LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2204398

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2204398

jeudi 12 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2204398
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantTHIERY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 7 juillet 2022, la société par actions simplifiée (SAS) Grenke Location, représentée par Me Thiéry, demande au tribunal :

1°) de condamner le syndicat mixte ouvert Haute-Garonne Montagne à lui verser la somme de 12 788,84 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 17 mai 2019 et de leur capitalisation ;

2°) d'enjoindre au syndicat mixte ouvert Haute-Garonne Montagne de lui restituer, à ses frais et risques, le matériel objet du contrat de location n° 088-16000 ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- le contrat a été valablement conclu ;

- elle a procédé le 17 mai 2019 à la résiliation anticipée du contrat de location longue durée conclu avec le syndicat mixte ouvert Haute-Garonne Montagne le 4 décembre 2017, en raison de l'interruption du paiement des loyers, et a mis en demeure cette dernière de lui régler les sommes dues en exécution du contrat ;

- elle a droit au montant des loyers échus impayés, qui s'élève à 5 833 euros, aux intérêts sur ces loyers échus, qui s'élèvent à 111,12 euros, à une indemnité de résiliation égale à l'ensemble des loyers hors taxes à échoir jusqu'au terme du contrat, soit 6 804 euros, ainsi qu'à une indemnité forfaitaire de recouvrement de 40 euros, en application de l'article 17 des conditions générales du contrat ;

- il appartient au syndicat mixte ouvert Haute-Garonne Montagne de lui restituer à ses frais et risques le matériel objet du contrat.

La requête a été communiquée au syndicat mixte ouvert Haute-Garonne Montagne, qui n'a pas produit d'observations en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code civil ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Poittevin ;

- les conclusions de Mme Merri, rapporteure publique ;

- les parties n'étant ni présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. La société Grenke Location a conclu le 4 décembre 2017 un contrat de location longue durée avec la régie de Luchon Superbagnères, aux droits de laquelle vient le syndicat mixte ouvert Haute-Garonne Montagne, portant sur la location de matériel de téléphonie, pour un loyer mensuel de 453,60 euros et une durée de 36 mois. Par un courrier notifié le 23 mai 2019, elle a procédé à la résiliation anticipée du contrat et a mis le syndicat en demeure de lui payer la somme de 12 788,84 euros, correspondant selon elle aux loyers échus impayés, aux intérêts échus à la date de la résiliation, à l'indemnité de résiliation et aux frais de recouvrement. Par la présente requête, la société Grenke Location demande le versement de cette somme ainsi que la restitution du matériel objet du contrat de location, aux frais et risques du syndicat mixte ouvert Haute-Garonne Montagne.

Sur la demande tendant au paiement d'une somme d'argent :

2. En premier lieu, selon les termes mêmes du contrat litigieux, " les loyers sont payables d'avance le premier de chaque mois ou trimestre civil. " La société Grenke Location est fondée à demander le versement des loyers échus impayés à la date de résiliation du contrat, intervenue le 23 mai 2019. A ce titre, et dès lors que le défaut de paiement n'est pas contesté, la somme de 5 443,20 euros, correspondant à douze loyers toutes taxes comprises, doit être mise à la charge du syndicat mixte ouvert Haute-Garonne Montagne. En revanche, il n'y a pas lieu de le condamner à verser la somme que la requérante exige au titre des frais d'assurance, dès lors qu'elle ne justifie pas de l'exigibilité de cette somme.

3. En deuxième lieu, l'article 8 des conditions générales de location applicables au contrat litigieux stipule que : " Toute somme impayée à sa date d'exigibilité sera augmentée d'un intérêt de retard au taux d'intérêt légal applicable en France majoré de 5 points, sans pouvoir être inférieur au triple de l'intérêt légal. () ". En application de ces stipulations, la société Grenke location a droit au paiement des intérêts majorés échus à la date de résiliation du contrat, qui correspondent à la somme de 102,47 euros.

4. En troisième lieu, l'article 11 des conditions générales de location applicables au contrat litigieux stipule que : " en cas de résiliation anticipée dans les conditions définies à l'article précédent ou en cas de résiliation judiciaire du contrat, ou de prononcé judiciaire de sa caducité, et plus généralement, en cas de terminaison anticipée du contrat, quel qu'en soit le motif ou le fondement, le locataire restera tenu de payer au bailleur, en compensation du préjudice subi, les loyers échus, les intérêts de retard de paiement éventuels restant dus, et les loyers à échoir jusqu'au terme initialement prévu du contrat () ".

5. En application de ces stipulations, la société Grenke Location est fondée à demander à ce que le syndicat mixte ouvert Haute-Garonne Montagne, qui ne conteste pas le montant demandé, lui verse la somme de 6 804 euros, correspondant au montant hors taxes des dix-huit loyers restant à échoir à la date de la résiliation du contrat.

6. En dernier lieu, la société Grenke Location est fondée à demander le versement d'une indemnité forfaitaire de recouvrement de 40 euros, en application des stipulations de l'article 17 des conditions générales de location.

Sur les intérêts et leur capitalisation :

7. La société Grenke Location a droit aux intérêts au taux légal à compter du 23 mai 2019, date de réception par l'administration de la mise en demeure de régler les sommes dues au titre de la résiliation du contrat litigieux.

8. L'article 1343-2 du code civil dispose que " Les intérêts échus, dus au moins pour une année entière, produisent intérêt si le contrat l'a prévu ou si une décision de justice le précise ". La capitalisation des intérêts peut être demandée à tout moment devant le juge du fond, même si, à cette date, les intérêts sont dus depuis moins d'une année. En ce cas, cette demande ne prend toutefois effet qu'à la date à laquelle, pour la première fois, les intérêts sont dus pour une année entière. La capitalisation des intérêts mentionnés au point précédent a été demandée le 7 juillet 2022, date d'introduction de la requête. Il y a lieu de faire droit à cette demande à compter du 23 mai 2020, date à laquelle était due, pour la première fois, une année d'intérêts, ainsi qu'à chaque échéance annuelle à compter de cette date.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

9. En application de l'article 11 des conditions générales de location, en cas de résiliation anticipée, le locataire est tenu de restituer à ses frais et à ses risques le matériel loué dès la date de prise d'effet de la résiliation. Il est constant qu'en dépit de la résiliation du contrat en litige, le syndicat mixte ouvert Haute-Garonne montagne n'a pas restitué le matériel loué à la société Grenke Location. Il y a lieu, par suite, d'enjoindre à ce dernier de procéder à cette restitution dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Sur les frais d'instance :

10. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la société Grenke location présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Le syndicat mixte ouvert Haute-Garonne montagne est condamné à verser à la société Grenke Location une somme de 5 443,20 euros (cinq mille quatre cent quarante-trois euros et vingt centimes) toutes taxes comprises, assortie des intérêts au taux légal à compter du 23 mai 2019. Les intérêts échus au 23 mai 2020 puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date seront capitalisés à chacune de ces dates pour produire eux-mêmes intérêts.

Article 2 : Le syndicat mixte ouvert Haute-Garonne montagne est condamné à verser à la société Grenke Location une somme de 6 946,47 euros (six mille neuf cent quarante-six euros et quarante-sept centimes), assortie des intérêts au taux légal à compter du 23 mai 2019. Les intérêts échus au 23 mai 2020 puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date seront capitalisés à chacune de ces dates pour produire eux-mêmes intérêts.

Article 3 : Il est enjoint au syndicat mixte ouvert Haute-Garonne montagne de restituer à la société Grenke location le matériel objet du contrat dans un délai de deux mois à compter de la date de notification du présent jugement.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la SAS Grenke Location et au syndicat mixte ouvert Haute-Garonne montagne.

Délibéré après l'audience du 21 novembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Rees, président,

Mme Dobry, conseillère,

Mme Poittevin, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 décembre 2024.

La rapporteure,

L. POITTEVIN

Le président,

P. REESLa greffière,

V. IMMELE

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions