mardi 9 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2203403 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL MLA CONSEIL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 23 mai et 20 décembre 2022, la société par actions simplifiée (SAS) FS Group, représentée par Me Lochert, demande au tribunal :
1°)de prononcer la décharge des cotisations de taxe sur les salaires, ainsi que des majorations, auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2017, 2018 et 2019 ;
2°)de condamner l'État au paiement des intérêts moratoires sur la somme de 59 190 euros à compter du 28 septembre 2021 ;
3°)de condamner l'État aux dépens ;
4°)de mettre à la charge de l'État la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La SAS FS Group soutient que :
-c'est à tort que l'administration a fait figurer au numérateur du rapport déterminant l'assiette de la taxe sur les salaires, les dividendes qu'elle a perçus de sa filiale dès lors que ces dividendes constituent la contrepartie d'une activité économique entrant dans le champ de la taxe sur la valeur ajoutée ;
-la rémunération de son président, M. C, n'est pas comprise dans l'assiette de la taxe sur les salaires dès lors qu'il n'est pas son salarié ;
-la doctrine administrative référencée BOI-TPS-TS n° 90 distingue le champ d'application de la taxe sur les salaires et l'assiette de cette imposition et la doctrine référencée BOI-TPS-TS-10-10-10 utilise de façon répétée le mot " employeur " qui ne peut désigner qu'une personne employant des salariés ;
-M. C exerce uniquement des fonctions relevant du secteur soumis à la taxe sur la valeur ajoutée ;
-c'est à tort que l'administration a appliqué une présomption de transversalité à son directeur général, M. D, alors qu'étant seulement salarié, il ne peut être présumé avoir des fonctions transversales ;
-M. D n'a aucun pouvoir de décision en matière financière ;
-Pôle emploi Grand Est a estimé que, n'étant pas dirigeant de société, il était soumis à l'assurance chômage.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 novembre 2022, l'administratrice générale des finances publiques chargée de la direction spécialisée de contrôle fiscal Est conclut au rejet de la requête.
Elle soutient, d'une part, que les conclusions tendant au versement d'intérêts moratoires, qui sont prématurées, sont irrecevables et que les moyens invoqués par la société requérante à l'appui de ses autres conclusions ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de commerce ;
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative ;
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B A,
- et les conclusions de M. Laurent Guth, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. La SAS FS Group, dont le président et l'actionnaire unique est M. C, est la société holding d'un groupe réalisant des travaux de sécurisation et de gestion de chantiers, notamment ferroviaires. Elle exerce des activités exclues du champ d'application de la taxe sur la valeur ajoutée, telles que la perception de dividendes et l'encaissement de produits financiers, et des activités en relevant, telles que des prestations d'assistance au profit de ses filiales. A la suite d'une vérification de comptabilité portant sur la période du 1er octobre 2016 au 30 septembre 2019 et sur la totalité de l'année 2019 en ce qui concerne la taxe sur les salaires, l'administration a, notamment, relevé que la SAS FS Group avait omis de déposer dans les délais légaux les déclarations relatives à la taxe sur les salaires au titre des années 2017, 2018 et 2019. La société requérante a en conséquence été assujettie, selon la procédure contradictoire, à des cotisations supplémentaires de taxe sur les salaires au titre des années 2017 à 2019 s'élevant, en droits et pénalités, à la somme totale de 59 190 euros, dont elle demande la décharge.
2. Aux termes de l'article 231 du code général des impôts, dans sa rédaction applicable aux années 2017 et 2018 : " 1. Les sommes payées à titre de rémunérations aux salariés, à l'exception de celles correspondant aux prestations de sécurité sociale versées par l'entremise de l'employeur, sont soumises à une taxe égale à 4,25 % de leur montant évalué selon les règles prévues à l'article L. 136-2 du code de la sécurité sociale, sans qu'il soit toutefois fait application du deuxième alinéa du I et du 6° du II du même article. Cette taxe est à la charge des entreprises et organismes qui emploient ces salariés () L'assiette de la taxe due par ces personnes ou organismes est constituée par une partie des rémunérations versées, déterminée en appliquant à l'ensemble de ces rémunérations le rapport existant, au titre de cette même année, entre le chiffre d'affaires qui n'a pas été passible de la taxe sur la valeur ajoutée et le chiffre d'affaires total. Le chiffre d'affaires qui n'a pas été assujetti à la taxe sur la valeur ajoutée en totalité ou sur 90 p. 100 au moins de son montant, ainsi que le chiffre d'affaires total mentionné au dénominateur du rapport s'entendent du total des recettes et autres produits, y compris ceux correspondant à des opérations qui n'entrent pas dans le champ d'application de la taxe sur la valeur ajoutée. Le chiffre d'affaires qui n'a pas été passible de la taxe sur la valeur ajoutée mentionné au numérateur du rapport s'entend du total des recettes et autres produits qui n'ont pas ouvert droit à déduction de la taxe sur la valeur ajoutée ". Dans sa rédaction applicable à l'année 2019, le même article dispose que : " 1. Les sommes payées à titre de rémunérations aux salariés sont soumises à une taxe au taux de 4,25 %. Les sommes prises en compte sont celles retenues pour la détermination de l'assiette de la contribution prévue à l'article L. 136-1 du code de la sécurité sociale, à l'exception des avantages mentionnés aux I des articles 80 bis et 80 quaterdecies du présent code. La réduction mentionnée au I de l'article L. 136-2 du code de la sécurité sociale n'est pas applicable " sans modifier ni la définition des redevables de la taxe sur les salaires, ni son assiette.
3. En premier lieu, il résulte de ces dispositions, dont la rédaction est issue, en ce qui concerne la détermination de l'assiette de la taxe sur les salaires, du I de l'article 18 de la loi du 30 décembre 1993 de finances rectificative pour 1993, lesquelles ont eu pour objet de dissocier le rapport d'assujettissement à la taxe sur les salaires du rapport, dit " prorata " de taxe sur la valeur ajoutée, alors prévu à l'article 212 de l'annexe II au code général des impôts, que l'assiette de la taxe sur les salaires due par les assujettis partiels à la taxe sur la valeur ajoutée s'obtient en appliquant au montant total des rémunérations, le rapport existant entre le chiffre d'affaires qui n'a pas été passible de la taxe sur la valeur ajoutée et le chiffre d'affaires total. Ce rapport est déterminé en faisant figurer, au numérateur, le chiffre d'affaires qui n'a pas ouvert droit à déduction de la taxe sur la valeur ajoutée, constitué des recettes correspondant à des opérations exonérées ou situées hors du champ d'application de cette taxe, et, au dénominateur, la totalité des recettes, c'est-à-dire celles correspondant à des opérations imposables ou exonérées ou situées hors du champ d'application de la taxe sur la valeur ajoutée.
4. Si la Cour de justice de l'Union européenne a jugé, dans son arrêt du 16 juillet 2015 Larentia + Minerva (C-108/14), que la taxe sur la valeur ajoutée grevant des biens et services dont les coûts font partie des frais généraux d'une société holding qui, s'immisçant dans la gestion de ses filiales, exerce, à ce titre, une activité économique doit, en principe, être déduite intégralement, il ressort d'une jurisprudence constante de cette même Cour que n'étant pas la contrepartie d'une activité économique, la perception de dividendes n'entre pas, elle-même, dans le champ d'application de la taxe sur la valeur ajoutée, même dans l'hypothèse où la société holding qui perçoit les dividendes s'immisce dans la gestion de ses filiales en leur fournissant des prestations de services soumises à cette taxe. Il suit de là que, contrairement à ce que soutient la société requérante, les dividendes doivent, pour l'application des dispositions de l'article 231 précité du code général des impôts, être compris au numérateur du rapport prévu à cet article.
5. En deuxième lieu, il résulte des travaux parlementaires de l'article 13 de la loi du 17 décembre 2012 de financement de la sécurité sociale pour 2013, dont est issu l'article 231 du code général des impôts, que le législateur a entendu rendre l'assiette de la taxe sur les salaires identique à celle de la contribution sociale généralisée, sous réserve des seules exceptions mentionnées à la première phrase du 1 de cet article 231. En vertu des dispositions combinées de cet article et de l'article L. 131-2 du code de la sécurité sociale, sont inclus dans l'assiette de la taxe sur les salaires les revenus d'activité des personnes mentionnées à l'article L. 311-3 du code de la sécurité sociale. Ce dernier article mentionne notamment, à son 23°, les présidents et dirigeants des sociétés par actions simplifiées. Par suite, contrairement à ce que soutient la société requérante, son président, M. C, sans avoir la qualité de salarié au sens du droit du travail, est au nombre des personnes dont la rémunération est soumise à la taxe sur les salaires en vertu de l'article 231 du code général des impôts.
6. Par ailleurs, si les dispositions de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales instituent une garantie contre les changements de doctrine de l'administration, qui permet aux contribuables de se prévaloir des énonciations contenues dans les notes ou les instructions publiées qui ajoutent à la loi ou la contredisent, c'est à la condition que les intéressés entrent dans les prévisions de la doctrine, appliquée littéralement, résultant de ces énonciations. Il s'ensuit que l'interprétation par analogie des doctrines référencées BOI-TPS-TS n° 90 et BOI-TPS-TS-10-10-10, dont se prévaut la SAS FS Group, ne saurait faire obstacle à l'application de la loi fiscale.
7. En troisième lieu, d'une part, lorsque les activités d'une entreprise sont, pour l'exercice de ses droits à déduction de la taxe sur la valeur ajoutée, réparties en plusieurs secteurs distincts au sens des articles 213 et 209 successivement applicables, de l'annexe II au code général des impôts, la taxe sur les salaires doit être déterminée par secteur d'activité, en appliquant aux rémunérations des salariés affectés spécifiquement à chaque secteur le rapport d'assujettissement propre à ce secteur. Toutefois, la taxe sur les salaires des personnels concurremment affectés à plusieurs secteurs doit être établie en appliquant à leurs rémunérations le rapport existant pour l'entreprise dans son ensemble entre le chiffre d'affaires qui n'a pas été passible de la taxe sur la valeur ajoutée et le chiffre d'affaires total.
8. D'autre part, aux termes de l'article L. 227-1 du code de commerce : " () Dans la mesure où elles sont compatibles avec les dispositions particulières prévues par le présent chapitre, les règles concernant les sociétés anonymes, à l'exception des articles L. 224-2, L. 225-17 à L. 225-126, L. 225-243 et du I de l'article L. 233-8, sont applicables à la société par actions simplifiée. Pour l'application de ces règles, les attributions du conseil d'administration ou de son président sont exercées par le président de la société par actions simplifiée ou celui ou ceux de ses dirigeants que les statuts désignent à cet effet () ". Aux termes de l'article L. 227-6 du même code : " " La société est représentée à l'égard des tiers par un président désigné dans les conditions prévues par les statuts. Le président est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en toute circonstance au nom de la société dans la limite de l'objet social. Dans les rapports avec les tiers, la société est engagée même par les actes du président qui ne relèvent pas de l'objet social, à moins qu'elle ne prouve que le tiers savait que l'acte dépassait cet objet ou qu'il ne pouvait l'ignorer compte tenu des circonstances, étant exclu que la seule publication des statuts suffise à constituer cette preuve. Les statuts peuvent prévoir les conditions dans lesquelles une ou plusieurs personnes autres que le président, portant le titre de directeur général ou de directeur général délégué, peuvent exercer les pouvoirs confiés à ce dernier par le présent article. Les dispositions statutaires limitant les pouvoirs du président sont inopposables aux tiers. ".
9. Il résulte de ces dispositions que les fonctions de président d'une société par actions simplifiée confèrent à leur titulaire les pouvoirs les plus étendus dans la direction de la société et qu'il est investi, aux termes de l'article L. 227-6 du code de commerce, d'une responsabilité générale et que, s'agissant d'une société holding, ces pouvoirs s'étendent en principe au secteur financier, même si le suivi des activités est sous-traité à des tiers ou confié à des salariés spécialement affectés à ce secteur et même si le nombre des opérations relevant de ce secteur est très faible. Toutefois, s'il résulte des éléments produits par l'entreprise que certains de ses dirigeants n'ont pas d'attribution dans le secteur financier, notamment lorsque, compte tenu de l'organisation adoptée, l'un d'entre eux est dépourvu de tout contrôle et responsabilité en la matière, la rémunération de ce dirigeant doit être regardée comme relevant entièrement des secteurs passibles de la taxe sur la valeur ajoutée et, par suite, comme placée hors du champ de la taxe sur les salaires.
10. En l'espèce, si la SAS FS Group soutient que son président, M. C, exerce uniquement des fonctions relevant du secteur soumis à la taxe sur la valeur ajoutée, elle n'appuie cette allégation d'aucune précision, ni d'aucun commencement de preuve. Dans ces conditions, elle n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que l'administration a estimé qu'en sa qualité de président de la société requérante, sa rémunération devait être regardée comme relevant à la fois du secteur d'activité soumis à la taxe sur la valeur ajoutée et de celui qui est placé dans le champ de la taxe sur les salaires.
11. En dernier lieu, contrairement à ce que soutient la société requérante, l'administration n'a pas appliqué à la situation de son directeur général, M. D, qui occupe un emploi salarié sans avoir la qualité de mandataire social, la présomption de transversalité décrite au point 9 mais a estimé que l'intéressé était concurremment affecté au secteur d'activité commercial de la SAS FS Group, soumis à la taxe sur la valeur ajoutée, et au secteur financier, placé hors du champ de la taxe sur la valeur ajoutée. Si la société soutient que M. D n'a aucun pouvoir de décision en matière financière, il résulte de l'instruction qu'il assure la direction administrative et financière du groupe informel constitué par la SAS FS Group et ses filiales et qu'en particulier, il gère la trésorerie du groupe, qui est centralisée, est en charge des avances accordées aux filiales et assure la perception des dividendes qu'elles versent à la société mère. Par ailleurs, M. D participe à la réalisation des prestations de services facturées par la SAS FS Group à ses filiales. Sa rémunération doit ainsi être regardée comme relevant concurremment des deux secteurs d'activité de son employeur. La position prise par Pôle emploi Grand Est sur la situation de M. D au regard de l'assurance chômage est sans incidence sur le bien-fondé de la prise en compte de sa rémunération pour la détermination de l'assiette de la taxe sur les salaires. Par suite, c'est à bon droit que cette rémunération a été incluse dans la base de la taxe sur les salaires à hauteur du rapport existant pour la SAS FS Group entre le chiffre d'affaires qui n'a pas été passible de la taxe sur la valeur ajoutée et le chiffre d'affaires total.
12. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que la SAS FS Group n'est pas fondée à demander la décharge des impositions en litige. Par voie de conséquence, ses conclusions tendant au versement d'intérêts moratoires ainsi que celles qu'elle a présentées sur le fondement des articles L. 761-1 et R. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1 : La requête de la SAS FS Group est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SAS FS Group et à l'administratrice générale des finances publiques chargée de la direction spécialisée de contrôle fiscal Est.
Délibéré après l'audience du 3 avril 2023, à laquelle siégeaient :
M. Xavier Faessel, président,
M. Christophe Michel, premier conseiller,
M. Mohammed Bouzar, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 mai 2023.
Le rapporteur,
C. A
Le président,
X. FAESSEL
Le greffier,
S. PILLET
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
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