mercredi 26 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2204797 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | GALLET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 19 juillet 2022 et 24 mai 2024, la commune d'Oberhausbergen, représentée par la SELARL Le Discorde-Deleau, demande au tribunal :
1°) de condamner la société Technichauffe et la société Energest Maintenance, venant aux droits de la société Energest, à lui verser la somme de 50 825,76 euros, assortie des intérêts au taux légal et de leur capitalisation ;
2°) de condamner les sociétés Technichauffe et Energest Maintenance à lui verser la somme de 8 000 euros, au titre des frais d'expertise ;
3°) de mettre à la charge des sociétés Technichauffe et Energest Maintenance la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 février 2023, la société Technichauffe, représentée par Me Gallet, demande au tribunal :
1°) à titre principal, de rejeter la requête ;
2°) à titre subsidiaire, de répartir les responsabilités respectives en suivant les proportions retenues par l'expert dans son rapport du 22 mars 2021 ;
3°) de mettre à la charge des parties perdantes la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de laisser à la charge de la commune d'Oberhausbergen les dépens de l'instance.
Par un mémoire en défense enregistré le 14 mars 2023, la caisse d'assurance mutuelle du bâtiment et des travaux publics (CAMBTP), représentée par Me Hanriat, demande au tribunal :
1°) à titre principal, de rejeter la requête ;
2°) à titre subsidiaire, de condamner la société ES Services Energétiques, venant aux droits de la société Calorest, la société Energest, la société Carrier et la commune d'Oberhausbergen à la garantir contre toutes condamnations prononcées à son encontre ;
3°) de mettre à la charge de la société ES Services Energétiques, de la société Energest, de la société Carrier et de la commune d'Oberhausbergen la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
4°) de condamner la commune d'Oberhausbergen aux dépens.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 septembre 2023, la société Energest, représentée par Me Kappler, demande au tribunal :
1°) de rejeter la requête ;
2°) à titre subsidiaire, de limiter sa responsabilité à 35%, et de condamner la société Carrier, la société Technichauffe et la société ES Services Energétiques à la garantir contre toutes condamnations prononcées à son encontre, à hauteur, respectivement, de 35%, de 11% et de 11% des condamnations ;
3°) de mettre à la charge de la commune d'Oberhausbergen la somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
4°) de mettre à la charge de la société Carrier, la société Technichauffe et la société ES Services Energétiques à lui verser in solidum la somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 septembre 2023, la société Groupama Grand Est, représentée par Me Lounes, demande au tribunal :
1°) de rejeter la demande de la société Technichauffe dirigée à son encontre ;
2°) de mettre à la charge de la société Technichauffe la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 10 octobre 2024, la commune d'Oberhausbergen déclare se désister purement et simplement de sa requête.
Par un mémoire, enregistré le 28 octobre 2024, la société Energest déclare accepter le désistement de la commune d'Oberhausbergen.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1' donner acte des désistements () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
2. Le désistement de la commune d'Oberhausbergen étant pur et simple, il y a lieu de lui en donner acte.
3. Aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat ". Aux termes de l'article R. 761-2 de ce code : " En cas de désistement, les dépens sont mis à la charge du requérant sauf si le désistement est motivé par le retrait total ou partiel de l'acte attaqué, opéré après l'enregistrement de la requête, ou, en plein contentieux, par le fait que, postérieurement à cet enregistrement, satisfaction totale ou partielle a été donnée au requérant ".
4. En application de ces dispositions, il y a lieu de mettre les frais d'expertise à la charge définitive de la commune d'Oberhausbergen.
5. Les sociétés Technichauffe et Groupama Grand Est et la CAMBTP, qui n'ont pas expressément accepté ce désistement, ont présenté des conclusions sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, qu'il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de rejeter.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de la commune d'Oberhausbergen.
Article 2 : Les frais d'expertise sont mis définitivement à la charge de la commune d'Oberhausbergen.
Article 3 : Les conclusions présentées par les sociétés Technichauffe, Groupama Grand Est et par la CAMBTP sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : La présente décision sera notifiée à la commune d'Oberhausbergen, à la société Technichauffe, à la société Energest, à la société Carrier, à la société Groupama Grand Est et à la Caisse d'assurance mutuelle du bâtiment et des travaux publics.
Fait à Strasbourg, le 26 février 2025.
Le président de la 2ème chambre,
P. REES
La République mande et ordonne au préfet du Bas-Rhin en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026