mercredi 16 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2207140 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | PAWLAS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés le 27 octobre et 8 novembre 2022, l'Aéroport de Bâle-Mulhouse " Euroairport Basel Mulhouse Freibourg ", représenté par la Selas MetA, avocats, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, l'expulsion sans délai de M. B F C et toutes autres personnes avec lui qui occupent sans droit ni titre une dépendance du domaine public constituée du parking à proximité de la résidence Guillaumet sur le ban de la commune de Saint-Louis (68300), d'autoriser le recours à la force publique et d'autoriser l'évacuation de tous les biens meubles aux frais et risques des intéressés, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de M. B F C et autres occupants une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
L'Aéroport de Bâle-Mulhouse soutient que :
- l'équipement concerné relève du domaine public ;
- les occupants sont sans droit ni titre ; qu'aucune contestation ne pourra être sérieusement élevée.
- les conditions de sécurité ne sont pas assurées ce qui doit conduire à reconnaître une urgence.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 7 novembre 2022, M. B F C, représenté par M. D, conclut au rejet de la requête, subsidiairement à ce qu'un délai soit accordé aux personnes visées pour évacuer les lieux et à ce qu'il soit mise à la charge de l'Aéroport de Bâle-Mulhouse " Euroairport Basel Mulhouse Freibourg " une somme de 1 000 euros à lui verser au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la requête ne désigne pas effectivement les personnes concernées par la mesure d'expulsion et qu'elle est irrecevable ;
- le préfet a déjà pris une mesure d'expulsion ;
- l'occupation des lieux est à mettre en lien avec l'insuffisance des espaces dédiés aux gens du voyage ;
- l'urgence n'est pas effectivement établie.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique du 8 novembre 2022 tenue en présence de Mme Trinité, greffière d'audience, M. E a lu son rapport et entendu Me Hassan, avocat de l'Aéroport de Bâle-Mulhouse.
M. C et les occupants sans droit ni titre n'étaient ni présents ni représentés.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ". Le juge des référés tient de ces dispositions le pouvoir, en cas d'urgence et d'utilité, d'ordonner l'expulsion des occupants sans titre du domaine public.
2. Il résulte de l'instruction que par un arrêté en date du 28 octobre 2022, le préfet du Haut-Rhin a ordonné l'expulsion des occupants sans droit ni titre installés sur la dépendance de l'Aéroport de Bâle-Mulhouse, en précisant qu'à défaut d'exécution volontaire il serait fait usage de la force. Cet arrêt qui a les mêmes effets que la mesure sollicitée du juge des référés, et qui a été pris postérieurement à l'introduction de la requête, prive celle-ci de son objet. Il n'y a dès lors plus lieu d'y statuer.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
3. Ces dispositions font obstacle aux conclusions de l'Aéroport de Bâle-Mulhouse dirigées contre M. C et autres, qui ne sont pas, dans la présente instance de référé, la partie perdante. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de laisser à la charge de M. C les frais qu'il a exposés, non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fins d'expulsion présentées pour l'Aéroport de Bâle-Mulhouse " Euroairport Basel Mulhouse Freibourg ".
Article 2 : Les conclusions de l'Aéroport de Bâle-Mulhouse " Euroairport Basel Mulhouse Freibourg " et de M. C tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à l'Aéroport de Bâle-Mulhouse " Euroairport Basel Mulhouse Freibourg ", à M. B F C et à tous occupants sans droit ni titre du parking de l'Aéroport de Bâle-Mulhouse.
Fait à Strasbourg, le 16 novembre 2022.
Le juge des référés,
X. E
La République mande et ordonne au préfet du Haut-Rhin en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
G. Trinité
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026