vendredi 21 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2205809 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Juge Unique |
| Avocat requérant | SELARL FRANCK COHEN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 6 septembre 2022 et le 11 janvier 2023, M. A D, représenté par Me Cohen, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 25 mai 2022 par laquelle le ministre de l'intérieur a invalidé son permis de conduire et lui a enjoint de le restituer ;
2°) d'annuler les retraits de points illégalement retirés s'agissant des infractions en date des 1er décembre 2021, 23 juin 2020, 19 mai 2019, 15 mai 2019, 10 décembre 2019, 2 octobre 2018, 20 juin 2017, 18 août 2016, 2 septembre 2015, 26 septembre 2014 et 23 février 2013 ;
3°) d'annuler la décision de rejet du recours hiérarchique adressé au Ministère de l'Intérieur en date du 1er juillet 2022 ;
4°) d'enjoindre à l'administration de restituer au requérant son permis de conduire affecté d'un capital de points ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
M. A D soutient que :
- il n'a pas reçu l'information préalable prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ;
- la réalité des infractions n'est pas établie.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 octobre 2022 le Ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête comme étant non fondée.
Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. B en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. B a été entendu au cours de l'audience publique.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
Sur le non-lieu partiel :
1. Il ressort du relevé d'information intégral que les mentions relatives aux infractions commises les 15 mai 2019 et 19 mai 2019 ont été supprimées du dossier du requérant, et que celles-ci ne donnent donc plus lieu à retrait de points. En conséquence le solde de points du permis de conduire de M. D est redevenu positif et reste doté de 10 points. Dans ces conditions la décision 48 SI portant invalidation du permis de conduire pour solde de points nul a été retiré pat le ministre de l'intérieur. Par suite il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions en annulation de la décision 48 SI du 25 mai 2022 et les décisions de retraits de points liées au infractions du 15 et 19 mai 2019.
Sur les conclusions en annulation :
En ce qui concerne le moyen tiré de l'absence de réalité des infractions :
2. Aux termes de l'article L. 223-1 du code de la route, " La réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d'une composition pénale ou par une condamnation définitive ". Le mode d'enregistrement et de contrôle des informations relatives aux infractions au code de la route conduit à considérer que la réalité de l'infraction est établie dans les conditions prévues à l'article L. 223-1 du code de la route dès lors qu'est inscrite, dans le système national des permis de conduire, la mention du paiement de l'amende forfaitaire ou de l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, sauf si l'intéressé justifie avoir présenté une requête en exonération dans les quarante-cinq jours de la constatation de l'infraction ou de l'envoi de l'avis de contravention ou formé, dans le délai prévu à l'article 530 du code de procédure pénale, une réclamation ayant entraîné l'annulation du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée. Dès lors, les mentions " AM " figurant au relevé d'information intégral du requérant permettent d'établir la réalité des infractions querellées.
3. Par ailleurs, il résulte d'autre part des articles 529, 529-1, 529-2 et du premier alinéa de l'article 530 du code de procédure pénale que, pour les infractions des quatre premières classes dont la liste est fixée par décret en Conseil d'Etat, le contrevenant peut, dans les quarante-cinq jours de la constatation de l'infraction ou de l'envoi de l'avis de contravention, soit acquitter une amende forfaitaire et éteindre ainsi l'action publique, soit présenter une requête en exonération. S'il s'abstient tant de payer l'amende forfaitaire que de présenter une requête, l'amende forfaitaire est majorée de plein droit et recouvrée au profit du Trésor public en vertu d'un titre rendu exécutoire par le ministère public, lequel est exécuté suivant les règles prévues pour l'exécution des jugements de police. Aux termes du deuxième alinéa de l'article 530 du même code : " Dans les trente jours de l'envoi de l'avis invitant le contrevenant à payer l'amende forfaitaire majorée, l'intéressé peut former auprès du ministère public une réclamation motivée qui a pour effet d'annuler le titre exécutoire en ce qui concerne l'amende contestée. Cette réclamation reste recevable tant que la peine n'est pas prescrite, s'il ne résulte pas d'un acte d'exécution ou de tout autre moyen de preuve que l'intéressé a eu connaissance de l'amende forfaitaire majorée. S'il s'agit d'une contravention au code de la route, la réclamation n'est toutefois plus recevable à l'issue d'un délai de trois mois lorsque l'avis d'amende forfaitaire majorée est envoyé par lettre recommandée à l'adresse figurant sur le certificat d'immatriculation du véhicule, sauf si le contrevenant justifie qu'il a, avant l'expiration de ce délai, déclaré son changement d'adresse au service d'immatriculation des véhicules () ". Eu égard aux dispositions de l'article L. 123-1 du code de la route, l'annulation du titre exécutoire a pour conséquence que la réalité de l'infraction ne peut plus être regardée comme établie. L'autorité administrative doit, par suite, rétablir sur le permis de conduire les points qui avaient pu être retirés, sans préjudice d'un nouveau retrait si le juge pénal est saisi et prononce une condamnation.
4. Il n'appartient pas au juge administratif de se prononcer sur la recevabilité d'une réclamation contre le titre exécutoire d'une amende forfaitaire majorée, laquelle est appréciée par l'officier du ministère public sous le contrôle de la juridiction pénale devant laquelle l'auteur de la réclamation dispose d'un recours. Si le titulaire du permis de conduire peut utilement faire valoir devant le tribunal administratif, à l'appui d'une contestation relative au retrait de points, que la réalité de l'infraction n'est pas établie compte tenu de l'annulation du titre exécutoire du fait d'une réclamation, il ne saurait se borner à justifier de la présentation de cette réclamation mais doit établir qu'elle a été regardée comme recevable et a par suite entraîné l'annulation du titre.
5. Si le requérant soutient que la réalité des infractions des 10 décembre 2019, 23 juin 2020 et 1er décembre 2021 ne serait pas établie dans la mesure où il aurait formé une réclamation sur le fondement de l'article 530 du code de procédure pénale, il ne démontre nullement que ces réclamations ont été regardées comme recevables et que les infractions ont été annulées.
En ce qui concerne le défaut d'information préalable :
6. La délivrance, au titulaire du permis de conduire à l'encontre duquel est relevée une infraction donnant lieu à retrait de points, de l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route constitue une garantie essentielle donnée à l'auteur de l'infraction pour lui permettre, avant d'en reconnaître la réalité par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'exécution d'une composition pénale, d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis et éventuellement d'en contester la réalité devant le juge pénal. Elle revêt le caractère d'une formalité substantielle et conditionne la régularité de la procédure au terme de laquelle le retrait de points est décidé. Il appartient à l'administration d'apporter la preuve, par tous moyens, qu'elle a satisfait à cette obligation préalable d'information.
S'agissant de l'infraction commise le 26 septembre 2014, 2 septembre 2015, le 18 août 2016, le 20 juin 2017, le 10 décembre 2019 :
7. Il résulte de l'article R. 49 du code de procédure pénale que le procès-verbal constatant une contravention pouvant donner lieu à une amende forfaitaire peut être dressé au moyen d'un appareil électronique sécurisé, qui permet d'enregistrer, pour chaque procès-verbal, d'une part, la signature de l'agent verbalisateur, d'autre part, celle du contrevenant qui est invité à l'apposer " sur une page écran qui lui présente un résumé non modifiable des informations concernant la contravention relevée à son encontre, informations dont il reconnaît ainsi avoir eu connaissance ". En outre, il ressort des dispositions des articles R. 49-1, A. 37-10 et A. 37-11 du même code que lorsqu'une infraction a donné lieu à l'établissement d'un procès verbal électronique, l'avis de contravention est envoyé au domicile du contrevenant ou à celui du titulaire du certificat d'immatriculation. Le paiement de l'amende n'intervient qu'après réception de cet avis, qui comporte toutes les informations requises par les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, en particulier le retrait de points à intervenir et les conséquences du paiement de l'amende, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, démontre avoir été destinataire d'un avis inexact ou incomplet.
8. Tous les appareils électroniques utilisés par les agents verbalisateurs font apparaître sur la page présentée au contrevenant, en cas d'infraction entraînant retrait de points, l'ensemble des informations exigées aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Dès lors, pour les infractions constatées à compter de cette date, la signature apposée par l'intéressé et conservée par voie électronique établit que ces informations lui ont été délivrées. La mention certifiée par l'agent selon laquelle le contrevenant a refusé d'apposer sa signature sur la page qui lui était présentée possède la même valeur probante. En revanche, pour les infractions antérieures à cette date, la signature du contrevenant ou la mention d'un refus de signer ne suffisent pas à établir la délivrance de l'information légale, dès lors que seule l'indication du nombre de points dont l'infraction entrainait le retrait figurait sur la page écran présentée au contrevenant et non celle de l'existence d'un traitement automatisé des points et de la possibilité d'y accéder. Néanmoins, la seule circonstance que l'intéressé n'a pas été informé, lors de la constatation d'une infraction, de l'existence d'un traitement automatisé des points et de la possibilité d'y accéder n'entache pas d'illégalité la décision de retrait de points correspondante s'il ressort des pièces du dossier que ces éléments ont été portés à sa connaissance à l'occasion d'infractions antérieures suffisamment récentes. Par ailleurs, quelle que soit la date de l'infraction, la preuve de la délivrance des informations exigées par la loi peut également résulter de la circonstance que le contrevenant a acquitté l'amende forfaitaire ou l'amende forfaitaire majorée et qu'il n'a pu procéder à ce paiement qu'au moyen des documents nécessaires à cet effet, dont le modèle comporte l'ensemble des informations requises.
9. Il résulte des mentions portées sur le relevé d'information intégral relatif à la situation du permis de conduire de M.A D que lesdites infractions évoquées ci-dessus ont fait l'objet d'un procès-verbal électronique mentionnant le retrait de points encouru et a donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée. Le ministre de l'intérieur verse au dossier le procès-verbal dématérialisé de constat de ces infractions, qui, en l'espèce, comporte les mentions requises par les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, sous lesquelles le requérant a apposé sa signature. Dans ces conditions, l'administration apporte la preuve, qui lui incombe, qu'elle a satisfait à son obligation d'information préalable. Au surplus, eu égard aux infractions précédemment commises par l'intéressé à l'occasion desquelles l'information légale précitée lui a été délivrée, il ne pourrait être regardé comme ayant été privé d'une garantie si elle ne lui avait pas été à nouveau délivrée lors de la commission de cette infraction. Par suite, M. D n'est pas fondé à soutenir que le retrait de points dont il a fait l'objet à la suite auxdites infractions serait illégal.
S'agissant de l'infraction commise le 27 mai 2020 :
10. L'infraction susvisée a fait l'objet d'un procès-verbal électronique. L'agent verbalisateur a donc constaté l'infraction sur un outil dédié. Le procès-verbal mentionne qu'en raison des règles sanitaires mises en œuvre pour lutter contre le Covid 19, Monsieur D a été informé de la verbalisation et de la non-apposition de sa signature sur le document. Les données de l'infraction ont ensuite été télétransmises au Centre National de Traitement de Rennes selon le même processus que celui des radars automatiques. Or, dans le cadre des procès-verbaux électroniques, le processus suivi est strictement identique à celui des radars automatiques : les données de l'infraction sont télétransmises au Centre National de Traitement de Rennes, qui édite un avis de contravention comportant l'ensemble des informations prévues par le code de la route. Cet avis est ensuite envoyé automatiquement par courrier au domicile du contrevenant. Il ressort de l'historique des mouvements de paiement que l'avis de contravention a été envoyé à l'intéressé le 3 juin 2020, et que celui-ci s'est acquitté, hors délai, du montant de l'amende forfaitaire auprès du Centre d'encaissement des amendes, en l'espèce 90 euros, le 15 juillet 2020. Par suite le moyen tiré de ce qu'il n'aurait pas obtenu l'information préalable ne peut qu'être écarté.
S'agissant des infractions commises le 23 juin 2020 et le 1er décembre 2021:
11. Les infractions susvisées ont fait l'objet d'un procès-verbal électronique. L'agent verbalisateur a donc constaté l'infraction sur un outil dédié. Les données de l'infraction ont ensuite été télétransmises au Centre National de Traitement de Rennes selon le même processus que celui des radars automatiques. Or, dans le cadre des procès-verbaux électroniques, le processus suivi est strictement identique à celui des radars automatiques : les données de l'infraction sont télétransmises au Centre National de Traitement de Rennes, qui édite un avis de contravention comportant l'ensemble des informations prévues par le code de la route. Cet avis est ensuite envoyé automatiquement par courrier au domicile du contrevenant. Il ressort des historiques des documents émis par l'officier du ministère public compétent que les avis de contravention ont été envoyés à l'intéressé les 29 juin 2020 et 9 décembre 2021. Les historiques des documents reçus mentionnent la réception les 20 juillet 2020 et 14 juin 2022 de requêtes en exonération expédiées en lettre recommandée avec accusé de réception par lesquelles Monsieur A D a entendu désigner un autre conducteur. Or, le formulaire de requête en exonération constituant l'un des volets de l'avis de contravention, le requérant a donc nécessairement réceptionné l'avis de contravention qui est réputé comporter au verso les informations prévues aux articles L.223-3 et R.223-3 du code de la route. Par suite le moyen tiré de l'absence d'information ne peut qu'être écarté.
S'agissant de l'infraction commise le 2 octobre 2018 :
12. L'infraction susvisée a été constatée par l'intermédiaire d'un procès-verbal électronique mentionnant un retrait de point. Or, la seule circonstance que l'intéressé n'a pas été informé, lors de la constatation d'une infraction, de l'existence d'un traitement automatisé des points et de la possibilité d'y accéder n'entache pas d'illégalité la décision de retrait de points correspondante s'il ressort des pièces du dossier que ces éléments ont été portés à sa connaissance à l'occasion de nombreuses infractions antérieures suffisamment récentes. En l'espèce, Monsieur A D a bénéficié à l'occasion notamment des infractions précédentes des 26 septembre 2014, 2 septembre 2015, 18 août 2016 et 20 juin 2017 de l'ensemble des informations légalement exigées, y compris celle relative au traitement automatisé des points. Dans ces conditions le moyen tiré de l'absence d'information doit être écarté.
S'agissant de l'infraction commise le 23 février 2013:
13. Il ressort des mentions probantes du relevé d'information intégral du requérant que l'infraction susvisée a été constatée par l'intermédiaire d'un procès-verbal électronique signé par le requérant. L'agent verbalisateur a donc constaté l'infraction sur un outil dédié et les données de l'infraction ont ensuite été télétransmises au Centre National de Traitement du Contrôle Sanction Automatisé selon le même processus que celui des radars automatiques. Ainsi, un avis de contravention, puis en l'absence de réception d'un paiement, un avis de majoration de l'amende forfaitaire comportant tous deux l'ensemble des informations prévues par les articles L. 223-3 et R.223-3 du code de la route sont envoyés automatiquement par courrier au domicile de l'usager.
14. En l'espèce, il apparaît que le procès-verbal électronique mentionne l'adresse indiquée par le requérant lors de son interception et le bordereau d'accompagnement révèle qu'un avis de contravention lui a été adressé le 1er mars 2013 sans retour en " NPAI ". Dans ces conditions l'administration doit être regardée comme ayant dispensé l'information préalable exigée par le code de la route. Le moyen ne peut qu'être écarté.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions en annulation des différents retraits de points et en annulation de rejet du recours gracieux envoyé au ministre de l'intérieur ne peuvent qu'être rejetées y compris, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles au titre de l'article L 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1 : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions en annulation de la décision 48 SI du 25 mai 2022 du ministre de l'intérieur et sur les conclusions en annulation des décisions de retraits de points liées au infractions du 15 et 19 mai 2019.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A D est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C A D et au ministre de l'intérieur.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 avril 2023.
Le magistrat désigné,
H. BLa greffière,
F. DOGUI
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026