vendredi 10 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2205516 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | Juge Unique |
| Avocat requérant | ROUSSEL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 31 août 2022, M. B, représenté par Me Roussel, demande au tribunal :
- D'annuler la décision du 22 mars 2022 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de procéder à l'échange de son permis de conduire algérien contre un titre de conduite français ;
- D'enjoindre au préfet de procéder à l'échange de son permis de conduire ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande dans un délai de 15 jours à compter de la notification du présent jugement ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 octobre 2022, le préfet de Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête comme étant non fondée.
Vu la décision et les autres pièces du dossier.
Vu :
Le Code de la route ;
Le Code de justice administrative ;
L'arrêté du 12 janvier 2012 fixant les conditions de reconnaissance et d'échange des permis de conduire délivrés par les Etats n'appartenant ni à l'Union européenne, ni à l'Espace économique européen.
Considérant ce qui suit :
1. M. B a demandé au préfet de Loire-Atlantique le 29 mai 2021 l'échange de son permis de conduire algérien contre un titre français. Le préfet a refusé de faire droit à sa demande par décision du 22 mars 2022. Le requérant demande l'annulation de cette décision.
2. Si le requérant fait valoir que la décision a été signée par une autorité incompétente pour en connaître, il ressort des pièces du dossier que le préfet de la Loire-Atlantique, a donné délégation à Mme C D, directrice du centre d'expertise et de ressources titres de la Loire-Atlantique le 12 octobre 2020 pour signer les refus d'échange régulièrement parue au recueil des actes administratifs n°126 du même jour. Par suite le moyen doit être écarté.
3. Aux termes de l'article 7 de l'arrêté du 12 janvier 2012 modifié, : " A- Avant tout échange, l'autorité administrative compétente s'assure de l'authenticité du titre de conduite et, en cas de doute, de la validité des droits. B. - Pour vérifier l'authenticité du titre de conduite, l'autorité administrative compétente sollicite, le cas échéant, l'aide d'un service spécialisé dans la détection de la fraude documentaire. [] E.-Si le caractère frauduleux du titre est établi, l'échange n'a pas lieu et le titre est retiré par l'autorité administrative compétente, qui saisit le procureur de la République en le lui transmettant ".
1. Il ressort des pièces du dossier que le permis de conduire présenté par le requérant a été analysé par les services spécialisées de la police aux frontière qui ont constaté que, au niveau de la photographie, des traces d'arrachage du support papier sont visibles mais absentes du verso de la photographie, l'absence de cachet de régularisation devant être apposé de manière régulière, et au verso, au niveau de la photographie, les rivets sont arrachés du support papier. En conséquence ils en ont déduit que le permis de conduire de M. B était falsifié. Le requérant n'apporte aucun élément de nature à remettre en cause le constat ainsi fait par les autorités de police. Par suite le moyen tiré d'erreur d'appréciation doit être écarté.
2. Il résulte de tout ce qui précède que la présente requête doit être rejetée dans toutes ses conclusions.
D E C I D E:
Article 1er: La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de la Loire-Atlantique. Copie en sera adressée au centre d'expertise et de ressources titres - échanges de permis de conduire étrangers.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 10 mars 2023.
Le magistrat désigné,
H. SIMON La greffière,
V. IMMELE
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous les huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pouvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
V.IMMELE
N°2205516
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026