vendredi 3 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2204847 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Juge Unique |
| Avocat requérant | REINS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 27 juillet et le 12 octobre 2022, M. B C, représenté par Me Reins, demande au Tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1) d'annuler la décision du 27 juin 2022 par laquelle le ministre de l'intérieur lui a notifié le retrait de l'ensemble des points sur son permis de conduire et, a constaté la perte de validité de son titre de conduite pour défaut de points ;
2) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui restituer les six points illégalement retirés de son permis de conduire, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement ;
3) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. C soutient qu'il n'a pas bénéficié, lors de l'infraction routière du 10 février 2021, de l'information préalable prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
Par un mémoire en défense enregistré le 18 août 2022, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête comme étant non fondée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. A en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. A a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. A la suite de plusieurs infractions au code de la route, M. C a fait l'objet d'une décision référencée " 48SI " en date du 27 juin 2022 portant notification d'un retrait de six points sur son titre de conduite, consécutif à l'infraction commise le 10 février 2021 à 12h45, sur le territoire de la commune de Schaeffersheim (67), ainsi que l'ensemble des retraits de points antérieurs, et l'informant de la perte de validité de son permis de conduire pour défaut de points. Par la présente requête, M. C demande l'annulation de cette décision, ainsi que la décision de retraits de points consécutives à l'infraction du 10 février 2021 précitée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes des dispositions de l'article L. 223-1 du code de la route : " Le permis de conduire est affecté d'un nombre de point. Celui-ci est réduit de plein droit si le titulaire du permis de conduire a commis une infraction pour laquelle cette réduction est prévue. / () la réalité d'une entrainant retrait de points est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d'une composition pénale ou par condamnation définitive (). La délivrance, au titulaire du permis de conduire à l'encontre duquel est relevée une infraction donnant lieu au retrait de points, de l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route constitue une garantie essentielle donnée à l'auteur de l'infraction pour lui permettre, avant d'en connaitre la réalité par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'exécution d'une composition pénale, d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis de conduire et éventuellement d'en contester la réalité devant le juge pénal. Elle revêt le caractère d'une formalité substantielle et conditionne la régularité de la procédure au terme de laquelle le retrait de points est décidé.
En ce qui concerne le retrait de six points consécutifs à l'infraction constatée le 10 février 2021 à 12 heures 45 :
3. Les mentions du relevé d'information intégral relatif au permis de conduire de M. C font apparaitre, au regard de l'infraction constatée le 10 février 2021 à 12 heures 45 que le requérant a fait l'objet d'une condamnation pénale prononcée le 22 novembre 2021 par le Tribunal judiciaire de Strasbourg, devenue définitive. Elle n'est pas contestée par le requérant. Le défaut de délivrance de l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route n'est pas de nature à entacher d'irrégularité le retrait de points consécutifs à l'infraction en présence d'une condamnation pénale devenue définitive, dès lors que le requérant a eu la possibilité de contester la réalité de l'infraction devant le juge pénal. Au cas d'espèce, la réalité de l'infraction constatée le 10 février 2021 à 12 heures 45 ayant été établie par une condamnation pénale définitive prononcée le 22 novembre 2021 par le Tribunal judiciaire de Strasbourg, l'omission de la formalité prévue par les articles précités, à la supposer même établie, est sans incidence sur la régularité du retrait de points résultant de cette condamnation. Par suite, M. C n'est pas fondé à soutenir que le retrait de six points est intervenu à l'issue d'une procédure irrégulière. En conséquence la décision 48SI du 27 juin 2022 n'est pas entachée d'illégalité.
4. Il résulte de tout ce qui précède que M. B C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision ministérielle du 27 juin 2022 par laquelle le ministre de l'intérieur a annulé son permis de conduire. Par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction ainsi que celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1 : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 février 2023.
Le magistrat désigné,
H. ALa greffière,
V. IMMELE
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026