LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2206321

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2206321

vendredi 14 octobre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2206321
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Avocat requérantPIERREVELCIN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 26 septembre et 12 octobre 2022, M. G A et Mme D B épouse A, représentés par Me Pierrevelcin, demandent au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 23 août 2022 par laquelle le préfet du Haut-Rhin a accordé le concours de la force publique en vue de leur expulsion du logement situé 26 rue de Belfort à Colmar ;

2°) de mettre à la charge l'Etat la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- la condition d'urgence est remplie dès lors que la décision les expose à une expulsion de leur logement alors notamment qu'ils ont trois enfants scolarisés ;

- il existe des moyens de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision en litige : l'absence de caractère exécutoire du jugement du tribunal judiciaire de Colmar du 12 février 2021 dès lors, d'une part, que ce jugement prévoyait la suspension de la clause résolutoire du bail prononcée sous condition de paiement de la dette locative et du loyer courant dans certaines conditions de délais, et dès lors, d'autre part, qu'ils ont respecté les obligations mises à leur charge par ledit jugement ; le caractère nul du commandement de quitter les lieux du 22 septembre 2021 en l'absence de reprise d'effet de la clause résolutoire du bail susmentionnée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 10 octobre 2022, le préfet du Haut-Rhin conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les conditions posées par les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative ne sont pas remplies en l'absence d'urgence et de moyen soulevé de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige.

La procédure a été communiquée à l'association coopérative Centre-Alsace Habitat, qui n'a pas présenté d'observations.

Vu :

- les autres pièces du dossier.

- la requête enregistrée le 26 septembre 2022 sous le n° 2206320 par laquelle les époux A demandent l'annulation de la décision attaquée.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Claude Carrier, vice-président, en qualité de juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique, tenue le 12 septembre 2022 en présence de M. Haag, greffier d'audience :

- le rapport de M. C E,

- les observations de Me Pierrevelcin, représentant les époux A et de Mme F, représentant le préfet du Haut-Rhin.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Par un contrat conclu 30 octobre 2018, l'association coopérative Colmar Habitat, devenue l'association coopérative Centre-Alsace Habitat, a donné à bail aux époux A un appartement situé 26 rue de Belfort à Colmar. Par jugement du 12 février 2021, le tribunal judiciaire de Colmar les a condamnés à verser à l'association coopérative Centre-Alsace Habitat la somme de 1 349,57 euros correspondant au montant des loyers alors impayés et les a autorisés à s'acquitter de cette somme en dix-neuf versements mensuels. Le juge judiciaire a suspendu les effets de la clause résolutoire du bail et dit qu'à défaut de paiement dans les délais d'un seul des versements susmentionnés et du loyer courant, cette clause serait de plein droit acquise à l'association coopérative Centre-Alsace Habitat, cette dernière étant alors autorisée à faire procéder à l'expulsion des occupants. L'association a fait signifier aux intéressés, le 22 septembre 2021, par voie d'huissier, un commandement de quitter les lieux. Par décision du 23 août 2022, le préfet du Haut-Rhin a accordé le concours de la force publique en vue de leur expulsion du logement situé 26 rue de Belfort à Colmar. Par leur requête, les époux A sollicitent, en application des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de cette décision.

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. / (). ".

3. En l'espèce, aucun des moyens susvisés présentés par les époux A contre la décision en litige, n'est propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux sur la légalité de cette décision. Par suite, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition d'urgence, les conclusions de la requête présentées contre cette décision, sur le fondement de l'article L.521-1 du code de justice administrative, doivent être rejetées.

4. Par voie de conséquence, les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent pas être accueillies.

ORDONNE :

Article 1er : La requête des époux A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée M. G A en application du dernier alinéa de l'article R. 751-3 du code de justice administrative et au ministre de l'intérieur. Copie en sera adressée au préfet du Haut-Rhin.

Fait à Strasbourg, le 14 octobre 2022.

Le juge des référés,

C. E

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions