lundi 22 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2207039 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 5e chambre |
| Avocat requérant | ROBERT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 24 octobre 2022, Mme F D, M. G D, M. A D et M. B D, agissant en leur qualité d'ayants-droit de M. C D, représentés par Me Robert, demandent au tribunal :
1°) de condamner le centre hospitalier de Sarreguemines Robert Pax à leur verser la somme de 24 630 euros au titre des préjudices subis par M. C D ;
2°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Sarreguemines Robert Pax la somme de 1 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la pose du cathéter effectuée le 29 mars 2018 est fautive ;
- M. C D a subi un déficit fonctionnel temporaire évalué à 2 130 euros ;
- il a enduré des souffrances évaluées à 20 000 euros ;
- il a subi un préjudice esthétique temporaire évalué à 2 500 euros.
Par des mémoires, enregistrés le 21 décembre 2022 et le 17 mai 2023, la caisse primaire d'assurance-maladie du Bas-Rhin demande, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner le centre hospitalier de Sarreguemines Robert Pax au remboursement de ses débours à hauteur de 98 230,79 euros avec intérêts au taux légal à compter du 21 décembre 2022 ;
2°) de condamner le centre hospitalier de Sarreguemines Robert Pax à lui verser l'indemnité forfaitaire de gestion prévue à l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale ;
3°) de condamner le centre hospitalier de Sarreguemines Robert Pax aux frais et dépens.
Elle soutient que :
- la responsabilité du centre hospitalier de Sarreguemines Robert Pax est engagée pour faute en raison du mauvais positionnement du cathéter ;
- ses débours en lien avec cette faute s'élèvent à 98 230,79 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 avril 2023, le centre hospitalier de Sarreguemines Robert Pax et la société Relyens (anciennement la société hospitalière d'assurances mutuelles (SHAM)) à, représentés par la SELARL CDA Joly et Oster, concluent à ce que les demandes des consorts D soient ramenées à de plus justes proportions, au rejet des demandes présentées par la caisse primaire d'assurance-maladie (CPAM) du Bas-Rhin, au rejet de la demande présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et à ce qu'il soit statué ce que de droit quant aux frais et dépens.
Ils font valoir que :
- ils s'en remettent à la décision du tribunal quant au caractère fautif de la pose du cathéter ;
- les préjudices subis par M. C D doivent être ramenés à de plus justes proportions ;
- les demandes de la CPAM doivent être rejetées ou ramenées à de plus justes proportions.
Par ordonnance du 5 février 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 6 mars 2024.
Par une lettre du 22 avril 2024, les parties ont été invitées à produire, sur le fondement des dispositions de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative, l'avis de la commission régionale de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux rendu au titre du dossier de M. D enregistré sous le n° 205C-134565 ainsi que la demande d'indemnisation préalable du 8 août 2022 adressée par les consorts D au centre hospitalier de Sarreguemines et/ou à son assureur. Ces pièces ont été produites par les défendeurs et communiquées le 24 avril 2024 sur le fondement des mêmes dispositions.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de la sécurité sociale ;
- l'arrêté du 18 décembre 2023 relatif aux montants minimal et maximal de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale pour l'année 2024 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Carrier,
- les conclusions de Mme Milbach, rapporteure publique,
- les observations de Me Weis, représentant le centre hospitalier de Sarreguemines et Relyens Mutual Insurance.
Considérant ce qui suit :
1. M. C D, né le 6 mars 1947, a été pris en charge au centre hospitalier de Sarreguemines Robert Pax pour un adénocarcinome du sigmoïde. La chimiothérapie prescrite a nécessité la pose d'une chambre implantable dite PAC le 29 mars 2018. Le 8 octobre 2018, M. D a été hospitalisé au services des urgences du centre hospitalier de Sarreguemines Robert Pax en raison notamment de toux et d'hémoptysies. Des examens ont mis en évidence la présence d'une complication mécanique du cathéter du PAC avec perforation de la veine azygos et pneumopathie du lobe supérieur droit. Le 10 octobre 2018, M. D a été transféré au service de chirurgie thoracique des hôpitaux universitaires de Strasbourg et a subi, le 12 octobre 2018, une intervention chirurgicale par thoracotomie. Le 31 octobre 2018 il a été admis au services des maladies infectieuses dans lequel il resté jusqu'au 11 décembre 2018. Il est encore hospitalisé à deux reprises en vue de la résection d'un granulome bronchique du 19 au 21 décembre 2018 et du 20 au 22 février 2019. Il est décédé le 3 janvier 2020 de l'évolution défavorable de l'adénocarcinome sigmoïdien dont il souffrait. L'épouse de M. D et ses trois fils, en leur qualité d'ayants-droit de M. D, ont saisi la commission de conciliation et d'indemnisation (CCI) Lorraine qui s'est estimé incompétente. Par lettre du 8 août 2022, les consorts D ont formé une demande préalable d'indemnisation et l'assureur du centre hospitalier de Sarreguemines Robert Pax leur a proposé une offre d'indemnisation, par lettre du 24 août 2022, à laquelle ils n'ont pas donné suite. Par leur requête, les consorts D demandent la condamnation du centre hospitalier de Sarreguemines Robert Pax à les indemniser des préjudices subis par M. C D.
Sur la responsabilité :
2. Aux termes de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " I. - Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute. () ".
3. Il résulte de l'instruction, notamment du rapport réalisé à la demande de la CCI par un anesthésiste-réanimateur urgentiste et un chirurgien le 21 octobre 2021, que la chambre dite PAC mise en place, le 29 mars 2018, n'a pas été implantée correctement et n'a pas fait l'objet d'un contrôle post-opératoire conformément aux règles de l'art et que ce mauvais positionnement du cathéter a causé une perforation de la veine azygos et de la bronche souche droite. Ainsi, la mise en place de cet appareil de santé non conforme aux règles de l'art est constitutive d'une faute de nature à engager la responsabilité de l'établissement hospitalier.
Sur les préjudices de M. D :
4. D'une part, le droit à la réparation d'un dommage, quelle que soit sa nature, s'ouvre à la date à laquelle se produit le fait qui en est directement la cause. Si la victime du dommage décède avant d'avoir elle-même introduit une action en réparation, son droit, entré dans son patrimoine avant son décès, est transmis à ses héritiers.
5. D'autre part, il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise, que la consolidation de l'état de santé de M. D, à la suite de la faute commise par l'établissement hospitalier, doit être fixée au 23 février 2019, soit le lendemain de la date de sortie de la dernière hospitalisation en lien avec les conséquences de ladite faute.
En ce qui concerne le déficit fonctionnel temporaire :
6. Comme le soutiennent les requérants, il résulte de l'instruction que M. D a subi un déficit fonctionnel temporaire total en raison de son hospitalisation du 8 octobre au 11 décembre 2018 au centre hospitalier de Sarreguemines Robert Pax puis aux hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS) liée à la prise en charge de la complication mécanique du cathéter du PAC et aux suites de la thoracotomie dont il a fait l'objet, ainsi que du 20 au 22 février 2019 aux HUS pour une bronchoscopie rigide en vue de la résection d'un granulome bronchique. Il résulte également de l'instruction qu'entre ces deux hospitalisations, M. D a subi un déficit fonctionnel temporaire de 50 % du fait des conséquences de l'intervention chirurgicale subie 12 octobre 2018. Il sera ainsi fait une juste appréciation du déficit fonctionnel temporaire subi par M. D en fixant à 2 150 euros la somme destinée à réparer ce poste de préjudice.
En ce qui concerne les souffrances endurées :
7. Il résulte de l'instruction que les souffrances endurées par M. D ont été estimées à 4 sur 7, compte tenu de la thoracotomie, des suites en réanimation, d'une hospitalisation prolongée, de plusieurs fibroscopies et bronchoscopies rigides. Il sera fait une juste appréciation de ce chef de préjudice en l'évaluant à la somme de 7 000 euros.
En ce qui concerne le préjudice esthétique temporaire :
8. Le préjudice esthétique temporaire a été estimé par les experts à 2 sur 7, compte tenu d'un défaut d'image en particulier pendant l'hospitalisation en réanimation. Contrairement à ce que font valoir les défendeurs, la réparation de ce préjudice ne se limite pas qu'aux cas d'altérations esthétiques graves et ne se confond pas nécessairement avec celui du déficit fonctionnel temporaire. Dans les circonstances de l'espèce, il sera fait une juste appréciation de ce poste de préjudice en l'évaluant à la somme de 1 800 euros.
9. Il résulte de tout ce qui précède que le centre hospitalier de Sarreguemines Robert Pax doit être condamné à verser aux requérants, en leur qualité d'ayants-droit, la somme globale de 10 950 euros.
Sur les demandes de la caisse primaire d'assurance-maladie du Bas-Rhin :
En ce qui concerne les débours :
10. En premier lieu, il résulte de l'instruction, notamment du rapport d'expertise du 21 octobre 2021 et de l'attestation d'imputabilité établie par le médecin conseil de la caisse primaire d'assurance maladie du Bas-Rhin du 9 mai 2023, que la caisse a exposé des frais hospitaliers à hauteur de 96 280,33 euros pour les hospitalisations du 8 octobre au 11 décembre 2018, ainsi que du 19 décembre au 21 décembre 2018 et du 20 au 22 février 2019 en vue de la résection d'un granulome bronchique. Il ne résulte pas de l'instruction que les frais ainsi exposés pendant ces hospitalisations ne seraient pas en lien avec le manquement commis par le centre hospitalier de Sarreguemines Robert Pax et auraient été exposés en raison de l'état antérieur du patient. Par suite, la caisse est fondée à demander le remboursement de la somme susmentionnée au titre des frais d'hospitalisation.
11. En deuxième lieu, la caisse établit, dans le dernier état de ses écritures, avoir exposé des frais médicaux et des frais pharmaceutiques en lien avec le manquement du centre hospitalier de Sarreguemines Robert Pax à hauteur respectivement de 236,04 euros et de 232,94 euros, ce que les défendeurs ne contestent au demeurant pas.
12. En troisième lieu, la caisse demande le remboursement des frais de transport pour la période du 8 octobre 2018 au 22 février 2019. Si les défendeurs font valoir que ces frais sont imputables à l'état antérieur du patient affaibli par son cancer, il résulte de l'instruction que les frais dont le remboursement est réclamé correspondent à des périodes d'hospitalisation et à des consultations en lien direct avec l'implantation défectueuse du cathéter du PAC commise par l'hôpital. Ainsi, la caisse est en droit de réclamer la somme de 1 481,48 euros correspondant aux frais de transport exposés.
13. Il résulte de tout ce qui précède que le centre hospitalier de Sarreguemines Robert Pax doit être condamné à verser à la caisse primaire d'assurance-maladie du Bas-Rhin la somme totale de 98 230,79 euros.
En ce qui concerne les intérêts :
14. La caisse primaire d'assurance-maladie du Bas-Rhin a droit aux intérêts au taux légal sur la somme de 98 230,79 euros à compter de la date d'enregistrement de sa demande, soit le 21 décembre 2022.
En ce qui concerne l'indemnité forfaitaire de gestion :
15. Aux termes de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale : " En contrepartie des frais qu'elle engage pour obtenir le remboursement mentionné au troisième alinéa ci-dessus, la caisse d'assurance maladie à laquelle est affilié l'assuré social victime de l'accident recouvre une indemnité forfaitaire à la charge du tiers responsable et au profit de l'organisme national d'assurance maladie. Le montant de cette indemnité est égal au tiers des sommes dont le remboursement a été obtenu, dans les limites d'un montant maximum de 910 euros et d'un montant minimum de 91 euros. A compter du 1er janvier 2007, les montants mentionnés au présent alinéa sont révisés chaque année, par arrêté des ministres chargés de la sécurité sociale et du budget. ". Aux termes de l'article 1er de l'arrêté du 18 décembre 2023 susvisé : " Les montants minimal et maximal de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale sont fixés respectivement à 118 € et 1 191 € au titre des remboursements effectués au cours de l'année 2024. ".
16. En l'espèce, il y a lieu de condamner le centre hospitalier de Sarreguemines Robert Pax à verser à la caisse primaire d'assurance-maladie du Bas-Rhin la somme de 1 191 euros au titre de l'indemnité prévue par les dispositions précitées.
En ce qui concerne les dépens :
17. En l'absence de dépens, les conclusions présentées par la caisse primaire d'assurance-maladie du Bas-Rhin sur le fondement des dispositions de l'article R. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent en tout état de cause qu'être rejetées.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
18. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du centre hospitalier de Sarreguemines Robert Pax la somme globale de 1 500 euros au titre des frais exposés par les consorts D et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Le centre hospitalier de Sarreguemines Robert Pax est condamné à verser aux consorts D, en leur qualité d'ayants-droit, la somme globale de 10 950 (dix mille neuf cent cinquante) euros.
Article 2 : Le centre hospitalier de Sarreguemines Robert Pax est condamné à verser à la caisse primaire d'assurance-maladie du Bas-Rhin la somme de 98 230,79 euros (quatre-vingt-dix-huit mille deux cent trente euros et soixante-dix-neuf centimes) avec intérêts au taux légal à compter du 21 décembre 2022 et la somme de 1 191 (mille cent quatre-vingt-onze) euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion.
Article 3 : Le centre hospitalier de Sarreguemines Robert Pax versera la somme de 1 500 (mille cinq cents) euros aux consorts D au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme F D, à M. G D, à M. A D, à M. B D, au centre hospitalier de Sarreguemines Robert Pax, à Relyens Mutual Insurance et à la caisse primaire d'assurance maladie du Bas-Rhin.
Délibéré après l'audience du 25 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Carrier, président,
M. Gros, premier conseiller,
Mme Klipfel, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 juillet 2024.
Le président-rapporteur,
C. CARRIER
L'assesseur le plus ancien,
T. GROS
Le greffier,
P. HAAG
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026