Unisanté+ et la compagnie Axa France IARD, représentés par Me Lutz-Sorg, demandent au tribunal :

1) de condamner le centre hospitalier régional de Metz-Thionville à verser à la compagnie Axa France IARD la somme de 112 178,35 euros, correspondant à 50% des condamnations prononcées au profit de Mme B, avec les intérêts au taux légal à compter du jugement à intervenir ;

2) de condamner le centre hospitalier régional de Metz-Thionville à verser à la compagnie Axa France IARD 50% de chaque échéance de la rente trimestrielle de 4 542,30 euros allouée à Mme B à compter du 10 mars 2020 ;

3) de condamner le centre hospitalier régional de Metz-Thionville à verser à la compagnie Axa France IARD la somme de 12 747,60 euros, correspondant à 50% des débours exposés par la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de Meurthe-et-Moselle, avec les intérêts au taux légal à compter du jugement à intervenir ;

4) d'ordonner une expertise avant-dire droit ;

5) de mettre à la charge du centre hospitalier régional (CHR) de Metz-Thionville une somme de 6 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- la responsabilité pour faute de l'hôpital est engagée à raison d'une prise en charge défectueuse de Mme B par le SAMU 57, rattaché au CHR de Metz-Thionville, au regard des symptômes présentés ;

- le CHR de Metz-Thionville ne peut lui opposer l'autorité de la chose jugée dès lors que Mme B n'a jamais sollicité la condamnation du CHR de Metz-Thionville ;

- le CHR de Metz-Thionville devra garantir la compagnie Axa France IARD de la moitié des sommes versées et ainsi le condamner à lui verser la somme de 112 178,35 euros, correspondant à 50% des condamnations prononcées au profit de Mme B, avec les intérêts au taux légal à compter du jugement à intervenir, de le condamner également à lui verser 50% de chaque échéance de la rente trimestrielle de 4 542,30 euros allouée à Mme B à compter du 10 mars 2020 et de le condamner à lui verser la somme de 12 747,60 euros, correspondant à 50% des débours exposés par la CPAM de Meurthe-et-Moselle, avec les intérêts au taux légal à compter du jugement à intervenir.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 23 août 2022 et le 2 mai 2024, le centre hospitalier régional (CHR) de Metz-Thionville, représenté par le cabinet Monheit-André-Mai, conclut , à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête, à titre subsidiaire au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 5 000 euros soit mise à la charge du C.H.I.C. Unisanté+ au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, et à titre infiniment subsidiaire à ce que le collège d'experts désigné par le tribunal détermine si les préjudices subis par Mme B sont consécutifs à une faute qu'il aurait commise et qu'il chiffre les préjudices en lien avec cette faute.

Il fait valoir :

- à titre principal, que la requête est irrecevable dès lors que la requête ne contient aucun fondement juridique et que la compagnie Axa France IARD n'est pas subrogée dans les droits du C.H.I.C. Unisanté +;

- à titre subsidiaire, que l'autorité de la chose jugée s'oppose à ce qu'il soit statué sur la requête.

La procédure a été communiquée à la CPAM de la Moselle qui n'a pas produit de mémoire.

Par une ordonnance du 17 mai 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 3 juin 2024.

Par une lettre du 3 juillet 2024, le C.H.I.C. Unisanté+ et son assureur ont été invités à produire, sur le fondement des dispositions de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative, les justificatifs précis, clairs et détaillés, au besoin sous forme de tableau récapitulatif, des sommes versées en exécution des jugements des 31 juillet 2018 et 10 mars 2020. Ces éléments, enregistrés le 26 juillet 2024, ont été communiqués en application des mêmes dispositions.

Vu :

- le jugement n° 1703410 du tribunal du 31 juillet 2018 ;

- le jugement n° 1703410 du tribunal du 10 mars 2020 ;

- l'arrêt n°20NC00878 de la Cour administrative d'appel de Nancy du 10 décembre 2020 ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des assurances ;

- le code civil ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

-le rapport de Mme Klipfel,

-les conclusions de Mme Milbach, rapporteure publique,

-et les observations de Me Lutz-Sorg, représentant le C.H.I.C. Unisanté+ et la compagnie Axa France IARD.

Une note en délibéré, présentée pour le C.H.I.C. Unisanté+ et la compagnie Axa France IARD, a été enregistrée le 13 septembre 2024.

Considérant ce qui suit :

1. Les consorts B ont demandé au tribunal de condamner le C.H.I.C. Unisanté+ à les indemniser des préjudices subis par Mme A B lors de sa prise en charge au service d'accueil des urgences du C.H.I.C. Unisanté+ le 15 août 2013. Par un jugement du 31 juillet 2018, le tribunal a condamné le C.H.I.C. Unisanté+ à verser d'une part à Mme A B la somme de 15 965,81 euros ainsi qu'une rente annuelle de 1 670,21 euros, d'autre part à MM. Yves B et Gilles B une somme de 5 000 euros chacun et à rembourser les débours de la CPAM de Meurthe-et-Moselle à hauteur de 24 429,20 euros et a, avant dire droit, ordonné une mesure d'expertise complémentaire. Par un jugement du 10 mars 2020, le tribunal a condamné le C.H.I.C. Unisanté+ à verser, d'une part, à Mme A B la somme de 156 351,90 euros ainsi qu'une rente trimestrielle de 4 542,30 euros, ainsi qu'une somme de 843,57 euros sur présentation d'un justificatif d'achat d'un lit médicalisé et les sommes de 107,28 euros à compter de la souscription de l'abonnement à une téléalarme et de 84 euros au titre du système Astelia. La cour administrative d'appel de Nancy a, par un arrêt du 10 décembre 2020, rejeté les recours du C.H.I.C. Unisanté+ contre les jugements susmentionnés. Par une demande indemnitaire préalable du 25 juin 2021, le C.H.I.C. Unisanté+ a demandé au CHR de Metz-Thionville le remboursement de la moitié des sommes susmentionnées auxquelles il a été condamné au motif que le SAMU 57, service rattaché à l'établissement hospitalier régional, avait commis une faute dans la prise en charge de Mme B qui avait concouru au dommage indemnisé. En l'absence de réponse dans un délai de deux mois, une décision implicite de rejet est née. Par leur recours, les requérants demandent au tribunal de condamner le CHR de Metz-Thionville à verser à la société Axa France IARD la moitié des indemnités que le C.H.I.C. Unisanté+ a été condamné à verser aux consorts B et à la CPAM par les jugements susmentionnés.

2. Aux termes du premier alinéa de l'article 1346-4 du code civil : " La subrogation transmet à son bénéficiaire, dans la limite de ce qu'il a payé, la créance et ses accessoires, à l'exception des droits exclusivement attachés à la personne du créancier " et aux termes du premier alinéa de l'article L. 121-12 du code des assurances : " L'assureur qui a payé l'indemnité d'assurance est subrogé, jusqu'à concurrence de cette indemnité, dans les droits et actions de l'assuré contre les tiers qui, par leur fait, ont causé le dommage ayant donné lieu à la responsabilité de l'assureur. ".

3. D'une part, il appartient à l'assureur qui demande à bénéficier de la subrogation prévue par les dispositions de l'article L. 121-12 du code des assurances de justifier par tout moyen du paiement d'une indemnité à son assuré. La subrogation a lieu dans la mesure de ce qui a été payé et dans la limite de la créance détenue par l'assuré contre le responsable. Saisi d'un recours subrogatoire exercé par l'assureur subrogé dans les droits de son assuré contre le tiers débiteur, il revient au juge, si les conditions d'engagement de la responsabilité du tiers débiteur sont remplies, de déterminer le droit à réparation de l'assuré, avant de déterminer les droits de l'assureur subrogé, qui ne peuvent excéder le montant de l'indemnité d'assurance qu'il a versée à son assuré. D'autre part, l'assureur n'est fondé à se prévaloir de la subrogation légale dans les droits de son assuré que si l'indemnité a été versée en exécution d'un contrat d'assurance.

4. Les requérants n'ont pas produit de quittances subrogatives. Par ailleurs, et ce malgré une mesure d'instruction diligentée en ce sens, les seules pièces produites avant la clôture d'instruction, notamment divers récépissés de virements internes sur des comptes CARPA, sont insuffisantes pour justifier du paiement effectif par la société Axa France IARD des indemnités susmentionnées dues par le C.H.I.C. Unisanté +, et dont le remboursement partiel est réclamé au CHR de Metz-Thionville. Par ailleurs, les requérants ne produisent ni le contrat d'assurance les liant ni d'autres éléments probants démontrant que la compagnie Axa France IARD était tenue en exécution d'un contrat d'assurance au paiement des indemnités accordées aux consorts B et à la CPAM. Par suite, dès lors que la société Axa France IARD ne justifie pas de la subrogation dont elle se prévaut, sa demande n'est pas recevable.

5. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'ordonner une expertise, que les conclusions de la compagnie Axa France IARD tendant à la condamnation du CHR de Metz-Thionville à lui verser la moitié des indemnités prononcées par les jugements du tribunal des 31 juillet 2018 et 10 mars 2020 susmentionnés doivent être rejetées. Par voie de conséquence, et en tout état de cause, il y a également lieu de rejeter les conclusions du C.H.I.C. Unisanté + tendant à la condamnation du CHR de Metz-Thionville à verser à la compagnie Axa France IARD la moitié des indemnités prononcées par les jugements du tribunal des 31 juillet 2018 et 10 mars 2020.

6. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du CHR de Metz-Thionville, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que les requérants demandent au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge du C.H.I.C. Unisanté + et de la compagnie Axa France IARD la somme globale de 1 500 euros au titre des frais exposés par le CHR de Metz-Thionville et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1 : La requête du C.H.I.C. Unisanté+ et de la compagnie Axa France IARD est rejetée.

Article 2 : : Le C.H.I.C. Unisanté + et la compagnie Axa France IARD verseront au CHR de Metz-Thionville la somme globale de 1 500 (mille cinq cents) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié au centre hospitalier intercommunal des hôpitaux de Forbach et de Saint-Avold Unisanté+, à la compagnie Axa France IARD, à la caisse primaire d'assurance maladie de Moselle et au centre hospitalier régional de Metz-Thionville.

Délibéré après l'audience du 3 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Carrier, président,

Mme Bronnenkant, première conseillère,

Mme Klipfel, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 octobre 2024.

La rapporteure,

V. KLIPFEL

Le président,

C. CARRIER

La greffière,

S. MICHON

La République mande et ordonne à la ministre de la santé et de l'accès aux soins en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°220273

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions