vendredi 21 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2204321 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Juge Unique |
| Avocat requérant | REINS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 4 juillet 2022, M. A, représenté par Me REINS, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 6 janvier 2022 par laquelle le Ministre de l'Intérieur a invalidé son permis de conduire et lui a enjoint de le restituer ;
2°) d'annuler les décisions par lesquelles le ministre de l'intérieur lui a retiré onze points du solde de points affectés à son titre de conduite consécutivement aux infractions commises les 29 octobre 2016 (1 point), 15 octobre 2016 (1 point), 3 septembre 2016 (1 point), 23 aout 2016 (1 point), 18 aout 2016 (1 point), 10 juin 2016 (1 point), 8 mai 2016 (1 point), 15 avril 2016 (1 point), 16 septembre 2014 (1 point), 16 janvier 2016 (1 point), 3 septembre 2014 (1 point) ;
3°) d'enjoindre au Ministre de l'Intérieur de restituer les points retirés du solde de point affecté à son titre de conduite, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du Code de justice administrative.
M. A soutient que :
- la décision litigieuse est entachée d'illégalité ;
- la décision litigieuse n'a pas été envoyée à la bonne adresse
- il n'a pas reçu l'information préalable prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ;
- il n'a pas reçu notification des décisions de retrait de points (ce qui l'a privé de la possibilité d'effectuer un stage de sensibilisation à la sécurité routière) ;
- il n'a pas reçu de lettre référencée 48M l'informant que son capital de points était devenu inférieur à six points ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 août 2022, le Ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête, à titre principal, pour irrecevabilité, et à titre subsidiaire, comme étant non fondée et demande la mise à la charge du requérant de la somme 1 000 euros au titre de l'article L 761-1 du code de justice administrative.
Vu les décisions attaquées et les autres pièces du dossier.
Vu :
- le Code de la route ;
- le Code de justice administrative.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 20 octobre 2022.
Le président du tribunal a désigné M. B en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. B a été entendu au cours de l'audience publique.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A a commis plusieurs infractions au Code de la route, ayant entrainé le retrait de onze points affectés à son titre de conduite. Par une décision référencée " 48SI " en date du 6 janvier 2022, le ministre de l'intérieur a notifié à M. A le dernier retrait de points et a constaté, en lui rappelant les précédentes décisions portant retrait de points, qu'il avait perdu le droit de conduire et lui a enjoint de restituer son permis de conduire. Par la présente requête, M. A demande l'annulation de cette décision.
2. Il ressort des pièces du dossier que, par jugement du 3 juin 2022, le tribunal de céans a déjà jugé la légalité des retraits de points consécutivement aux infractions commises les 29 octobre 2016 (1 point), 15 octobre 2016 (1 point), 3 septembre 2016 (1 point), 23 aout 2016 (1 point), 18 aout 2016 (1 point), 10 juin 2016 (1 point), 8 mai 2016 (1 point), 15 avril 2016 (1 point), 16 septembre 2014 (1 point), 16 janvier 2016 (1 point), 3 septembre 2014 (1 point). Alors que la présente requête vise à juger les mêmes retraits de points opérés par le ministre de l'intérieur, elle est, par suite, irrecevable et doit être rejetée dans toutes ses conclusions.
3. Dans les circonstances de l'espèce il y a lieu de mettre à la charge de M. A la somme de 1 000 euros à verser à l'Etat au titre de l'article L 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1 : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Il est mis à la charge de M A le paiement de la somme de 1 000 euros à l'Etat sur le fondement de l'article L 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et au Ministre de l'Intérieur.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 avril 2023.
Le magistrat désigné,
H. BLa greffière,
F. DOGUI
La République mande et ordonne au Ministre de l'Intérieur, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026