vendredi 3 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2206596 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Juge Unique |
| Avocat requérant | BOURCHENIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 05 octobre 2022, M. A C, représenté par Me Bourchenin, demande au tribunal :
1) d'annuler la décision du 31 août 2022 par laquelle le préfet de la Meuse a prononcé, pour une durée de six mois, la suspension de la validité de son permis de conduire à compter de la date de retrait du titre ;
2) de lever la suspension de son permis de conduire ;
3) d'enjoindre au préfet de la Meuse de lui restituer son permis de conduire dans un délai de cinq jours à compter du jugement à intervenir, et ce sous astreinte de 150 euros par jours de retard.
4) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 400 euros ay titre de l'article L. 761-1 du Code de justice administrative.
M. C soutient que la décision litigieuse est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à sa durée et sa mise en œuvre.
Par un mémoire en défense enregistré le 23 novembre 2022, le préfet de la Meuse conclut au rejet de la requête comme étant non fondée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu l'ordonnance du Tribunal administratif de Nancy du 4 octobre 2022 portant renvoi de l'affaire devant le tribunal de céans.
Vu :
le code des relations entre le public et l'administration ;
le code de la route ;
le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. B en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. B été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Le 27 août 2022 à 11 heures 30, M. A C qui circulait à bord de son véhicule sur le territoire de la commune de Ville-en-Woëvre (55), a fait l'objet d'un contrôle par les services de la gendarmerie nationale de la Meuse au cours duquel il a été soumis à des épreuves de dépistage prévues par les dispositions de l'article R. 235-5 du code de la route, consistant en un prélèvement salivaire en vue d'établir s'il conduisait en ayant fait l'objet de plantes ou de substances classées comme stupéfiants. Suite à ce contrôle qui s'est révélé positif, la gendarmerie nationale a procédé à la rétention immédiate de son permis de conduire. Par un arrêté du 31 août 2020, le préfet de la Meuse a décidé de suspendre la validité de son permis de conduire, pour une durée de six mois, à compter de la date de retrait du titre. Par la présente requête, M. C demande l'annulation de cette décision.
2. Aux termes de l'article L. 235-1 du code de la route : " I.- Toute personne qui conduit un véhicule ou qui accompagne un élève conducteur alors qu'il résulte d'une analyse sanguine ou salivaire qu'elle a fait usage de substances ou plantes classées comme stupéfiants est punie de deux ans d'emprisonnement et de 4 500 euros d'amende. (). II.- Toute personne coupable des délits prévus par le présent article encourt également les peines complémentaires suivantes :1° La suspension pour une durée de trois ans au plus du permis de conduire ; cette suspension ne peut pas être limitée à la conduite en dehors de l'activité professionnelle ; elle ne peut être assortie du sursis, même partiellement () ".
3. Si M. C fait valoir qu'en conséquence de la décision contestée, il ne pourra exercer son métier d'exploitant transport, sera privé de revenus et exposé à un risque de licenciement par son employeur, il ressort des pièces du dossier que la décision en litige a été prise au motif d'une conduite sous l'emprise de stupéfiants, suite aux résultats d'une analyse salivaire positive à la présence de tétrahydrocannabinol (THC), soit le principe actif du cannabis, qui conclut à l'usage de stupéfiants (cannabinoïdes) au sens des dispositions de l'article L. 235-1 du code de la route. Dès lors, compte tenu de la gravité des faits et des exigences de la protection et de la sécurité routière, le moyen tiré de l'absence d'antécédents en matière de délits routiers ne peut qu'être rejeté.
4. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. C doit être rejetée, y compris par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1 : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au préfet de la Meuse.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 février 2023.
Le magistrat désigné,
H. B La greffière
V. IMMELE
La République mande et ordonne au préfet de la Meuse en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026