jeudi 14 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2207045 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Juge Unique |
| Avocat requérant | DESCHILDRE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 25 octobre 2022, Mme A, représentée par Me Deschildre, demande au Tribunal :
- De condamner solidairement la caisse d'allocations familiales du Haut Rhin et la mutualité sociale agricole Alsace à lui verser la somme de 1 488 euros au titre du prétendu indu émis par la caisse ;
- De condamner solidairement la caisse d'allocations familiales du Haut Rhin et la mutualité sociale agricole Alsace à lui verser la somme de 1 000 euros au titre du préjudice moral qu'elle aurait subi ;
- De mettre à la charge de la caisse d'allocations familiales du Haut Rhin et de la mutualité sociale agricole Alsace la somme de 2 000 euros à lui verser au titre de l'article L 761-1 du code de justice administrative.
Mme A soutient que la caisse d'allocations familiales du Haut-Rhin et la mutualité sociale agricole d'alsace ont commis une erreur d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 9 mars 2023, la caisse d'allocations familiales du Haut-Rhin conclut au rejet de la requête, à titre principal, pour irrecevabilité, et, à titre subsidiaire, comme étant non fondée.
Par un mémoire en défense enregistré le 19 septembre 2023, la mutualité sociale agricole Alsace conclut au rejet de la requête comme non fondée.
Vu le jugement du 18 mars 2021 par lequel le pôle social du tribunal judiciaire de Mulhouse se déclare incompétent pour statuer sur le litige relatif à l'indu d'aide au logement.
Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de la construction et de l'habitat ;
- le code de justice administrative.
Mme A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 16 janvier 2023.
Le président du tribunal a désigné M. Simon en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Simon a été entendu au cours de l'audience publique.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. La caisse d'allocations familiales du Haut-Rhin a mis à la charge de Mme A un indu d'aide au logement de 1 488 euros pour la période d'avril à septembre 2017. La requérante a saisi le pôle social du tribunal judiciaire de Mulhouse, pour demander, entre autres, de condamner la mutualité sociale agricole Alsace et la caisse d'allocations familiales du Haut Rhin de lui verser la somme de 1 488 au titre de l'aide au logement. Par jugement du 18 mars 2021, le pôle social du tribunal judiciaire de Mulhouse s'est déclaré incompétent pour statuer sur ce point. Par la présente requête Mme A demande la condamnation de la mutualité sociale agricole Alsace et la caisse d'allocations familiales du Haut Rhin à lui verser la somme de 1 488 euros au titre de l'aide sociale.
2. Aux termes de l'article R.421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. "
3. Il résulte de l'instruction que le jugement du 18 mars 2021 du pôle social du tribunal judiciaire de Mulhouse a été notifié à Mme A le 2 avril 2021. La requérante disposait de deux mois pour saisir le tribunal de céans soit jusqu'au 2 juin 2021. Si la requérante a demandé l'aide juridictionnelle le 22 juillet 2022 soit en dehors du délai de recours contentieux, cette demande n'a pu avoir pour effet de prolonger le délai de recours contentieux. En conséquence la présente requête, qui a été enregistrée au greffe du tribunal le 25 octobre 2022, soit en dehors du délai de recours, est tardive et, par suite, irrecevable.
4. Il résulte de tout ce qui précède que la requête doit être rejetée y compris, par voie de conséquence, les conclusions au titre de l'article L 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1. La requête de Mme A est rejetée.
Article 2. Le présent jugement sera notifié à Mme B A, à la Caisse d'allocations familiales du Haut-Rhin et à la Mutualité sociale agricole d'Alsace.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 décembre 2023.
Le magistrat désigné,
H. SIMONLa greffière,
F. DOGUI
La République mande et ordonne au Ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE
STRASBOURG
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026