mercredi 30 avril 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2206469 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | SELÀRL SOLER-COUTEAUX ET ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 28 septembre 2022 et 7 novembre 2023, la société Solibat demande au tribunal de prononcer la décharge de l'obligation de payer la somme de 1 800 euros mise en recouvrement par le titre exécutoire n° 179 émis par la commune de Boofzheim le 29 juillet 2022.
Elle soutient que le désordre litigieux ne lui est pas imputable dès lors que l'affaissement d'une partie du sol est lié à la structure du plancher et non au revêtement.
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 octobre 2023, la commune de Boofzheim, représentée par Me Gillig, conclut au rejet de la requête, à titre subsidiaire à ce que soit ordonnée avant-dire droit une mesure d'expertise, en tout état de cause à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la société Solibat en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'expertise sur laquelle se fonde la requérante n'est pas contradictoire ;
- le moyen de la requête n'est pas fondé.
Par ordonnance du 6 octobre 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 22 novembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Dobry,
- les conclusions de Mme Merri, rapporteure publique,
- et les observations de Me Sturchler, substituant Me Gillig, représentant la commune de Boofzheim.
La société Solibat n'était ni présente ni représentée.
Considérant ce qui suit :
1. Par acte d'engagement du 26 août 2011, la commune de Boofzheim a confié à la société Solibat le lot n° 13 " sol en résine polyuréthane souple " d'un marché d'extension et de restructuration de son école maternelle. La réception des travaux a été prononcée le 7 juin 2013 avec effet au 15 mai 2013, assortie de réserves sans lien avec le présent litige.
2. En 2021, la commune a constaté un désordre consistant en un tassement d'une partie du sol dans le bureau de la directrice de l'école, créant deux zones séparées par une fissure et une différence de hauteur de quatre millimètres environ. Par le titre exécutoire contesté du 29 juillet 2022, d'un montant de 1 800 euros, la commune de Boofzheim a mis à la charge de la société Solibat les sommes qu'elle estime dues en réparation du préjudice lié à ce désordre au titre de la garantie décennale des constructeurs. La société Solibat doit être regardée comme demandant au tribunal de prononcer la décharge de l'obligation de payer cette somme.
Sur les conclusions à fin de décharge :
3. La société Solibat, qui ne conteste pas le caractère décennal du désordre ni l'évaluation du préjudice, soutient que ce désordre ne lui est pas imputable dès lors que l'affaissement constaté d'une partie du sol est dû à la structure du plancher et non à la pose de la résine. Il résulte toutefois de l'instruction, notamment des documents contractuels et de la facture produite par la requérante, que celle-ci avait pour mission, outre la pose du revêtement en résine, la pose d'un ragréage épais sous le revêtement, ragréage qui constituait la structure du plancher et dont il n'est pas sérieusement contesté qu'il est à l'origine du désordre constaté. Ce dernier lui est donc imputable. Par suite, la société Solibat n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que la commune de Boofzheim a mis à sa charge les sommes objets du titre exécutoire litigieux.
4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de la société Solibat dirigées contre le titre exécutoire du 29 juillet 2022 doivent être rejetées.
Sur les frais de l'instance :
5. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la commune de Boofzheim présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la société Solibat est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Boofzheim présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société Solibat et à la commune de Boofzheim.
Délibéré après l'audience du 20 mars 2025, à laquelle siégeaient :
M. Rees, président,
Mme Dobry, première conseillère,
Mme Poittevin, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 avril 2025.
La rapporteure,
S. DOBRY
Le président,
P. REES La greffière,
V. IMMELÉ
La République mande et ordonne au préfet du Bas-Rhin en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026